Ouvrir un espace d'information et de veille stratégique en Afrique sur les télécommunications et les TICs. Promouvoir les échanges entre les acteurs qui s’intéressent à la convergence, le droit, l’économie, la veille concurrentielle, les réseaux, la stratégie des opérateurs et l'intelligence économique en télécommunications et TIC. Echanger et s'informer pour suivre l'évolution des communications électroniques qui sans cesse subissent la vitesse du changement.

31 octobre 2006


Le Fonds de solidarité numérique : un abcès de la gouvernance mondiale en gestation http://www.csdptt.org/article421.html

Promu notamment par le très libéral président sénégalais Wade, le Fonds de solidarité numérique (FSN) reconnaît l’existence d’un déficit considérable et nocif d’accès au biens publics liés aux TIC (Technologies de l’information et de la communication). Pour combler ce “ fossé numérique ”, il faudra de l’argent, d’où la suggestion de créer un fonds dédié, dans le cadre d’un nouvel organisme péri-onusien, le FSN. Mais le primat actuel du credo néolibéral, jusque dans les débats et travaux de l’UIT, conduit à esquiver les besoins de financement public en rêvant d’un improbable mécénat, et à organiser un nouveau démembrement du dispositif de l’ONU, déjà paralysée par son manque de stratégie et d’unité d’action. Autrement dit, le FSN ressemble à un alibi destiné à reporter dans une décennie le constat que le fossé numérique est devenu, pour une partie de l’humanité, quasi-infranchissable.
Le Fonds de solidarité numérique : un abcès de la gouvernance mondiale en gestation
Djilali Benamrane [
1]
La pertinence et l’extrême urgence de traiter de la problématique des enjeux du fossé numérique ne peuvent faire l’objet de contestation, notamment au regard du contexte de la globalisation et des besoins colossaux de financement que cela soulève, dans une vision d’un projet de construction d’une société de solidarité, de paix et de progrès. Qui plus est, l’analyse intervient dans une perspective de combat sans merci, que se livrent les tenants de la domination sans partage du marché et ceux qui se situent dans une perspective de globalisation pouvant se concevoir, se mettre en œuvre et s’épanouir dans une démarche de valorisation des biens publics à l’échelle mondiale. Dans pareille approche, ces biens deviendraient objets privilégiés de la coopération internationale, instruments incontournables de planification globale et de recherche des meilleures conditions de gestion des ressources au regard des besoins à satisfaire.
Une telle démarche permet de faire ressortir un autre aspect aussi déterminant de la globalisation : la gouvernance mondiale en devenir et qui devrait être mieux assurée par des mécanismes de régulation et de sanction, confiés à un système mondial profondément reformé. C’est cette gouvernance mondiale qui donnera la vision du projet social à construire et les repères pour indiquer les meilleurs moyens et voies d’y aboutir, aux moindres coûts et dans les meilleurs délais, tout en demeurant attentive aux impératifs de sauvegarde et de consolidation des principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Le dernier sommet mondial en date, organisé par la communauté internationale, a commencé à traiter, à Genève en fin 2003, des thématiques de la société de l’information et qu’il continuera à poursuivre ses réflexions et propositions à Tunis en 2005 et au-delà. Ce sommet mondial confirmerait, s’il en était besoin, l’échec indiscutable d’un demi-siècle de politiques mondiales de coopération pour le développement et la faillite conséquente du système onusien et de ses agences spécialisées, mises en place pour cela.
L’un des deux thèmes retenus pour la seconde phase du sommet est consacré aux lancinants problèmes du financement, à la préoccupation de mobilisation conséquente et d’allocation rationnelle des ressources, pour répondre à un objectif de traitement du fossé numérique qui existe en matière d’information et de communication [
2]. Ce fossé ne cesse de s’approfondir entre le Nord et le Sud, entre les pays riches et les pays pauvres. Cela devrait impliquer, d’une part, une évaluation en profondeur des mécanismes de coopération et de financement existants, qui ont montré leur limite à contribuer au rééquilibrage de la dynamique du développement mondial, et, d’autre part, donner lieu à des propositions de mécanismes nouveaux pour pallier les insuffisances criantes du modèle existant. La problématique de la mise en place et du bon fonctionnement d’une ou de plusieurs sources de financement des activités capables de réduire le fossé, tel un (ou plusieurs) Fonds de solidarité numérique (FSN), procède de ce contexte.
Les années 1990 resteront marquées par l’essor sans précédent des technologies du numérique et de la miniaturisation qui ont affecté l’ensemble des segments des relations politiques, économiques, sociales et culturelles. Cette révolution est intervenue dans un contexte mondial d’apaisement spectaculaire du conflit Est-Ouest et d’aggravation lancinante et insidieuse des conflits larvés Nord-Sud. Un des résultats inattendus des progrès des technologies de l’information et de la communication, et dont on n’a pas encore évalué l’impact, c’est l’inacceptabilité totale et absolue de l’injustice qui prévaut et qui ne cesse de s’amplifier. Une injustice impossible à cacher, celle qui sépare les standards de vie des populations riches et pauvres. Les échecs des sommets mondiaux plaidant, depuis l’ère de la décolonisation, la mise en œuvre de politiques d’aide publique au développement et de coopération internationale à même de rapprocher les niveaux et les rythmes de développement, se répètent. Ils sont devenus, du fait de l’émergence du fossé numérique, des facteurs de conscientisation, de contestation, de résistance, voire de protestation explosive des populations éprouvées et confinées dans leur désespérance.
Quelques chiffres sur la fracture numérique
Ces informations sont extraites d’un article d’Issa Niang titré “ Télécommunications : les pays africains cliquent sur le fichier du fossé numérique ”, paru dans le quotidien sénégalais Wal Fadjri du 13 avril 2005 [
3] :
“ En Afrique, il n’y a que 25 téléphones pour 1 000 habitants, contre 673 aux États-Unis. Alors que l’Afrique compte 9,7 % de la population mondiale, les internautes africains ne représentent que 1,1 % sur le web. 97 % des sites Internet se créent dans les pays développés, l’Afrique ne générant que 0,4 % du contenu de la toile. De même, l’Afrique ne dispose que de trois serveurs Internet pour dix mille habitants, tandis que l’Asie en possède 37, l’Océanie 995, les Amériques 1 440 et l’Europe 2 293. ”
I. Le contexte de l’émergence du Fonds de solidarité numérique (FSN)
Inauguré officiellement en mars 2005, à Genève qui abrite son siège, la pertinence du FSN, ce mécanisme à composante tripartite - gouvernements, opérateurs privés et société civile - et à vocation mondiale, dépendra dans une large mesure de son positionnement dans le cadre de l’architecture de la gouvernance mondiale en gestation pour gérer le processus de globalisation. Dans sa mission de rationalisation, voire d’imposition des idées dominantes de l’heure, promues par la pensée unique triomphante, l’ONU, en compensation à ses insuffisances reconnues, essaie d’occuper l’espace en mettant par exemple en place, dans le cadre du processus du SMSI, un Groupe de travail sur les mécanismes de financement [
4] (GTMF). Ce groupe de travail a contribué à légitimer la création du FSN et à lever les réticences américaines et européennes, tout en veillant à l’encadrement des analyses, réflexions et propositions, dans le sens de la consolidation du système prévalant qui a pourtant largement prouvé son inefficacité dans le traitement du financement du développement mondial. Cela est largement illustré par le ou plutôt les fossés Nord-Sud qui ne cessent de se multiplier et de se creuser dans tous les domaines d’activité, malgré les multiples engagements et promesses faites par la communauté internationale pour réduire les écarts grandissants dans les rythmes de développement entre un Nord riche, méprisant, opulent et dominant et un Sud pauvre, méprisé, dominé et sans espoir [5] .
Récemment, comme pour relativiser les difficultés rencontrées dans la promotion de ce concept de Fonds de solidarité numérique, plusieurs initiatives sont apparues tendant à en modifier la nature, l’importance et/ou les modalités de mise en place et de fonctionnement. L’une de ces initiatives, sans doute la plus significative, fut celle entreprise par les maires de grandes cités, telles les villes de Lyon et de Genève, rejointes par d’autres grandes villes et capitales comme Turin, Lille ou Dakar [
6], voire par des pays comme la France, le Sénégal, l’Algérie, le Maroc ou le Nigeria et autres partenaires. Elle a donné naissance à l’idée d’un Fonds porté au plan institutionnel par une Fondation de droit suisse, reconnue d’utilité publique, localisée à Genève, administrée par des Suisses, comme pour se prémunir de la malédiction de la mauvaise gouvernance et autres pratiques de dilapidation et de détournement de fonds qui affecteraient le seul continent africain. Africains et non Africains participeraient indirectement à la gestion du Fonds, via des collèges des parties prenantes au partenariat entre gouvernements, secteur privé et société civile, cette dernière entité incluant les collectivités locales et autres pouvoirs locaux.
Des initiatives de solidarité numérique, qu’elles proviennent de collectivités locales, de pouvoirs locaux, d’entreprises multinationales, d’ONG et autres associations ou individus, toutes utiles qu’elles soient, ne peuvent constituer que des appuis mineurs au regard des ambitions affichées par un Fonds de solidarité numérique digne de ce nom, un mécanisme à rayonnement mondial et à vocation universelle [
7] , capable de résoudre la fracture numérique. Cela devrait s’inscrire dans une dynamique de développement global, subordonnant les TIC aux logiques d’interactivité intersectorielle, prise en compte au plan local, national, régional et mondial.
D’autres initiatives, non moins pertinentes au plan des principes, se développent. Celle par exemple qui tente de promouvoir une institution onusienne ou quasi onusienne, à compétence mondiale, pour le financement des besoins du secteur des TIC, sur la base d’un concept à la mode, le multipartenariat, dans l’esprit du Pacte du Partenariat public privé (PPP) qui devrait présider aux nouvelles formes de gestion de l’économie mondiale au service des lois du marché. Les défenseurs du développement communautaire, ceux qui plaident pour l’appui aux micro-réalisations, ceux qui plaident pour des financements prioritaires en faveur de l’accès aux TIC des femmes, des handicapés, des jeunes et des moins jeunes, ne sont pas absents des débats et proposent des formules de micro-crédits pour promouvoir des opérateurs des TIC dans des zones de grande pauvreté ou en faveur de telle ou telle catégorie sociale discriminée. Il est difficile de voir clair dans pareil foisonnement de plaidoyers fondés portant sur des besoins justifiés, sans mise en cohérence, ni mise en perspectives des interactions et des synergies. Une telle anarchie, conforme aux lois du marché et à la libre concurrence, y compris dans l’expression des besoins, est profitable aux opérateurs privés, véritables prédateurs qui n’hésitent pas à accumuler les profits sur le dos des pauvres. C’est là une des “forces” inexplorées des lois du marché que l’approche alternative des biens publics à l’échelle mondiale entend dénoncer.
II. Origine et pertinence du concept “ Fonds de solidarité numérique ” (FSN)
Le SMSI aurait dû offrir une opportunité historique pour rappeler les dysfonctionnements graves de la société et de l’économie mondiales. Malgré les engagements répétés de la communauté internationale, l’écart dans les niveaux et les rythmes de croissance et de développement ne cesse de s’approfondir, le fossé numérique n’en étant qu’une manifestation criante parmi d’autres.
Au sein des populations qui souffrent de ces fossés, des voix se sont prononcées, celles notamment de certains leaders africains parmi les plus actifs, pour la promotion du NEPAD [
8] en général et des secteurs d’activités des technologies de l’information et de la communication en particulier. Ces voix ont dénoncé l’incurie des mécanismes internationaux de financement et un soi disant parti pris pour l’aide publique au développement (APD), soulignant l’incompatibilité d’une telle approche avec les options libérales en vogue de par le monde [9]. Ces voix prônent la mise en place de mécanismes nouveaux, fondés sur des partenariats décentralisés, sur le volontariat et l’anonymat des donateurs, sollicités lors d’opérations commerciales comme l’achat d’un micro-ordinateur ou d’un logiciel, voire des consommateurs piégés lors d’opérations vitales ou courantes comme l’accès à des communications téléphoniques ou à Internet.
D’autre part, les initiateurs du FSN croient innover lorsqu’ils prétendent rompre avec les démarches et la légitimité de l’APD ainsi que de la coopération internationale interétatique pour s’inscrire dans une logique de mobilisation de ressources, décentralisée, privatisée et marchandisée. Ce faisant, ils discréditent les arguments de ceux qui entendent s’attaquer aux entreprises, sociétés et individus riches qui auraient pu être taxés lors d’opérations financières, comme maintes fois recommandé sans succès par l’initiative Tobin, ou plus récemment suggéré lors du Forum de Davos en Suisse, fin janvier 2005, par le Président français Chirac ou celui du Brésil Lula Da Silva. Ces derniers ont plaidé pour la taxation du transport aérien ou de la vente des armes pour alimenter les besoins de financement d’un véritable programme de lutte contre la pauvreté en général ou de la pandémie du sida en particulier.
En vérité, l’initiative de promotion du FSN a un premier inconvénient majeur, celui d’ajouter à la confusion propice aux prédateurs, principaux bénéficiaires des règles du marché. La fracture numérique est reconnue et l’idée de s’en occuper est partagée, mais tout est fait pour éviter d’avoir une vision globale des besoins et d’en cerner les priorités, les échéances et les impératifs de financement. Nulle part, il n’est fait une distinction sur la hiérarchisation des activités à mener, ni de ce qui relève des investissements lourds d’infrastructures de base, des dépenses d’équipements, de matériels, de formation ou de création d’un environnement porteur. Laisser le soin au marché d’organiser la cohérence de l’ensemble, c’est organiser la jungle et la convoitise des opérateurs privés, c’est ouvrir la voie au gaspillage et à l’anarchie, que les règles du marché ne peuvent à elle seules contrôler et corriger.
Le second inconvénient découlant de cette pratique consiste à focaliser l’attention et les débats sur des institutions et mécanismes nouveaux dans un environnement incertain, d’interrogations sur le devenir des institutions onusiennes. Il est encore loin le consensus sur les impératifs de réforme de la composition et du mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU. Quid de la légitimité des dizaines d’agences onusiennes dont les attributions se télescopent ? Certaines, pour ne pas dire la plupart, perdent au fil du temps des pans entiers de leurs mandats d’instrument de coopération internationale et, pour subsister, affichent une soumission aux orientations et injonctions de privatisation, de libéralisation et de domination du marché.
Enfin, comment justifier auprès des donateurs, des bailleurs de fonds et de leurs populations attentives à la bonne utilisation des ressources disponibles, que de prestigieux leaders africains se mobilisent personnellement et avec tant de zèle [
10] pour s’investir dans la collecte des fonds dont ils ne sont même pas sûrs de contrôler le bon usage, alors qu’ils marquent un intérêt tout relatif lorsqu’il s’agit de phénomènes aussi importants que l’insuffisance criarde de l’aide publique au développement, l’application des technologies adaptées, la reforme de l’ICANN [11] ou le soutien aux logiciels libres ?
Plus simple et plus pratique encore, si l’accès à l’information et à la communication était devenu une préoccupation majeure des leaders animateurs de la promotion du FSN, pourquoi ne pas décider d’allouer un pourcentage significatif des apports du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ou des Fonds de l’association pour le développement international, du groupe de la Banque mondiale (AID/BM) à ce secteur d’activité, aussi bien en ce qui concerne les procédures d’allocations par pays que dans le cadre de programmes régionaux et globaux financés par ces fonds ? N’aurait-il pas été plus indiqué de négocier collectivement avec les principaux bailleurs de fonds, pour convenir d’allouer à ce secteur d’activité présenté comme prioritaire, les ressources collectées soit dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE), soit dans celui de l’effacement de la dette contractée par les pays en développement ?
Enfin, pour rendre plus simple toute cette problématique du financement, pourquoi ne pas proposer l’affectation dans la transparence et sous le contrôle de la communauté internationale, de tout ou partie de l’aide publique au développement au Fond mondial de lutte contre la pauvreté et non aux fonds de l’AID/BM, lequel Fonds mondial répartirait plus objectivement et avec plus de transparence et d’équité, les ressources en fonction de la nature des fossés affectant les dynamiques de développement et des priorités dans leur prise en compte ?
Le Rapport du TFFM [
12], censé répondre à ces interrogations, les a à peine effleurées. Il ne contient aucun bilan sérieux des nombreux mécanismes existants, pas même une liste exhaustive ! Aucune proposition d’intégration et ou de rationalisation de ces mécanismes à fonctionnement douteux ! Seule une référence d’appui du bout des lèvres au Fonds de solidarité numérique si controversé. Incompétence, complaisance ou diplomatie, le rapport aura été quand même salué lors du Prepcom II, à l’exception du Groupe de travail de la société civile sur les mécanismes de financement qui l’a rejeté en bloc dans une Déclaration en dix points [13].
III. Les objectifs du FSN
Dans sa conception originelle, le FSN devait avoir pour objectif l’accès universel, généralisé et effectif, individuel, familial ou collectif, aux technologies de l’information et de la communication. Sa concordance avec les principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sa vocation mondiale, tout comme son appui à une démarche favorable aux biens publics à l’échelle mondiale, devaient lui assurer une large adhésion. Il était supposé s’intéresser au devenir de la société mondiale, une société nouvelle dans laquelle le citoyen du monde, quel que soit son lieu de résidence, son niveau de revenu ou d’éducation, ses qualifications professionnelles, son sexe ou son âge, pourra disposer de toutes les facilités qu’offrent les TIC, dans quelque domaine d’application que ce soit. Cela aurait dû garantir en outre les libertés fondamentales et faciliter l’exercice des droits démocratiques, dans le souci de satisfaire des besoins essentiels et de concourir à l’épanouissement économique, social et culturel des populations.
Le niveau d’homogénéité recherché quant aux normes de satisfaction serait identifié, évalué et suivi par des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, capables de repérer les dysfonctionnements et d’en proposer des correctifs.
Cela aurait dû impliquer de situer fermement la démarche dans une préoccupation prioritaire de trouver des solutions au retard pris par les pays pauvres et de répondre aux besoins de leurs populations dans les meilleures conditions possibles, sans a priori idéologique, fut-il celui du libéralisme dominant. Pour ce faire, les ressources à mobiliser auraient dû être évaluées, au regard des technologies les plus appropriées et les plus adaptées aux capacités et compétences disponibles dans les pays bénéficiaires. Les ressources devraient être aussi sécurisées pour assurer une prévisibilité maximale. Leurs conditions d’allocation auraient dû être garanties sur une période convenue, elles auraient dû être décidées dans la concertation et dans la transparence, dans le cadre de stratégies globales, régionales et nationales.
Cela aurait dû être fait à l’aide de mécanismes sous contrôle de la représentation des pays et des populations bénéficiaires, avec de préférence des sièges, antennes et représentations, situés dans ces pays et non dans les capitales des pays donateurs ou abritant les intérêts des opérateurs internationaux intéressés par les programmes et projets de conseils, de mise en œuvre, d’évaluation et de suivi.
Les modalités d’administration et de gestion d’un tel mécanisme auraient dû pallier les insuffisances reprochées aux pratiques de fonctionnement du système onusien décrié pour sa bureaucratie, ses surcoûts et sa dépendance à l’égard des pays riches donateurs et des institutions intergouvernementales et entreprises multinationales qui en émanent.
À l’origine, pour leurs promoteurs, les initiatives de création de mécanismes de mobilisation des ressources ont visé à répondre aux impératifs de soigner la fracture numérique qui existe et qui s’aggrave. Les propositions d’allocation des ressources à mobiliser (60 % en faveur des PMA, 30 % en faveur des PVD et 10 % des pays développés), laissent supposer une préférence judicieuse pour le continent africain qui renferme la majorité des PMA. Des engagements de forme ont été pris pour tenter de réduire au strict minimum les coûts de fonctionnement : moins de 6 % des fonds mobilisés. Restait à savoir comment ces coûts seraient calculés en tenant compte des nombreuses pratiques des partenaires donateurs, bilatéraux et multilatéraux bien intentionnés, qui prélèvent sur leurs dons et prêts concessionnels des marges exorbitantes pour des frais d’accompagnement, d’études, d’évaluation et de suivi.
Le FSN est opérationnel, c’est un micro fonds destiné à financer des micro réalisations de préférence exécutées par les opérateurs privés, même s’il disposera de structures de fonctionnement, y compris des représentations régionales.
IV. Les modalités possibles de fonctionnement du FSN
Dans l’absolu, le Fonds de solidarité numérique mis en place aurait dû avoir, pour mériter le label “mondial” dont il se prévaut, le statut d’une institution internationale pour que son personnel puisse jouir, sinon des hauts salaires et autres avantages, au moins des facilités conférées par ce type de statut [
14]. Il aurait dû se défaire de tout carcan suisse et de toute tutelle africaine trop affichée, même si elle était légitime.
Le concept de solidarité numérique qui sous-tend la mise en place de ce Fonds n’a nul besoin de suivre une approche à la mode dans les développements récents de l’idéologie libérale. Cette idéologie triomphante est marquée par des tendances lourdes à vouloir substituer les effets bénéfiques du marché et des initiatives privées, spontanées ou suscitées, en lieu et place de l’aide publique au développement et aux engagements et interventions des États, pourtant plus transparents, plus vérifiables et le cas échéant plus facilement dénonçables.
Au regard des objectifs de mobilisation des fonds, les promoteurs du FSN ont décidé qu’il fonctionnerait selon la modalité du volontariat pour ce qui concerne l’évaluation des ressources nécessaires pour son propre fonctionnement (personnel, locaux, etc.) comme pour ses interventions en micro-programmes et projets visant à contribuer au comblement du fossé numérique. Le volontariat se ferait sur la base de collectes, vraisemblablement coûteuses et complexes, de contributions directement liées à la commercialisation de biens et de services dans le secteur des TIC (concepteurs, fabricants ou distributeurs d’équipements, de matériels et de services, opérateurs publics, privés ou associatifs, autres contributeurs). Ces prélèvements devraient se faire de préférence au niveau des consommateurs de ces biens et services pour leur donner un caractère indolore !
Reste à répondre à une question fondamentale quant aux menaces réelles d’effondrement de l’initiative lorsque, après plusieurs années d’efforts pour une mise en place laborieuse de l’ensemble, on se rendra compte qu’il aura fallu des années sinon des décennies de fonctionnement FSN avant de pouvoir mobiliser le dixième ou le centième des besoins requis. Qui assumera a posteriori l’erreur fatale, et qui compensera les pertes d’opportunité découlant de ces mauvais choix stratégiques ?
Conclusion
Le Fonds de solidarité numérique risque de ne constituer qu’un palliatif inefficace et inopérant pour prétendre participer utilement au comblement du fossé numérique et, au-delà, à la réduction de l’état de sous développement, d’arriération, de misère et de désespoir qui prévaut dans le monde d’aujourd’hui et que les TIC exaspèrent. Le FSN procède de ces pratiques détestables qui consistent à préférer des innovations institutionnelles et procédurales plutôt que d’examiner des possibilités parfois moins coûteuses et plus efficaces de réformes, fondées sur des politiques systématiques d’évaluation, de suivi et d’actions correctives. En ce domaine, le choix inconsidéré pour les nouveautés se retrouve aussi et avec les mêmes inconvénients dans la préférence pour les technologies de pointe, plus coûteuses et plus difficilement maîtrisables dans le contexte africain que l’option pour des technologies appropriées, adaptées aux caractéristiques des populations à satisfaire.
En la circonstance, la course effrénée pour tout ce qui est nouveau permet aux bailleurs de fonds et aux multinationales assoiffées de profits de ne jamais devoir se justifier des mauvais conseils d’experts royalement rémunérés, ni d’identifier les origines et les effets des implantations d’“ éléphants blancs ” qui plombent tous efforts réels ou autonomes de développement. Il est pour le moins bizarre que cette appellation ait connu ses heures de gloire et ait été utilisée comme une arme redoutable lorsqu’elle servait d’instrument idéologique de repérage, d’identification, d’amplification et de condamnation du moindre dysfonctionnement dans les pratiques de coopération Est-Sud. Aujourd’hui, avec la fin du conflit Est-Ouest et dans cette phase de règne de la domination sans partage du marché, les “ éléphants blancs ” qui sont générés par le monde des affaires sont devenus des mammouths fréquentables, des colombes protégées qui engloutissent dans leur envolée des milliards de dollars au plus grand profit de certains [
15].
Le chemin sera long et difficile et les efforts seront immenses pour conscientiser les mentalités des populations et les éclairer sur les enjeux, afin qu’elles puissent quitter la désespérance et s’investir dans l’espérance pour mener le combat jusqu’à la victoire. Dans un contexte d’instabilité liée à la construction d’un monde global sans vision concertée ni repères de bonne gouvernance mondiale ni institutions mondiales qualifiées, les biens publics à l’échelle mondiale ne s’affirmeront et ne progresseront que s’il y a une demande des populations capables d’exprimer le besoin, d’en imposer la légitimité et d’en exiger la satisfaction effective et universelle, à des conditions qui leur soient supportables. Cela peut aller de la gratuité totale d’accès au paiement subventionné - l’application de la règle d’or du marché, la confrontation de l’offre rentable et profitable et de la demande solvable, ne pouvant s’appliquer dans un tel contexte.
[
1] Djilali Benamrane est spécialiste de l’économie du développement. Il a eu une longue expérience dans les domaines de l’enseignement universitaire et de la recherche. Praticien du développement, il a exercé sur le terrain dans plusieurs pays africains en qualité d’économiste au service du système onusien. Il est aujourd’hui actif dans les luttes menées dans le monde associatif au sein de la société civile, participe aux travaux du SMSI et anime la réflexion sur la communication au sein de l’association Biens publics à l’échelle mondiale.
[
2] Le premier thème concerne la gouvernance de l’Internet qui donne lieu à des différences notables dans les positions entre les Gouvernements des pays du Nord et ceux du Sud et entre les différentes composantes du multipartenariat - gouvernements, Organisations intergouvernementales (OIG), secteur privé et société civile.
[
3] L’intégralité de l’article est disponible à http://www.walf.sn/economique/suite.php ?rub=3&id_art=18516
[
4] Plus connu sous son acronyme anglais UN-TFFM, officialisé fin septembre 2004, placé sous la direction du PNUD et incluant, parmi la vingtaine de ses membres désignés, un ou deux membres cooptés, représentatifs semble-t-il de la société civile. Cette dernière n’a pourtant pas eu à s’impliquer d’une façon ou d’une autre dans les mécanismes de désignation, alors qu’elle était sensée disposer d’un groupe ad hoc sur ce sujet, déjà opérationnel à ce moment : cf. http: //www.wsis-finance.org. Le TFFM a rendu rapport au Prepcom II, un document sans imagination, sans ambition ni proposition à la mesure des attentes.
[
5] Pour ne citer que les derniers engagements de la communauté internationale en la matière : le Sommet mondial du Millénaire (New York 2000) ou le Sommet mondial de Monterrey sur le Financement du développement. Les pays riches réitèrent en toutes circonstances leur disponibilité à respecter leurs engagements des années 1960 d’allouer 0,7 % de leur PNB à l’aide publique au développement. Engagements jamais tenus !
[
6] Le rapport de la réunion de décembre 2004 du TFFM, dans une entreprise de minimisation de l’initiative du FSN, considère injustement que le concept du FSN est le fait du Sommet des villes, tenu à Lyon en décembre 2003, en prélude à la phase 1 du SMSI de Genève - décembre 2003. En réalité, beaucoup d’observateurs considèrent que l’initiative était portée bien au paravent par le Président Wade du Sénégal, lequel en avait fait la promotion, notamment lors de la Prepcom II de la phase I du SMSI, à Genève en février 2003.
[
7] Cette vision planétaire d’un tel mécanisme de mobilisation des ressources pour financer le comblement du fossé numérique semble prévaloir comme l’attestent les discussions et recommandations du Prepcom II (Genève, février 2005).
[
8] New partnership for Africa’s development.
[
9] Pourtant, ces voix sont parmi les premières à solliciter toutes les sources de financement existantes pour tirer le plus grand avantage pour leurs pays respectifs.
[
10] De tous les Présidents africains, c’est celui du Sénégal qui s’est le plus investi dans l’initiative, il est vrai qu’il est un fervent partisan du NEPAD où il est en charge des TIC.
[
11] The Internet corporation for assigned names and numbers (ICANN).
[
12] Task force on financial mechanisms (TFFM).
[
13] Ce rapport est disponible sur le site web http: //www.wsis-finance.org
[
14] Le FSN mondial dont il est question ici est un concept diffèrent du FSN mis en place en mars dernier, qui a une portée beaucoup plus limitée et qui fonctionnera selon un statut de droit suisse. Ceux qui espèrent qu’un tel fonds de solidarité des villes et des individus pourrait répondre aux besoins de financement du fossé numérique mésestiment la nature et l’ampleur de ces besoins dans les pays retardataires.
[
15] Au Prepcom-2 de Genève - février 2005 - J.L.Fullsack a rappelé dans sa déclaration en séance plénière, le cas de “ WorldCom, véritable effigie néolibérale devenu premier opérateur mondial en capitalisation boursière et grand prédateur des opérateurs de télécommunications et qui a causé la plus grande faillite de l’histoire des USA et le plus grand détournement financier jamais enregistré, plus de 11 milliards de dollars ”. Il a cité aussi le cas d’Africa ONE, un projet de 2 milliards de dollars mis en place dans le cadre d’un partenariat AT&T - UIT - opérateurs privés et États africains, qui a complètement échoué, engloutissant des dizaines de

28 octobre 2006

Les opérateurs de téléphonie mobile en Afrique doivent envisager de partager les émetteurs pour réduire les coûts, a suggéré un membre de l'industrie. Le partage des émetteurs et même des mâts permettrait de réduire les coûts pour les opérateurs et leurs clients, a déclaré Marten Pieters, directeur général de Celtel International BV., cité par le journal local The Post.
M. Pieters réagissait aux commentaires de certains analystes estimant que le boom observé actuellement dans le secteur des téléphones mobiles en Afrique pourrait ralentir après trois ans. L'Afrique est l'un des marchés du téléphone mobile enregistrant la plus forte croissance et les opérateurs attendent une augmentation de 40% du nombre d'abonnés cette année. Mais les analystes estiment que cela devrait ralentir de 4 à 5% en 2011.
Dans ce cas, les analystes craignent que les zones rurales et faibles sur le plan économique soient laissées sur la touche. Pour atteindre ces régions (pauvres), nous devons changer de modèle", a déclaré M. Pieters, ajoutant que le partage des coûts s'impose pour les opérateurs qui cherchent à s'implanter dans ces régions où le retour sur investissements est faible. Celtel International B.V est une entreprise néerlandaise pour les opérations GSM dans 13 pays africains. Celtel International a développé la marque locale Celtel en Afrique où elle compte environ 4 millions d'abonnés.

27 octobre 2006




Téléphonie mobile : LA CEDEAO ORGANISE LA CONVERGENCE

http://www.essor.gov.ml/sem/cgi-bin/view_article.pl?id=13704


Les moyens de télécommunication jouant un rôle important dans la facilitation des échanges entre les pays, sont considérés comme un élément essentiel de l'intégration économique, sociale et culturelle à laquelle aspirent nos pays
C'est pour faciliter la communication entre ses pays membres que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a décidé de mettre en place un système de roaming GSM (ce système qui vous permet d'appeler et d'être joint sur votre portable même quand vous êtes hors du pays).
La 3è réunion du groupe technique crée à cet effet se tient depuis hier à l'hôtel Nord-Sud. La cérémonie d'ouverture était présidée par Baba Konaté, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles technologies. Elle s'est déroulée en présence David Camara, le directeur des infrastructures et de l'industrie de la CEDEAO et du directeur du Comité de régulation des télécommunications, Modibo Camara.
Trois facteurs militent en faveur de l'installation d'un roaming GSM dans l'espace CEDEAO. Primo, il permettra une plus grande connectivité transfrontalière entre tous les états de la Communauté. Secundo, il favorisera une réglementation communautaire harmonieuse et une tarification préférentielle pour vulgariser l'utilisation du service roaming prépayé. Enfin, le service permettra une plus grande mobilité dans l'espace CEDEAO car lorsque l'opérateur de votre réseau de rattachement ne fournit pas de service dans le pays où vous voyagez, vous utiliserez le réseau de ce pays pour recevoir ou passer des appels. Pour ce service, l'opérateur du réseau hôte applique un tarif de gros à votre opérateur d'origine qui, à son tour applique un tarif de détail à ses abonnés pour l'utilisation de leur portable à l'étranger, a expliqué Koffi Raphaël, conseiller aux télécommunications de la CEDEAO.
Les participants à ce séminaire sont venus de plusieurs pays de la sous-région : Sénégal, Burkina Faso, Ghana, Sierra Leone, Guinée Biseau, Togo, Nigeria, Gambie.
Il existe deux catégories de Roaming : le postpayé et le prépayé. Selon les spécialistes, le premier est plus facile à gérer. L'abonné souscrit à un abonnement pour l'usage du service. La clientèle (peu abondante dans notre pays) est généralement constituée de personnes du milieu professionnel et du monde des affaires. L'approche prépayé nécessite, quant à elle, beaucoup plus d'équipement. Aucun abonnement n'est exigé. Sa mise en service nécessite des études de rentabilité par l'ensemble des opérateurs de la sous-région, et l'implantation dans leurs plates-formes, de la technologie CAMEL (customized applications for mobile network enhanced logic).
A la date du 30 avril 2006, la CEDEAO comptait 45 opérateurs de GSM dans ses 15 pays membres. Le projet ECOROAM est une proposition du consortium TIC II/Exchange telecom. Il va permettre à la CEDEAO d'atteindre son objectif de mise en oeuvre complète d'une "itinérante intra-régionale" en résolvant le problème de rechargement des cartes SIM.

Algérie: Identification des puces activées, opération de régularisation des abonnés de Djezzy. Et si les opérateurs africains anticpaient la tendance



http://fr.allafrica.com/stories/200610260377.html

Suite à la dernière décision prise par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), les trois opérateurs de la téléphonie mobile devraient lancer des opérations d'identification et de régularisation de leurs abonnés respectifs. Les abonnés de Djezzy disposant de puces non identifiées par l'opérateur sont destinataires de SMS les invitant à se rapprocher des centres de services afin d'établir un contrat identifiant le client. Une mesure prise à la suite d'une rencontre ayant regroupé les trois opérateurs de la téléphonie mobile et les services de sécurité, et ce, après la constatation que certaines puces non identifiées ont été le moyen de perpétrer des attentats à la bombe. En effet, l'annonce du début de cette opération par le premier opérateur de la téléphonie mobile en Algérie «Orascom Télécom Algérie», qui est d'ailleurs à la pointe de cette opération, a été traduite par une grande affluence au niveau des centres de services de Djezzy à travers plusieurs wilayas.

Analyse : Tous les opérateurs africains devraient anticiper une telle décision qui pourrait venir soit de l'autorité nationale de télécommunication, soit de leur Ministére de tutelle ou d'une une directive communautaire. Tous les pays du Nord répondent déjà à des exigences plus drastiques au nom d'une obsession sécuritaire dans un premier temps avant de comprendre dans un second temps qu'il en va réellement de leur propre intérêt , notamment pour mieux connaitre leurs clients, Customer Relationship Management (DRM) oblige de nos jours !
Alpha Thiam

Belgique, le Ministre des télécoms va obliger les opérateurs à mettre hors-service les GSM volés

http://www.speed.be/newsletters/lettre_info_02082901.asp?p_link_id=231 Les opérateurs

Les opérateurs de téléphonie mobile seront bientôt obligés de mettre hors-service les GSM Volés. C'est ce qu'a indiqué lundi le ministre des Télécommunications Rik Daems (VLD), en réponse à une question parlementaire. Le conseil des ministres a approuvé un arrêté royal en ce sens, a-t-il indiqué. Via le système EIR (Equipment Identity Register) qui sera imposé, un opérateur de téléphonie mobile peut défendre à un utilisateur l'accès à son réseau. L'opérateur peut - sur base d'un certain nombre de données de l'utilisateur - bloquer tout accès à son réseau ainsi qu'à l'ensemble des autres réseaux connectés sur le système. L'application par les opérateurs concernés du système EIR pour l'identification et le blocage de GSM volés est actuellement encore facultative, parce qu'il s'agit d'une option du système GSM.

Cependant, il est nécessaire que les différents opérateurs belges coopèrent afin de boucler le système. A la commission Infrastructure, le ministre a indiqué qu'à l'heure actuelle, deux des trois opérateurs appliquent ce système (Base et Proximus, NDLR). Rik Daems a préparé un AR qui a été adopté par le conseil des ministres du 4 octobre 2002. L'arrêté royal vise à autoriser le ministre des Télécommunications à imposer aux opérateurs l'utilisation de systèmes adéquats permettant de lutter contre la fraude de tout type, comme le vol d'appareils finaux de téléphonie mobile et plus particulièrement l'utilisation illégale des réseaux en questions. A ce titre, il est conseillé de noter votre numéro IMEI et de le garder bien au chaud, dans la perspective malheureurse du vol éventuel de votre gsm. Ce numéro IMEI doit être communiqué à la police le plus vite possible après le vol. Il est possible de le faire via une procédure automatisée: en composant le 0800 1LOST (0800 1 5678). Votre appareil sera alors bloqué de suite






A la source du « génie du capitalisme », les bonnes recettes de tonton Phelps

Ouf ! le nouveau prix Nobel d'économie n'est pas un libéral. Edmund Phelps défend le rôle de l'Etat et la régulation de l'économie. Mais il fustige quand même nos rigidités corporatistesLa théorie économique peut-elle fournir aux hommes politiques des outils fiables ? Lord Maynard Keynes, la référence mythique de la gauche moderne et des défenseurs de l'intervention de l'Etat, mérite-t-ilencore son magistère hégémonique ? Pourquoi l'Europe s'enfonce-t-elle quand l'Amérique fait la course en tête ? Edmund Phelps (73 ans), l'économiste que l'académie Nobel vient de distinguer, n'est pas seulement un touche-à-tout de génie aussi doué pour la philosophie que pour la musique ou le cinéma(ses hobbys) ; les travaux de cet observateur, né pendant la Grande Dépression des années 1930, hanté par les crises peuvent aussi parfaitement inspirer des gou-vernements confrontés au doute et au déclin.Modeste, ravi d'échanger des idées (« la presse française m'a toujours mieux traité que l'américaine »), ce prof à Columbia, chercheur associé à l'OFCE, l'observatoire de Sciences-Po, se définit moins comme un keynésien (« très mal vu aux Etats-Unis ») que comme un « partisan d'une régulation » raisonnable de l'économie. Mais il juge que « beaucoup de pays européens, au nom de la défense de l'emploi, en ont abusé au point d'en faire un usage ritualiste, contre-productif, au risque de tuer la poule aux oeufs d'or ».Attention, cet Américain n'est pas pour autant un libéral. « Phelps est convaincu que l'économie de marché n'aboutit pas à un équilibre acceptable, il pense que l'Etat a un rôle majeur, mais il a détruit le keynésianisme simpliste en réhabilitant l'intervention dans le cadre d'un modèle plus sophistiqué », souligne son ami Jean-Paul Fitoussi, patron de l'OFCE, qui travaille avec lui sur un projet étudiant les rapports entre la taille d'un pays et sa stratégie de croissance. Pour le Nobel d'économie, l'état « normal » de l'économie est le « marasme structurel ». « Phelps démontre qu'il existe un taux de chômage d'équilibre », explique Fitoussi. Ce n'est pas une raison pour que les gouvernements restent les bras croisés. « Le niveau du chômage d'équilibre n'est pas une fatalité, et certaines politiques peuvent le réduire, mais pas celles préconisées par le keynésianisme primaire, observe le patron de l'OFCE. Il trouve en tout cas illusoire d'imaginer acheter une réduction du chômage en acceptant une augmentation de l'inflation. » Avis aux mécaniciens simplistes.
Proche du philosophe John Rawls et de ses idées sur l'équité, Phelps est partisan d'une baisse des charges pour augmenter les bas salaires ou d'un « impôt négatif », cette prime versée aux revenus faibles pour les inciter à reprendre un emploi. Deux mesures controversées appliquées par la France. Le Nobel croit aussi qu'il faut verser aux salariés un salaire suffisant, qu'il appelle le salaire d'efficience. Cette rémunération garantit sinon la loyauté des employés à l'entreprise, du moins une plus grande stabilité en période d'expansion, quand les entreprises se disputent la main-d'oeuvre. Une pierre dans le jardin de ceux qui voient dans le salaire une variable d'ajustement. Partisans de meilleurs salaires, Phelps est en revanche sceptique vis-à-vis des politiques de baisses d'impôts visant à stimuler l'activité : « Les impôts financent des biens publics qui participent au bien-être de la population. Les réduire affecterait l'Etat-providence et la protection sociale, qui est une richesse collective, ce qui entraînerait comme conséquence une baisse du bien-être de la population. » Pas de biens publics sans impôts, pas de destin commun sans pression fiscale.Inquiet de l'asthénie européenne, le nouveau Nobel ne considère pas pour autant qu'elle vienne d'une surtaxation et d'un système de protection sociale trop coûteux. « Le mal profond de l'Europe, ce sont les rigidités corporatistes, hiérarchiques, l'incapacité à encourager l'entreprise autrement que par des subventions. » C'est sa fameuse idée d'implication personnelle au coeur de la croissance. La volonté de chaque salarié de se réaliser personnellement fait, selon lui, la réactivité du modèle américain. C'est ce « génie du capitalisme », inscrit dans son ADN, qui a été dégradé et dévoyé dans le système européen. Il a perdu sa créativité et « semble presque avoir été conçu pour brider la croissance ». L'accent mis sur l'épanouissement par le travail est la source de la productivité outre-Atlantique. Un projet n'a pas besoin d'être génial ou d'avoir le feu vert de l'Etat pour être bon. Chaque échelon, même le plus humble, peut porter son idée et contribuer au foisonnement collectif. On l'aura compris, pour Phelps, le modèle social compte moins que le modèle économique, qui fonde le dynamisme d'une nation. Un conseil que nos gouvernants pourraient utilement méditer, comme sa théorie de la croissance fondée sur l'éducation et la diffusion du progrès technique, avalisée aujourd'hui par la vitalité du système anglo-saxon. Les défauts de ce dernier - déficits record, inégalités - sont patents. Mais l'Amérique fait la course en tête depuis quinze ans.Edmund Phelps , 73 ans, est depuis 1982 professeur à l'Université de Columbia. Opposé à la seule régulation de l'économie parle marché. Au printemps, à propos du CPE en France, il s'était élevé contre l'idée selon laquelle une plus grande flexibilité du marché du travail serait le remède à tous les maux.Proche du philosophe John Rawls et de ses idées sur l'équité, Phelps est partisan d'une baisse des charges pour augmenter les bas salaires ou d'un « impôt négatif », cette prime versée aux revenus faibles pour les inciter à reprendre un emploi. Deux mesures controversées appliquées par la France. Le Nobel croit aussi qu'il faut verser aux salariés un salaire suffisant, qu'il appelle le salaire d'efficience. Cette rémunération garantit sinon la loyauté des employés à l'entreprise, du moins une plus grande stabilité en période d'expansion, quand les entreprises se disputent la main-d'oeuvre. Une pierre dans le jardin de ceux qui voient dans le salaire une variable d'ajustement. Partisans de meilleurs salaires, Phelps est en revanche sceptique vis-à-vis des politiques de baisses d'impôts visant à stimuler l'activité : « Les impôts financent des biens publics qui participent au bien-être de la population. Les réduire affecterait l'Etat-providence et la protection sociale, qui est une richesse collective, ce qui entraînerait comme conséquence une baisse du bien-être de la population. » Pas de biens publics sans impôts, pas de destin commun sans pression fiscale.Inquiet de l'asthénie européenne, le nouveau Nobel ne considère pas pour autant qu'elle vienne d'une surtaxation et d'un système de protection sociale trop coûteux. « Le mal profond de l'Europe, ce sont les rigidités corporatistes, hiérarchiques, l'incapacité à encourager l'entreprise autrement que par des subventions. » C'est sa fameuse idée d'implication personnelle au coeur de la croissance. La volonté de chaque salarié de se réaliser personnellement fait, selon lui, la réactivité du modèle américain. C'est ce « génie du capitalisme », inscrit dans son ADN, qui a été dégradé et dévoyé dans le système européen. Il a perdu sa créativité et « semble presque avoir été conçu pour brider la croissance ». L'accent mis sur l'épanouissement par le travail est la source de la productivité outre-Atlantique. Un projet n'a pas besoin d'être génial ou d'avoir le feu vert de l'Etat pour être bon. Chaque échelon, même le plus humble, peut porter son idée et contribuer au foisonnement collectif. On l'aura compris, pour Phelps, le modèle social compte moins que le modèle économique, qui fonde le dynamisme d'une nation. Un conseil que nos gouvernants pourraient utilement méditer, comme sa théorie de la croissance fondée sur l'éducation et la diffusion du progrès technique, avalisée aujourd'hui par la vitalité du système anglo-saxon. Les défauts de ce dernier - déficits record, inégalités - sont patents. Mais l'Amérique fait la course en tête depuis quinze ans.Edmund Phelps , 73 ans, est depuis 1982 professeur à l'Université de Columbia. Opposé à la seule régulation de l'économie parle marché. Au printemps, à propos du CPE en France, il s'était élevé contre l'idée selon laquelle une plus grande flexibilité du marché du travail serait le remède à tous les maux.

26 octobre 2006


France : Le haut-débit sans fil WiMAX commercialisé début 2007
http://www.01net.com/editorial/331092/telecoms/le-haut-debit-sans-fil-wimax-commercialise-debut-2007/

Les premiers réseaux fondés sur cette technologie radio intègreront de la téléphonie et de l'accès à Internet, fixe ou nomade Voilà trois mois que dix opérateurs ont reçu des mains de l'Arcep le précieux sésame leur permettant de déployer, à l'échelle régionale, des réseaux haut-débit sans fil exploitant la norme WiMAX. Capable de fournir un débit moyen réel de 12 Mbit/s par émetteur (à partager entre utilisateurs connectés), sur une portée de 20 kilomètres, cette technologie radio est considérée comme une solution prometteuse pour les territoires privés de haut-débit (zones blanches), mais aussi comme un plus pour les zones urbaines.

Tandis que la maison mère de Free, Iliad, la seule à posséder une licence WiMAX à l'échelle du pays, préfère rester discrète quant à l'avancement de ses déploiements, certains titulaires de licences régionales affirment aujourd'hui que leurs premiers réseaux WiMAX seront ouverts début 2007. Certaines poches WiMAX ont déjà été inaugurées, comme en Seine-et-Marne par Altitude Télécom, mais restent marginales. Parmi eux, la Société du Haut Débit (SHD), qui possède deux licences régionales (Ile-de-France et Provence), a profité d'une conférence organisée au Sipperec (1) pour confirmer que ses premières offres commerciales, notamment pour le grand public, seront bien lancées avant mars 2007 en région parisienne. Dix sites pilotes seraient même opérationnels dans cette région dès la fin 2006, a priori plutôt en zone urbaine. Les deux célèbres actionnaires de SHD, SFR et Neuf Cegetel, commercialiseront les services auprès du client final mais, comme le prévoit la licence, SHD doit aussi proposer une offre « de gros » à d'autres opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès à Internet (FAI).
Côté applications, les premiers services WiMAX n'apporteront rien de révolutionnaire : « Pour les particuliers, il s'agira surtout de double play [Internet et téléphonie, NDLR], avec un débit crête minimum de 1 Mbit/s pouvant aller jusqu'à 8 Mbit/s », précise Pascal Pouyet, direction des relations extérieures de SFR. Soit un débit trop juste pour envisager des services de télévision. A noter que, comme avec l'ADSL, le débit proposé au grand public sera asymétrique (le débit montant représente environ un quart du débit en réception). Quant aux entreprises, elles bénéficieront, avec SHD, d'un débit crête de 2 à 24 Mbit/s, cette fois symétrique et garanti.
Connecter en priorité les zones blanches

Le double play est aussi le service phare prévu pour les futurs abonnés WiMAX de l'opérateur HDRR. Société créée par TDF, Axione et LD Collectivités (bientôt rejoints par la Caisse des Dépôts), HDRR a obtenu 11 licences régionales. Contrairement à SHD, HDRR affirme vouloir connecter en priorité les zones blanches et ne commercialisera pas en direct : « Nous commencerons à équiper nos premiers sites en décembre prochain, dans le Loiret, la Sarthe et le Limousin. Les services seront commercialisés auprès du grand public dès décembre par des FAI. Eux seuls décideront des tarifs », annonce Nicolas Pinton, directeur général de HDRR. Ces tarifs devraient être un peu supérieurs à ceux de l'ADSL dégroupé, mais rien n'est encore fixé.
Il faudra attendre au plus tard mi-2007 pour que les trois territoires cités soient intégralement couverts par HDRR, qui équipera parallèlement ses autres régions dès le second trimestre 2007. Au 30 juin 2008, première grande échéance fixée par l'Arcep, la filiale de TDF devra avoir installé ses équipements WiMAX sur 312 « points hauts » (château d'eau, immeubles, lampadaires...), sachant qu'un département comme le Loiret en nécessite 10. Pour SHD, l'objectif à cette date est fixé à 91 sites (306 d'ici à 2013) pour les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côtes d'Azur.
Autre titulaire d'une licence en Ile-de-France, Bolloré Télécom (groupe Bolloré/Hub Télécom/Antalis TV) doit, quant à lui, couvrir, d'ici à 2011, 87 % de la population et 92 % des entreprises situées dans les zones blanches des douze régions remportées. Mais l'opérateur est encore très évasif sur ses déploiements et ses services. Il paraît jouer la montre pour attendre l'arrivée de la version mobile du WiMAX, qui ne fait pas partie des licences attribuées en juillet dernier par l'Arcep. Celles-ci n'autorisent sur les réseaux WiMAX que des équipements fixes ou nomades, c'est-à-dire qui se déplacent dans un faible rayon et à très faible vitesse. « Le WiMAX mobile permettra de rester connecté jusqu'à une vitesse de 60 km/h », assure-t-on chez Hub Télécom.
Mais le WiMAX mobile, ce n'est pas pour tout suite (voir encadré). Qu'importe, beaucoup d'opérateurs installent d'emblée des équipements répondant à la norme WiMAX Mobile (802.16e), même si ce matériel n'est pas encore officiellement certifié. Sait-on jamais.
(1) Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication.
Le WiMAX encore privé de mobilité
Les licences attribuées par l'Arcep stipulent que les opérateurs ont le droit de fournir des services WiMAX à usage fixe ou nomade, le nomadisme n'étant pas clairement explicité. « L'équipement terminal reste fixe tout au long de la communication avec le réseau de stations de base. Il peut se déplacer en dehors des temps de connexion », indique seulement l'Arcep. Les opérateurs n'ont donc pas le droit d'exploiter ce qu'on appelle le WiMAX mobile (norme 802.16e), qui permet de se déplacer tout en restant connecté. Ils doivent utiliser le 802.16-2004. « Le WiMAX mobile sera intéressant essentiellement pour la voix. Or, la bande de fréquence des licences WiMAX actuelles [3,4-3,6 GHz, NDLR] n'est pas performante pour la voix. Il faut d'autres licences... », expose le directeur technique de SHD, Jean-François Huguet.
Problème : la meilleure bande de fréquence pour la voix est celle déjà réservée aux opérateurs de téléphonie mobile 3G... qui useraient, selon des observateurs, de tout leur poids pour que le WiMAX Mobile, qui peut concurrencer la 3G, tarde le plus possible. On comprend ainsi l'intérêt de la forte implication de SFR dans cette technologie, via SHD. Mieux vaut avoir un pied dans chaque camp.



Une filiale British Telecom en Algérie
http://www.algerie-dz.com/article6858.html
L’implantation de British Telecom en Algérie via une filiale dont l’ouverture est prévue dans les prochaines semaines, confirme l’intérêt du géant britannique pour le marché algérien des télécommunications.mercredi 25 octobre 2006. Cette filiale va être une représentation régionale. Pour rappel, la compagnie avait choisi la Tunisie comme siège pour ses activités dans la région. British Telecom a décidé de créer en Algérie une académie de formation dans toutes les spécialités en relation avec les télécommunications et d’aider à établir un village des technologies de l’information et de la communication à Sidi Abdellah. M. Areslane Chikhaoui, membre du Conseil Algéro-Britannique, a indiqué que l’ouverture de la branche de British Télécom en Algérie va se faire durant la troisième semaine du mois de Novembre. Les préparatifs de cette ouverture ont pris fin avec l’obtention des autorisations et déclarations du ministère des Postes et Technologies de l’Information. La première mission de British Télécom réside dans l’accompagnement du processus de privatisation d’Algérie Télécom et la gestion des différents projets du groupe Britannique. En plus du rôle de réhabilitation, de formation, de consultation, de soutien et d’accompagnement technologique. Les responsables de British Télécom ont exprimé des réserves lors de leur dernière visite concernant la privatisation, ils ont conseillé la partie Algérienne de la nécessité de prendre son temps et de choisir un substitut à la réhabilitation et à l’accompagnement technologique vu l’importance des enjeux économiques.
Synthèse de Souad, algerie-dz.com D’après El Khabar



MVNO: Carrefour entre dans la danse
http://www.atelier.fr/telecoms-fai/mvno,carrefour,entre,danse-33159-27;actu.html

Carrefour se lance sur le marché des opérateurs virtuels. Le numéro deux mondial de la distribution vient d'annoncer le lancement pour le 8 novembre 2006 de son offre mobile. Celle-ci s'appuiera sur le réseau Orange. Cette formule arrive douze jours après le lancement par un autre géant de la distribution, Auchan, de sa propre offre, en partenariat avec SFR. Un léger goût de déjà-vu ?
Selon Marc Daeffler, directeur Electronique, photo, ciné et son chez Carrefour, la chaîne a "voulu faire une offre extrêmement simple qui s'adresse à une clientèle qui ne se retrouve pas dans les offres actuelles, soit pour des raisons de complexité, soit pour des raisons de budget". Et pour répondre à cet enjeu, Carrefour Mobile mise sur le bas prix avec une formule prépayée à partir de cartes et de recharges allant de 4 à 32 euros. La minute sera facturée 39 centimes, soit un centime de moins qu'Auchan, et le SMS devrait coûter le même prix qu'au client de l'Auchan Mobile, 10 centimes d'euros.
Le groupe mettra également à disposition trois packs comprenant le mobile et une carte prépayée de 4 euros, l'un à 49 euros avec un téléphone Sagem, l'un à 69 euros avec un Motorola, et un dernier à 89 euros avec un Samsung.
Pour se démarquer de ses concurrents, la chaîne aux 217 hypermarchés français mettra en place une troisième formule inédite. Sous la forme d'un "kit d'accès", ce pack joue sur les désirs de flexibilité et de liberté des clients. Pour 15 euros, le consommateur disposera d'une carte à 4 euros et d'une carte SIM, qu'il pourra insérer dans le portable de son choix, et ce sans passer par un vendeur ou par un quelconque service. Acheter son forfait pourra désormais se faire en même temps que le reste des courses !
Avec son offre, Carrefour souhaite se tailler une place de leader sur le marché des MVNO, occupé actuellement par une dizaine de concurrents, dont Auchan, qui partage les mêmes ambitions. Y aura-t-il de la place pour tout le monde sur un secteur qui, malgré l'engouement des consommateurs, ne disposait, au 30 juin 2006, que de 1,5 % de parts de marché ?

25 octobre 2006



Cameroun : concurrence, le retour des packs annonce t'il une tendance en Afrique ? Orange ouvre les hostilités devant MTN !

Le marché connaît une effervescence particulière, pour le bonheur des consommateurs.
Les offres n'ont pas cessé de se multiplier ces dernières semaines, les unes aussi alléchantes que les autres, chez les opérateurs de télécommunication mobile au Cameroun. Une bataille qui porte sur le coût des communications téléphoniques, la vente à bas prix des téléphones portables avec des puces comportant des crédits de communication et bien d'autres services à valeur ajoutée. Les entreprises à travers ce déploiement, ne font aucun mystère de leurs intentions de conquérir le maximum de nouveaux clients. Ces vastes campagnes destinées à pousser les clients potentiels à se doter d'un terminal et de pouvoir en faire usage, sont dictées par l'extension des réseaux dans les zones les plus reculées du pays. Quelques désagréments sont constatés par les consommateurs ayant bénéficié de ces nombreuses offres. Mais cela ne semble avoir en rien entaché l'engouement suscité par ces campagnes promotionnelles.

C'est Orange Cameroun qui a ouvert cette page avec la mise sur le marché de ce que l'opérateur a baptisé " Le pack avec crédit annuel ". Dans divers points de vente agréés des produits " Orange ", on trouvait pour un montant de 29.000 F Cfa, un téléphone portable de marque " Alcatel Ot 256 ", ou un " Nokia 1112 ". Ce qui donnait aussi droit à 12.000 F de crédit de communication étalé sur 12 mois et un tarif spécial de 180 F par minute. L'entreprise offrait en plus dans ce package, 50 Sms gratuits. L'offre a fait courir des foules, même si actuellement, de nombreux clients font déjà état de quelques couacs. " J'ai acheté mon Pack depuis la date du 5 septembre et jusqu'ici, je n'ai eu que 1.000 F de crédit de communication, alors que je pensais que mon compte devait être crédité de manière automatique. Avec mon nouveau numéro, je ne suis même pas autorisé à appeler le service client pour savoir comment remédier cette situation ", se lamente Arthur Ngan.

La filiale camerounaise de la firme sud-africaine Mtn n'est pas de reste dans cette perspective. L'entreprise vient de donner une réponse à la sortie de son concurrent, en mettant depuis quelques jours sur le marché au prix de 19.900 F Cfa, un téléphone portable de marque Motorolla C113, avec 10.000 F de crédit de communication. " L'idée c'est de donner aux uns et aux autres, l'opportunité d'offrir à leurs proches des zones rurales et d'ailleurs, des téléphones portables. Ce qui leur permettra de communiquer chaque fois qu'ils en éprouveront le besoin ", soutient un cadre de l'entreprise. Et, " pour que la famille soit de plus en plus proche ", le coût de la communication est ramené à 50 F Cfa et le Sms à 20 F, pour les appels vers le " numéro préféré ". Cette offre a une restriction dans le temps et sur la tranche horaire. Mais cela ne freine pas les ardeurs des consommateurs. Pour nombre d'abonnés de Mtn Cameroon, les perturbations actuellement observées sur le réseau, risquent de s'accentuer avec ce déploiement destiné à la conquête de parts de marché supplémentaires.

L'éventail vient de s'élargir pour les consommateurs avec l'offre de l'opérateur historique de la téléphonie au Cameroun. Camtel propose " à partir de 30.000 F Cfa avec 1.000 F de crédit de communication ", un Ct-Phone, son téléphone hybride récemment mis sur le marché pour faire concurrence au téléphone mobile. Avec l'approche des fêtes de fin d'année, cette effervescence observée sur le marché des télécommunications va certainement prendre plus d'ampleur.

24 octobre 2006




OHADA des Télécoms : harmoniser les cadres réglementaires pour dynamiser le marché africain des communications électroniques.

L'Afrique entre progressivement dans la révolution numérique, moteur principal des échanges économiques mondiaux. Dans certaines régions enclavées, on peut notamment remarquer que de petits paysans partagent entre eux un téléphone portable pour suivre, heure par heure, les tendances du marché du café ou du cacao. Ainsi peuvent-ils décider de vendre aux exportateurs lorsque les prix sur les marchés internationaux sont à leur avantage, comme le relate un récent article du Courrier de l'Unesco (1). L'auteur de l'article souligne notamment l'impossibilité il y a quelques années, pour ces paysans d'avoir accès à ce genre d'informations. On peut également évoquer la multiplication des télécentres et autres espaces multimédias ouverts en grand nombre en zones urbaines et rurales. Ce qui permet aux utilisateurs de communiquer électroniquement avec l'extérieur. Cependant, ce constat ne doit pas faire perdre de vue le coût encore très élevé des services offerts, en raison de l'insuffisante couverture du continent en termes d'infrastructures télécoms.
De plus, les réseaux ayant un impact direct sur la baisse des services télécoms n'existent pas encore en Afrique sub-saharienne. Conscients de la nécessité d'optimiser le déploiement des infrastructures modernes et innovant sur l'ensemble du continent, les organisations internationales proposent aux décideurs politiques de susciter l'attrait des investissements dans le secteur des télécommunications, par l'adoption d'un cadre légal harmonisé. Cet article vise donc à faire le point sur les points clés du processus déjà enclenché, visant l'harmonisation institutionnelle et réglementaire des marchés télécoms.Le marché des télécoms est très sensible à la réglementation en vigueur Les auteurs d'une étude récente réalisée sur l'harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique (2) ont mis en relief les pesanteurs qui freinent un investissement massif en termes d'infrastructures. Ils ont ainsi constaté que l'un des principaux freins à l'investissement est l'absence d'harmonisation réglementaire. En effet, comme le souligne également un article de M. Mohamadou Diallo, le secteur des communications électroniques constitue un écosystème sensible au degré de libéralisation du marché car, celui-ci nécessite la mise en place d'un environnement stable, et surtout, un cadre réglementaire propice, seuls gages pour attirer les investissements massifs (3). La démonopolisation engagée à la fin des années 80 a notamment contribué à attirer de nombreux investisseurs étrangers qui ont fait de l'Afrique, un des marchés actuels les plus dynamiques de la téléphonie mobile.
Mais, compte tenu du potentiel existant en termes de création des services à valeur ajoutée dans les services liés aux communications électroniques et, des besoins important en termes de réduction de la pauvreté, il convient d'accélérer la convergence effective des politiques nationales de libéralisation. En impulsant le processus, il s'agira de donner un signal fort aux opérateurs qui seront ainsi encourager à investir sur des infrastructures modernes (4). L'harmonisation des réglementations visera principalement l'encadrement des droits et obligations, et assurera aux opérateurs d'évoluer dans un marché réellement concurrentiel. Comme le rappelle M. Diallo, dans tous les pays avancés, l'expérience a démontré qu'un cadre réglementaire harmonisé permet l'éclosion de nouveaux services à forte valeur ajoutée et une baisse de leur prix. À titre d'illustration, on observe que la libéralisation a minima des communications électroniques a enclenché la même éclosion en Afrique avec, aujourd'hui, la multiplication des télécentres et l'augmentation du nombre d'utilisateurs des téléphones mobiles. Or, avec l'harmonisation des réglementations, il s'agira de monter en puissance en favorisant l'évolution rapide des technologies qui ont un impact fort sur le développement des entreprises, sur l'éducation l'e-learning), sur la santé (la télémédecine) et sur l'emploi (l'ouverture des centres de contacts externalisés). Sans infrastructures, l'externalisation des back-offices (nouveau vivier de création d'emplois des jeunes) qu'on observe au Maroc, en Tunisie et relativement au Sénégal, ne sera pas accélérée et initiée dans d'autres pays comme le Cameroun. Sans infrastructures également, le processus de réduction de la fracture numérique par rapport aux autres pays en voie de développement sera très long.
L'objectif affiché est donc de « mettre en place des changements en vue de moderniser et d'harmoniser le cadre réglementaire » des communications électroniques à l'échelle du continent. Une démarche similaire a d'ailleurs donné naissance au traité de l'OHADA (Organisation de l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), instituant un cadre légal unifié du droit des activités économiques. La convergence entre les télécommunications et l'informatique rend davantage nécessaire de passer à une vitesse supérieure en harmonisant les cadres juridiques, afin de consolider les acquis engrangés par la libéralisation des marchés nationaux des télécommunications. Le processus consistant à l'harmonisation au niveau régional peut servir de plate-forme institutionnelle à partir de laquelle la dynamisation des marchés peut être enclenchée.Harmonisation des législations nationales au niveau régionalL'harmonisation des politiques de régulations en Afrique constitue une recommandation récurrente des organisations internationales telles que l'UIT (Union Internationale des Télécommunications) et l'UAT (Union Africaine des Télécommunications). Ces instances inter-étatiques encouragent ses membres à compléter le droit des institutions régionales par un volet « régulations harmonisées du secteur des télécoms ». Une initiative non institutionnelle en matière de collaboration et d'échanges d'expériences entre les États, est le réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL). Selon le contenu de l'accord des parties, la mission de l'organisation est de promouvoir l'échange d'informations, de contribuer, dans la mesure de ses possibilités, aux efforts de formation, à la coordination et à la coopération technique entre ses membres, ainsi que de contribuer à l'étude de toute question relative à la régulation des télécommunications. Comme le rappelle l'étude du cabinet Eric Vève et Analysys sus évoquées, toutes ces initiatives sont encouragées aussi bien par l'OMC que l'UIT et l'UAT.
Il s'agit en effet pour l'ensemble des États d'Afrique sub-saharienne, dans le cadre de leurs institutions régionales, d'harmoniser les politiques de régulations du secteur des télécommunications, de réaliser de grands marchés communs et de créer des dynamiques interrégionales constituant des espaces de dialogues et d'analyse pour une intégration sectorielle. La coopération entre les agences nationales de régulation en vue d'harmoniser les politiques réglementaires peut ainsi être initiée à partir des institutions économiques régionales. Les États de l'UEMOA (Union Économique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEDEAO (Communauté Économique des États d'Afrique de l'Ouest) ont justement initié un projet régional d'intégration des politiques liées aux TIC en Afrique de l'ouest. Le projet en question vise la création d'un marché des télécommunications libre et unique dans la Communauté. Avec l'aide de l'UIT et de l'Union européenne, une étude a été réalisée indiquant que les États membres devaient au préalable, adopter des cadres législatifs et réglementaires uniformes, et établir l'interconnexion et l'intégration des réseaux nationaux. Il convient de préciser que la coordination du processus d'harmonisation est supervisée par l'UEMOA en association avec l'ARTAO (Association des Régulateurs de Télécommunications de l'Afrique de l'Ouest), crée en novembre 2002. Au stade actuel, des lignes directrices ont été adoptées concernant : l'octroi des licences, l'accès/services universel, la gestion du plan de numérotage, la gestion du spectre radioélectrique et l'interconnexion. Il apparaît que ces lignes directrices ont partiellement été transformées en directives depuis quelques mois (5), mais il reste à les rendre applicables. Par ailleurs, en se fondant sur les conclusions d'une étude commandée en 2003 sur l'harmonisation des télécommunications dans la Communauté, la CEDEAO a également défini un cadre légal unique. Celui-ci contient notamment des recommandations, une proposition de plan d'action et un calendrier. Ainsi, d'ici 2007, la transformation des lignes directrices en directives transposables sur le plan national devrait aboutir à un marché harmonisé des télécommunications. En Afrique centrale, la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale) vise principalement la création d'un marché commun qui inclura notamment l'harmonisation des télécoms. À cet effet, plusieurs projets en discussion depuis 1999 peuvent bénéficier d'une nouvelle impulsion : la création d'une Ecole Supérieure des Télécommunications de l'Afrique Centrale, d'un centre sous-régional de maintenance des équipements des télécommunications. Il est également prévu de développer un projet d'interconnexion des réseaux télécoms et un programme sous régional de promotion et de développement des TICs. L'association des régulateurs d'Afrique centrale (ARTAC) a également été mise en place. Sous l'impulsion du Secrétariat Exécutif de la CEMAC, le processus d'harmonisation du cadre réglementaire des télécommunications a été enclenché sur proposition d'ACP Numérique et approuvé par l'ARTAC. La phase opérationnelle du projet est soutenue par l'UNIDA (présidée par le Juge Kéba Mbaye), l'OIF (sommet de Ouagadougou), la Coopération Suisse, le Ministère des Affaires Etrangères (DGCID) et le CIAN. Le premier objectif affiché est la finalisation d'un projet de code des télécommunications d'ici la fin du premier trimestre 2007. Actuellement, ACP Numérique procède en association avec l'ARTAC, à l'analyse des cadres juridiques existants dans les 6 pays. Cette phase sera suivie d'une proposition contenant un ensemble de directives télécommunications qui seront présentées à un atelier de validation, pour discussion et approbation avant la présentation au conseil des ministres de la CEMAC dans le courant de l'année 2007.Plus au sud du continent, la TRASA (Telecommunications Regulators' Association of Southern Africa), l'association des régulateurs de télécommunications de l'Afrique australe est née le 15 septembre 1997 et regroupe les 14 régulateurs de la SADC. L'accord engage les États signataires vers une harmonisation des politiques de régulation du secteur à l'échelle sous-régionale. Ainsi, les États de la SADC s'engagent à mettre tous les moyens en oeuvre pour appliquer le protocole et le plan d'action signé respectivement en 1998 et 2004. À ce jour, l'association CRASA (ex TRASA) a réussi à définir des modèles de réglementation, de politique types et de lignes directrices. Sur un modèle d'harmonisation inter-étatique, ce cadre légal est constitué de recommandations mises à la disposition des États pour les prendre en compte dans le développement de leur propre politique (6).
La zone économique dite COMESA (Common Market of East and Southern Africa) a initié un chantier en 2003 visant l'harmonisation des politiques de régulation des télécommunications. L'accord a abouti sur une politique commune, une loi-cadre et sur des lignes directrices constituant des bases d'inspiration à tous les États membres. Par ailleurs, une association dite ARICEA est née et réunit en son sein, l'ensemble des régulateurs de l'information et de la communication en Afrique de l'Est et Australe. La Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) n'est qu'en phase de réflexion sur une stratégie régionale en matière de réglementation des télécommunications. Ainsi, l'EARTO, une organisation de réglementation des postes et télécommunications a été instituée. Celle-ci étudie notamment les opportunités d'harmonisation des réglementations des télécommunications en Afrique orientale. Aux dernières nouvelles, elle a entrepris la finalisation d'un accord potentiel concernant l'offre d'attribution de licence préférentielle pour les services de microstations régionaux. Toutefois, il convient de souligner que toutes ces initiatives, bien que constitutives d'une véritable évolution vers la convergence des politiques en matière de télécommunications, ne se traduisent pas encore en un signal fort de la part des États envers les investisseurs. Bien entendu, ici où là, il arrive que certains opérateurs devancent la mise en oeuvre des législations harmonisées. On l'a notamment observé récemment en Afrique de l'est où un opérateur a investi sur des infrastructures transfrontières, permettant ainsi de créer un réseau unique couvrant trois pays (Uganda, Kenya et Tanzanie) (7).
En dépit de l'absence d'un cadre unique consolidé dans la région, le réseau a ainsi été déployé et va désormais permettre d'éliminer tous les frais liés aux services d'itinérance pour les utilisations transfrontières. Il convient d'ajouter que ledit opérateur, Celtel pour ne pas le citer, envisage de relier tous ses réseaux africains afin d'éliminer à l'intérieur du continent les frais d'itinérance (roaming). Imaginons un moment les avantages en terme d'abaissement des coûts q'une telle initiative peut avoir si on se plaçait sur le terrain des communications électroniques à haut débit. D'où la nécessité de mettre en phase les dispositifs juridiques existants (en les complétant et en les harmonisant) dans l'optique de rassurer les investisseurs en infrastructures télécoms, que le risque juridique tant redouté est désormais prévisible et maîtrisable en amont.Un cadre légal insuffisamment outillé et moins contraignantLe consensus sur la nécessité d'une harmonisation du cadre règlementaire des télécommunications à partir du modèle défini par l'UIT est largement retenu par presque toutes les organisations régionales. La première remarque qu'on peut faire est cependant la forte hétérogénéité institutionnelle et organisationnelle. Il en ressort malheureusement qu'il existe de disparités entre les divers États sub-sahariens, selon l'article de M. Diallo. Ces disparités sont observables, aussi bien au niveau des politiques (privatisation, concurrence), qu'aux niveaux technologiques (infrastructures, connectivité, portabilité, itinérance, raccordements internationaux). Par ailleurs, il convient de souligner l'autonomie limitée des régulateurs nationaux dans une des missions qui leur est assignée, c'est-à-dire, le développement d'un marché libre et concurrentiel. Leur indépendance (comme l'encourage l'UIT) serait largement favorisée par la création de Comité des régulateurs à l'échelle régionale. À titre d'exemple, l'UEMOA a crée un Comité régional des régulateurs dépendant directement du Conseil des Ministres des Télécommunications. Si cet élément clé de supranationalité assure l'indépendance des régulateurs nationaux, il constitue un paramètre important pour la mise en oeuvre des projets de développement régional d'un opérateur télécoms et plus généralement pour les investissements dans les Nouvelles Technologies. L'étude réalisée par les cabinets Eric Vève et Analysys mentionnent d'ailleurs certains des obstacles susceptibles de ralentir le processus d'harmonisation : le doute des décideurs politiques sur l'utilité d'une harmonisation du cadre réglementaire, la diversité des cultures juridiques, le démantèlement retardé des monopoles, la sacro-sainte souveraineté des États, la réelle volonté politique et la réticence à transposer le modèle prétendument européen. Dès lors, on se retrouve souvent avec des législations souvent « sophistiquées » sur le papier et dont l'application est viciée par des interprétations ambiguës, essentiellement politiques, en dehors de toute considération d'intérêt général. De plus, on peut observer que les initiatives d'harmonisation des politiques en matière des télécoms se matérialisent seulement dans des recommandations et des lignes directrices. Il s'agit en effet d'actes juridiques moins contraignants pour les États que des directives ou actes uniformes directement applicables. Bien entendu, les législations en vigueur s'inspirent largement des « bonnes pratiques internationales ».
Cependant, le problème de l'application effective des textes demeure. Comme le souligne l'étude réalisée par les cabinets Eric Vève et Analysys, les réglementations existantes ne sont pas toujours mises en oeuvre, et quand elles le sont, des pressions peuvent être exercées sur les régulateurs. Les auteurs de l'étude font aussi observer que de telles situations sont perçues par les investisseurs comme des risques susceptibles de retarder la mise en oeuvre des projets. Même si, les législations présentent encore beaucoup d'hétérogénéités comme on a pu l'observer, que dans bon nombre de pays le régulateur n'est pas autonome et que les pressions politiques restent très fortes, l'harmonisation reste possible. En effet, M. Diallo le rappelle d'ailleurs, il n'est pas utopique de mettre en place une structure de régulation « supranationale » comme l'envisage le projet « Ohada Télécoms ». La structure envisagée aurait alors « pour mission de définir les grandes directives et donner des impulsions à la politique réglementaire notamment sur les études tarifaires, la validation des politiques et des tarifs d'interconnexion, la définition des marges, à l'instar de la commission de Bruxelles ». Il apparaît donc que le processus d'harmonisation est faisable, opportun et nécessaire. Ainsi, on observe qu'un consensus sur la nécessité de cette harmonisation est retenu, à tout le moins, par l'Afrique de l'ouest qui vient de poser les bases et, très probablement par l'Afrique centrale, après l'étape importante franchie en juin 2006 lors de la rencontre des régulateurs nationaux des télécommunications à Yaoundé. UEMOA, CEDEAO et CEMAC : les éléments d'un projet avancéL'examen des législations en vigueur ne présente pas que des divergences comme nous le signalions plus haut. En effet, les réglementations existantes s'inspirent largement de « bonnes pratiques internationales » et consacrent des principes juridiques reconnus. On peut notamment citer les principes qui sous-tendent l'interconnexion que l'on retrouve à peu près similaires dans tous les cadres légaux en vigueur. En examinant le contenu du processus d'harmonisation impulsé au sein des espaces économiques de l'Afrique de l'ouest, on observe que les États de l'UEMOA, s'engagent à harmoniser les politiques au travers des directives concernant notamment l'interconnexion, le service universel et le régime des autorisations. La décision de création d'un Comité des régulateurs vise à assurer leur l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics nationaux. Pour l'instant, l'adoption définitive des directives en question par les États concernés est toujours d'actualité mais devrait normalement être réalisée d'ici la fin de l'année 2006.La CEDEAO qui inclut la plupart des pays de l'UEMOA en plus des marchés Nigérians et Ghanéens des télécoms, envisage de se servir très prochainement des textes adoptés par l'UEMOA. C'est ce qui ressort des textes adoptés le 11 mai 2006 définissant le cadre législatif et réglementaire unique des télécommunications dans un espace regroupant près de 15 États. Le consensus retenu sur la nécessité d'un marché des télécoms régional harmonisé est également d'actualité dans la zone CEMAC. Le secrétariat Exécutif de la CEMAC a en effet accepté d'impulser le processus devant conduire à une harmonisation de la réglementation des télécommunications.
La phase opérationnelle ponctuée par les rencontres et les discussions avec les acteurs (politiques, régulateurs, opérateurs privés et ACP Numérique) depuis le début de l'année 2006 va se poursuivre jusqu'en décembre. À l'issue de ces échanges il devrait être possible de faire accepter un cadre juridique commun dans le courant du premier trimestre 2007. Ainsi, lorsque l'UEMOA aura mis en place son Comité de régulateurs et la CEMAC adopter son ensemble de directives télécommunications, la coordination par les deux entités régionales de leurs législations servira de tremplin pour un projet de traité instituant une organisation interafricaine des communications électroniques. Le traité à venir est une condition nécessaire pour permettre une très forte croissante d'investissements en termes d'infrastructures innovantes et dans les services à valeur ajoutée, qui auront un impact direct sur la réduction de la fracture numérique. Bien entendu il ne s'agit pas d'opérer en Afrique une révolution juridique et institutionnelle, mais, tout part de la nécessité de créer des dynamiques interrégionales afin de constituer des espaces intégrés où les prix des communications électroniques peuvent baisser substantiellement. En effet, harmoniser le cadre politique et réglementaire des télécommunications permettra de réaliser de grands marchés des TIC au sein de chaque Communauté Économique Régionale (CER) ; d'autant plus que le secteur des TIC est transversal et peut être considéré comme une plate-forme indispensable à la réalisation des objectifs d'intégration économique et sociale. Il convient d'être optimiste car les décideurs comprennent davantage la nécessité d'accélérer les investissements pour optimiser les capacités en haut débit des réseaux, afin de permettre aux opérateurs et surtout aux utilisateurs de mettre le continent en phase avec les progrès insufflés par la révolution numérique.
(1) V. A. Lopez, Les mobiles du développement, in www.unesco.org/courrier/2000_07/fr/connex.htm
(2) « Étude relative à l’Harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique francophone sub-saharienne », réalisée par le cabinet d’avocats Eric Vève et Associés et Analysys Limited, 2006.
(3) V. Mohamadou Diallo, L’Afrique, l’harmonisation du cadre réglementaire des télécoms, une super priorité, publié dans Le Professionnel des Télécommunications de l’Afrique Francophone
(4) Il s’agit des technologies qui ont un impact fort sur le développement de nouveaux services contribuant au désenclavement rapide des régions à l’instar de l’ADSL, le WIMAX...
(5) Directive N° [X]/2005/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des politiques de contrôles et de régulation du secteur des télécommunications ; Directive N° [X+5]/CM/UEMOA organisant le cadre général de coopération entre les autorités nationales de régulation en matières de télécommunications.
(6) « Étude relative à l’Harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique francophone sub-saharienne », réalisée par le cabinet d’avocats Eric Vève et Associés et Analysys Limited, 2006.
(7) V. www.allafrica.com , rubrique ICT.


Ouverture du forum mondial de la e-democratie
http://www.internet.gouv.fr/information/information/actualites/ouverture-du-forum-mondial-e-democratie-332.html

Le forum mondial de la démocratie et de l’administration électroniques a ouvert ses portes mercredi 18 octobre à Issy-les-Moulineaux. L’occasion, pour François Loos, de rappeler que la politique du Gouvernement en la matière a pour priorité la diffusion et l’appropriation des nouvelles technologies, la recherche et l’innovation.
Aujourd’hui, un foyer français sur deux possède un accès à internet. Une évolution qui s’est accompagnée d’un accroissement de la concurrence, puisque 3,35 millions de lignes ont été dégroupées au premier semestre 2006, et d’un changement des comportements en ligne : 3,1 millions d’internautes sont aujourd’hui passés créateurs de contenu (de blogs, par exemple).
Qui plus est, la France vient d’être classée, par la Commission européenne, dans le "top 5" des pays les plus avancés en matière d’administration électronique. Un potentiel que le Gouvernement souhaite mettre à profit dans le cadre de la stratégie européenne de Lisbonne.
C’est tout le sens de la contribution française pour une Europe numérique qui a été présentée le 8 juin 2006 aux autres Etats membres de l’UE et soutenue par la Commission européenne.
Développer l’accès aux technologies et les infrastructures
Cette contribution est orientée suivant quatre axes : l’accès à la société de l’information, le déploiement d’infrastructures, la diversité culturelle et l’effort en recherche et développement.
"La question de l’accès à internet est un enjeu majeur du rôle démocratique dévolu à nos institutions républicaines", a estimé François Loos. Face à la fracture numérique subie par les zones rurales, la France propose que des fonds communautaires puissent être utilisés pour couvrir les territoires par des technologies adaptées.
Afin de lutter contre "l’illettrisme numérique" de la maternelle à l’université, la France a notamment mis en place "Internet accompagné", une action offrant un accompagnement personnalisé à domicile qui s’avère aussi attractif pour les seniors.
L’Europe doit s’appuyer, dans le futur, sur de nouvelles infrastructures que seuls l’innovation et l’investissement peuvent favoriser. Des réseaux qui, à terme, devront être fondés sur une norme commune à travers toute l’Europe.
Diversité culturelle et effort en recherche/développement
Pour François Loos, "l’Europe doit se mobiliser pour créer et diffuser des contenus numériques porteurs de son identité et de ses valeurs" tels que la bibliothèque numérique européenne. Elle promeut déjà la diversité culturelle dans le cadre de l’UNESCO mais, en matière de contenus numériques, les questions de droits et de modèles économiques de numérisation restent à définir.
L’Union européenne est sur le point de renforcer son effort de recherche dans le domaine des technologies de l’information, à travers le 7e PCRDT (Programme cadre de recherche et développement technologique). Des domaines stratégiques ont été définis, tels que les systèmes embarqués, l’interaction personne/système ou la robotique



Les couacs de la télé via ADSL

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-826644@51-821633,0.html

A t-on vendu à grande échelle une technologie qui marche mal ? Certains clients de la télévision via ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line), transmise par la ligne téléphonique, se plaignent de la piètre qualité de la réception. Images figées, floues, couleurs criardes, écran noir, lenteur du démarrage du décodeur ou zapping interminable : des téléspectateurs au bord de la crise de nerfs pestent contre les fournisseurs d'accès à Internet (FAI), qui, depuis deux ans, offrent aussi l'accès à la télévision.
"Il ne faut pas tuer cette technologie, elle fonctionne", plaide Marie-Christine Levet, président de Club-Internet, qui lance un service de télévision par Internet à grand renfort de publicité mettant en scène les frères Bogdanoff, les gourous de la science-fiction à la télévision jusqu'au milieu des années 1980.
"La technologie est encore jeune, il est normal qu'elle soit encore en phase d'ajustement, mais il n'y a pas de problème structurel", juge pour sa part Yves Poilane, directeur de la TV sur ADSL France chez France Télécom.
Tout serait question de distance et de mégaoctets. Plus un abonné est proche d'un central téléphonique, plus le débit est important. "Le problème, c'est que certains abonnés sont trop éloignés des centraux et ne bénéficient pas d'un débit assez fort sur Internet pour profiter de cette technique", explique Mme Levet.
Mais les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) ne s'accordent pas sur le débit minimal nécessaire pour recevoir la télévision dans de bonnes conditions. Au moment de l'adhésion, Free indique simplement au client si celui-ci peut ou non profiter de ce service. Alice exige un débit minimal de 8 mégaoctets pour délivrer de la télévision via ADSL.
Et chacun y va de son chiffre : 6 mégaoctets pour Club-Internet et Orange, 5 pour Neuf Télécom. Qui a raison ?
Un technicien d'IP Label, une société indépendante qui mesure notamment la qualité de la réception de la télévision sur ADSL, fait le compte. Selon lui, "environ 3,5 mégaoctets sont nécessaires pour délivrer un service de télévision ADSL de bonne qualité, auxquels il faut ajouter au minimum 1 mégaoctet si l'on veut utiliser Internet, plus 0,1 mégaoctet pour le téléphone".
En clair, il faut 5 mégaoctets de débit pour recevoir ses émissions préférées dans de bonnes conditions. Et encore, il s'agit d'un minimum. Regarder la télévision pendant que l'on télécharge de la musique demande un débit supérieur.

Les fournisseurs d'accès à Internet eux-mêmes mettent la barre de plus en plus haut en proposant de nouveaux services, très gourmands en mégaoctets. Ainsi, les services de vidéo à la demande, qui permettent, par exemple, de visionner un film quand on le souhaite, nécessitent un débit important. Autre exemple : enregistrer une émission pendant que l'on en visionne une autre exige un débit deux fois supérieur (soit 7 mégaoctets), auquel on doit ajouter plus d'un mégaoctet si l'on veut surfer sur Internet et téléphoner. De même, l'arrivée des chaînes en haute définition nécessitera un débit plus important. "La solution, c'est la fibre optique", juge Michaël Boukobza, directeur général d'Iliad, maison mère de Free. Le FAI développe son propre réseau de fibre optique et a annoncé, le 20 octobre, le rachat de Citefibre, une société qui a développé le sien dans le 15e arrondissement de Paris. Cependant, disposer d'un bon débit ne suffit pas pour recevoir correctement la télévision par l'ADSL. La qualité du réseau, les équipements de télécommunication et les logiciels qui gèrent le décodeur peuvent affecter le résultat final tel qu'il s'affiche sur l'écran du téléviseur. Et les différences sont importantes selon les opérateurs.
IP Label mesure en permanence la qualité de la réception de la télévision sur ADSL selon différents critères (qualité de l'image, temps de zapping - c'est-à-dire le délai nécessaire pour passer d'une chaîne à l'autre -, taux d'image figée - autrement dit fluidité de l'image...) et attribue une note sur 100 pour chaque fournisseur.

Selon les observations réalisées ces trois derniers mois et publiées par le magazine 01 Informatique, Neuf Telecom se place en tête, avec une note de 84,8, tandis qu'Orange n'obtient que 74,3, Free 70,1 et Alice seulement 59,1.
Ce classement a quelque peu changé ces dernières semaines. Pour la période du 12 au 18 octobre, Club-Internet, nouveau venu à la télévision sur ADSL, se place en tête avec 90,3, Neuf Telecom obtient 87,5, Orange 85,1, Alice 83,1 et Free 83,1.
La bonne note de Club-Internet doit être cependant interprétée avec précaution. Si le temps de zapping est trois fois moins élevé que chez ses concurrents, la qualité de l'image y est moins bonne.
A l'inverse, Orange est pénalisé par un temps de zapping un peu long. Un handicap qui devrait être levé dans les prochains mois, car l'opérateur travaille à réduire d'une seconde le temps nécessaire pour passer d'une chaîne à l'autre.
Il n'y a pas que la télévision sur ADSL qui connaît des couacs. Les abonnés au câble se plaignent aussi. Certains évoquent la vétusté des installations et rappellent que le câblage, dans certaines régions, a débuté il y a près de vingt ans.
Du côté de chez Noos Numéricâble, numéro un de la télévision par câble, on réfute ces explications. "Des problèmes informatiques" ont certes entraîné des ruptures de service chez certains abonnés, mais ces problèmes seraient en passe d'être résolus. La société, qui vient de vivre une fusion avec des conséquences sociales importantes, affirme qu'elle va améliorer son réseau en investissant de grosses sommes. Noos Numéricâble a lancé, lundi 23 octobre, une nouvelle grille tarifaire pour résister à la concurrence des FAI.
Qu'il s'agisse de la télévision par câble ou par ADSL, l'arrivée du numérique a compliqué la vie du téléspectateur. "On rêvait de rendre l'ordinateur aussi simple que la télévision, on a rendu la télévision aussi compliquée qu'un PC", ironise un responsable des services de télévision chez un fournisseur d'accès. "Comme en micro-informatique, il faut savoir une chose : dans bien des cas, il suffit de débrancher son décodeur et de le rallumer pour résoudre les problèmes !", ajoute-t-il.


20 octobre 2006





16ème Forum de la régulation à Sciences-Po : intervention de Paul Champsaur, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes.
le 9 octobre 2006
http://www.art-elecom.fr/index.php?id=2124&tx_gsactualite_pi1[uid]=884&tx_gsactualite_pi1[annee]=2006&tx_gsactualite_pi1[theme]=0&tx_gsactualite_pi1[motscle]=&tx_gsactualite_pi1[backID]=2125&cHash=02940368a9

L’ouverture à la concurrence des grands secteurs de services marchands, autrefois en situation de monopole légal dans chaque pays a résulté d’une politique européenne délibérée. Je ne vais pas rappeler les raisons qui ont poussé l’Union européenne à agir dans ce sens. L’intervention européenne a conduit à l’ouverture graduelle à la concurrence de chaque secteur ou marché concerné. Il est bien sûr impossible de passer instantanément d’une situation de monopole à une situation de concurrence normale. Les facteurs technologiques et les structures de coût qui tendaient à des monopoles naturels n’ont pas disparu par enchantement. A cela s’ajoute le poids du passé, notamment du capital installé. Aussi il a fallu dans chaque secteur installer un régime concurrentiel spécifique, dérogatoire au droit commun de la concurrence. La gestion courante de ce régime concurrentiel spécifique a été confiée, dans chaque pays européen, à une institution spécialisée, indépendante, autorité de régulation appelée ARN dans le jargon européen. L’ART devenue ARCEP, que j’ai l’honneur de présider, en est l’exemple français dans les secteurs des Communications Electroniques et des Postes.
Le système ainsi décrit est évolutif et la situation des différents secteurs est très différenciée. En effet la facilité ou la difficulté à faire naître la concurrence varie beaucoup d’un secteur à l’autre. Le degré de concurrence atteint aujourd’hui n’est pas identique dans chaque secteur et il diffère également d’un pays à l’autre. Si la concurrence se développe et s’enracine, la régulation sectorielle perd de sa justification. Elle s’allège alors avec la perspective d’un effacement au profit du droit commun de la concurrence.

Par ailleurs et bien qu’il n’y ait pas eu d’intervention européenne en la matière, beaucoup de pays ont saisi l’occasion de l’ouverture à la concurrence pour engager la privatisation partielle ou totale de leurs entreprises publiques anciennement en monopole. Ainsi l’Europe s’est rapprochée des Etats-Unis d’Amérique qui avaient une tradition plus ancienne d’entreprises privées régulées par des autorités sectorielles comme la Federal Communication Commission (FCC) créée en 1934. L’Union Européenne a ainsi suscité une clarification des objectifs publics et une spécialisation des instruments d’intervention publique, ce qui est conforme aux recommandations classiques de l’analyse économique.
Le terme de régulation est souvent employé au sens étroit de l’activité, de la mission d’une autorité de régulation sectorielle indépendante, comme l’ARCEP pour les secteurs des communications électroniques et des Postes ou de la CRE pour les secteurs de l’électricité ou du gaz. Il faut avoir en tête qu’au sens commun du terme, et aussi au sens juridique ou économique, la notion de régulation est beaucoup plus large. De quoi est constituée la Régulation avec un grand " R " d’un secteur ? Tout d’abord la Régulation est constituée d’un cadre législatif et réglementaire ; par exemple dans les télécommunications, au niveau européen par des directives et des règlements adoptés par le Conseil et le Parlement, au niveau national par des lois votées par le Parlement et par des décrets d’application du Gouvernement. La régulation avec un petit " r ", c’est ce qui est confié par ce cadre à l’ARN. Le pouvoir de cette dernière est en effet très encadré. Il existe des mécanismes européens d’harmonisation et de surveillance des ARN par la Commission : notifications, lignes directrices, recommandations. Dans son activité l’ARCEP participe au Groupe des Régulateurs Européens (GRE), présidé en 2006 par mon collègue et ami Kip MEEK. Le GRE permet de confronter les expériences et d’harmoniser les pratiques. Il existe enfin la possibilité de faire appel à l’égard des décisions de l’ARCEP dans le système judiciaire français comme européen. En outre, en cas de désaccord entre deux acteurs du secteur, un choix est possible quant à l’institution sollicitée : Tribunal de Commerce, Conseil de la Concurrence, ARCEP. La Régulation avec un grand " R ", c’est le produit du fonctionnement de tout ce système et l’équilibre est délicat. La situation américaine illustre l’un des risques encourus. En effet, aux USA, le pouvoir s’est déplacé de la FCC vers le système judiciaire. C’est une dérive continue que certains observateurs déplorent car elle génère, à leurs yeux, une incertitude et des délais croissants. Les acteurs, notamment les plus gros, jouent de ces incohérences.
J’en viens maintenant à la Régulation du secteur des communications électroniques telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Le cadre législatif et réglementaire découle d’un ensemble de directives européennes, adoptées en 2002, dit " paquet télécom ", qui a été transposé en droit français notamment par la loi du 9 juillet 2004. La transposition complète incluant les décrets d’application s’est achevée début 2005.

En un mot l’ARCEP considère ce nouveau cadre comme excellent. D’une part l’ensemble des directives européennes avait été très bien conçu. D’autre part la transposition en droit français a été bien faite notamment parce qu’elle est fidèle. Ce point était particulièrement important pour le régulateur national car il conforte la sécurité juridique de son action.

Quels sont les principes fondamentaux de ce nouveau cadre ?
Premier principe : la convergence avec le droit de la concurrence.
Les méthodes et concepts du nouveau cadre sont explicitement ceux du droit commun de la concurrence. C’est notamment le cas pour les concepts de marché pertinent et d’acteur puissant (ou dominant). Ceci implique que la régulation soit flexible : il appartient au régulateur de délimiter un marché et de vérifier s’il est pertinent, de repérer le ou les acteurs puissants de ce marché et de le démontrer. Pour ce faire l’ARCEP doit recueillir l’avis du Conseil de la Concurrence puis notifier son analyse de marché à la Commission Européenne. Celle-ci dispose d’un pouvoir de veto sur la définition du marché et la désignation des opérateurs puissants, notamment à fin d’harmonisation Européenne. En outre le régulateur doit, dans le cadre de son analyse de marché, spécifier les remèdes, c’est à dire les obligations imposées aux acteurs puissants, qu’il envisage d’appliquer. Pour ce faire il doit veiller à ce que le niveau de ceux-ci soit proportionné à la situation concurrentielle du marché en question. Cette logique entraîne un recentrage de la régulation sur les marchés de gros. D’une part, l’Autorité de régulation dispose de pouvoirs lui permettant de développer de nouveaux outils de régulation sur les marchés de gros. D’autre part, une fois ces outils en place, s’il s’avère qu’ils fonctionnent correctement, la régulation des marchés de détail devient moins justifiée et s’allège, voire disparaît. Ainsi la régulation évolue : si la concurrence s’accroît la liste des remèdes s’allège. Si le marché devient pleinement concurrentiel, la régulation sectorielle disparaît et passe le relais au droit commun de la concurrence dont l’application relève du Conseil de la Concurrence. Il est donc normal que la régulation imposée à un marché donné varie dans le temps et l’espace selon l’appréciation des autorités de régulation nationales.
Deuxième grand principe : la neutralité technologique.
Auparavant il y avait une correspondance stricte entre le service et le réseau support : voix sur le réseau téléphonique commuté, télévision sur le câble ou le réseau de diffusion hertzienne et le satellite. Il n’y avait donc pas lieu de séparer la régulation du contenu et du réseau support de diffusion. La numérisation et le protocole Internet ont tout changé. Les réseaux de télécommunications et le câble sont devenus capables de distribuer tout type de contenu : voix, données, images. La régulation des réseaux doit donc viser à la neutralité technologique. La régulation doit prendre en compte la substituabilité entre réseaux, c’est-à-dire la concurrence entre les services que ceux-ci permettent d’offrir. Des réseaux différents doivent être régulés selon la même logique, indépendamment de l’information véhiculée. En conséquence, par la loi du 9 juillet 2004, le législateur a clairement séparé les fonctions de régulation des réseaux confiées à l’ARCEP, de la régulation des services de contenus audiovisuels, confiées au CSA, établissant ainsi un nouveau partage des rôles entre le CSA et l’ARCEP. Le CSA régule les contenus audiovisuels quels que soient les supports de diffusion ; l’ARCEP est en charge de la régulation des réseaux quels que soient les contenus véhiculés. La régulation des réseaux hertziens de diffusion audiovisuelle et celle des réseaux câblés relèvent désormais de la responsabilité de l’ARCEP. Les câblo opérateurs n’ont pas tardé à tirer les conséquences de ce changement. La culture et les objectifs de régulation assignés à ces deux organismes sont profondément différents. L’ARCEP est un régulateur économique et concurrentiel, le CSA est un régulateur " protecteur des libertés publiques et du lien social ", selon la classification proposée par le rapport de l’Office parlementaire de l’évaluation de la législation, rapport dont Madame Frisson-Roche a été l’un des principaux artisans.
La mise en oeuvre du principe de neutralité technologique a progressé d’un grand pas pour les réseaux fixes. En ce qui concerne les réseaux hertziens, la situation est intermédiaire. En effet, la loi de juillet 2004 n’a pas abordé en tant que telle la question d’une gestion rénovée du spectre hertzien civil, conséquence de la numérisation. A titre d’exemple, on sait quelles difficultés et incertitudes a rencontrées dans notre pays la définition des conditions dans lesquelles pourrait être offert commercialement le service de télévision sur téléphone mobile. Or, la substitution complète de la diffusion numérique à la diffusion analogique, qui devrait avoir lieu d’ici 2012, va libérer une quantité significative de fréquences. Elle offre la possibilité d’une réallocation du spectre radioélectrique actuellement utilisé pour la diffusion télévisuelle et d’une gestion plus économique de cette ressource rare. La numérisation des contenus rend caduque la spécialisation ancienne et stable, voire rigide, du spectre radioélectrique en fonction des services. L’adoption d’un système plus flexible et plus incitatif à une utilisation efficace du spectre des fréquences constitue un enjeu majeur pour notre pays à la fois économique et sociétal. C’est pourquoi le Président de la République a installé, le 4 mai dernier, le Comité stratégique pour le numérique, présidé par le Premier ministre.
Où en est-on dans la mise en oeuvre du nouveau cadre ?
A l’automne 2005, l’ARCEP a achevé l’essentiel des analyses de marché prévues. La régulation issue du nouveau cadre est donc en place.
Compte tenu de la transparence du processus d’analyse des marchés, scandée par des consultations publiques, cette régulation est bien comprise par tous les acteurs qui disposent de toute la visibilité souhaitable. Cette procédure supposait que s’instaure une collaboration étroite entre le Conseil de la concurrence et l’ARCEP. Cette collaboration a été exemplaire et je salue l’effort réalisé par le Conseil de la concurrence. Les analyses de marché ont représenté un gros travail pour le Conseil, l’ARCEP bien sûr et tous les acteurs impliqués. Je crois pouvoir dire que la qualité de ces analyses de marché est reconnue à l’étranger, à commencer par le concert européen. Grâce à cet investissement, les évolutions futures devraient pouvoir se faire aisément. Cette première étape de la mise en oeuvre du nouveau cadre a permis à l’Autorité de régulation de développer les nouveaux outils de régulation des marchés de gros que j’ai déjà évoqués. S’établissent ainsi les conditions d’une concurrence effective et loyale en aval sur les marchés de détail sans intervention directe sur ces marchés. L’objectif est de laisser une liberté maximale à l’ensemble des acteurs pour investir, innover et apporter toujours plus de services aux utilisateurs finaux dans le respect du droit commun de la concurrence et sous le regard du Conseil de la concurrence. Je souligne que la création et la disponibilité opérationnelle de ces nouvelles offres de gros n’auraient pas été possibles sans la participation active de France Télécom que je tiens à remercier.
Ces progrès accomplis dans la richesse des offres de gros ont permis à l’Autorité d’autoriser l’introduction par France Télécom de nouvelles offres de services sur les marchés de détails, démontrant ainsi qu’innovation et régulation ne s’opposent nullement. Le marché français se distingue ainsi en Europe par la richesse des nouvelles offres introduites sur le marché que ce soit en matière :
d’offre de service de convergence fixe mobile,
d’offre couplant des services de voix, d’Internet haut débit et de contenu audiovisuel,
ou de nouveaux services de capacité notamment en interface Ethernet répondant mieux à la demande des entreprises.
Les consommateurs bénéficient de cette dynamique de l’innovation.
Plus généralement le moment est venu pour l’Autorité de s’engager résolument dans la dérégulation des marchés de détail. Nous avons lancé en juillet dernier un premier allégement des obligations portant sur les marchés de détail de la téléphonie fixe. Au-delà, l’objectif est de lever toute régulation concurrentielle sur les marchés de détail d’ici au prochain cycle d’analyse de marché en 2008 au plus tard. Ainsi la régulation française a rejoint la régulation du Royaume-Uni, nos collègues britanniques ayant également annoncé en juillet dernier une évolution analogue.
En conclusion, je voudrais dire quelques mots sur les sujets que nous aurons à traiter à l’avenir notamment à l’occasion de la revue, en cours, du cadre européen.
Les directives de 2002 avaient prévu que la Commission Européenne examinerait en 2006 le fonctionnement du nouveau cadre et son adéquation aux évolutions constatées dans l’intervalle. La Commission est en train de tirer les enseignements de cette revue et de préciser les propositions qu’elle formulera au Conseil et au Parlement.
Le premier sujet est celui de la gestion des fréquences. Je l’ai déjà évoqué ; aussi je me contenterai d’une remarque. Dans ce domaine plus encore que dans les autres, une politique européenne de moyen et long terme est nécessaire. L’Europe est dotée d’une puissante industrie d’équipements de télécommunications. Cette industrie continuera à se développer à condition de pouvoir servir le marché européen unifié et se préparer à ses besoins futurs. En effet le marché européen a une taille suffisante pour que l’Europe soit en mesure de définir des normes et standards qui puissent peser voire s’imposer sur la scène mondiale. Le remarquable succès du GSM puis le succès qui se confirme de l’UMTS en sont l’illustration. Ceci suppose une politique d’harmonisation européenne du spectre radioélectrique favorisant les innovations technologiques en garantissant que celles-ci puissent tenter leur chance à l’échelle du marché européen.
En ce qui concerne les autres sujets. Le groupe des régulateurs européens (GRE) a répondu à la consultation publique organisée par la Commission. Le GRE considère que le cadre est bon et offre la flexibilité nécessaire pour faire face aux évolutions prévisibles.
Le GRE recommande donc que ce cadre ne soit pas modifié de façon substantielle. Parmi les questions évoquées dans la réponse du GRE, trois méritent, me semble-t-il, d’être signalées.
La première question résulte de ce que la mise en oeuvre du nouveau cadre, en particulier chaque analyse de marché, offre des possibilités accrues de contestation juridique aux acteurs mécontents. Il y a donc un risque de judiciarisation à l’américaine de la Régulation. Ce phénomène semble apparaître dans quelques pays européens. Les ARN de ces pays sont sérieusement gênées et préoccupées. La France n’est pas concernée notamment grâce à l’efficacité des juridictions contrôlant les décisions de l’ARCEP (Conseil d’Etat, Cour d’appel de Paris) qui traitent les recours dans des délais très courts compatibles avec le temps du marché.
La deuxième question résulte des liens croissants entre marchés autrefois bien distincts. L’exemple majeur est celui de la convergence fixe-mobile. Aujourd’hui les marchés de la téléphonie fixe et de la téléphonie mobile sont distincts. Or des opérateurs proposent ou préparent des offres combinant téléphonie fixe et téléphonie mobile. Le cadre actuel de la régulation ne s’oppose pas à ce que ces évolutions technologiques et commerciales soit correctement prises en compte. Par contre, la mise en oeuvre du cadre à travers les textes d’application de la Commission (lignes directrices et recommandations) et la conduite des analyses de marché par les ARN devront être adaptées. Cela suppose une collaboration constructive entre la Commission et les ARN de façon à lier les analyses des marchés qui devraient l’être à l’avenir.
La dernière question est posée par les investissements futurs en fibre optique dans la boucle locale. Certains opérateurs historiques comme Deutsche Telekom réclament un moratoire de la régulation du haut débit en contrepartie de leur engagement à effectuer des investissements en fibre optique. A leurs yeux cette suspension de la régulation serait justifiée par la nécessité d’assurer une rentabilité suffisante à des investissements qui, sinon, ne seraient pas entrepris. Il est clair qu’un tel moratoire aurait pour effet de reconstituer une situation de monopole dans les nombreux pays européens comme la France où la seule infrastructure alternative, à savoir le câble, est faiblement développée. L’ARCEP et la plupart des ARN sont opposées à un tel moratoire. Nous considérons que le cadre actuel est suffisamment souple pour rendre compatibles d’une part, la préservation de l’ouverture de l’infrastructure à tous les opérateurs qui souhaitent y accéder et d’autre part, la rentabilité de l’investissement nouveau dont le financement serait, en quelque sorte, mutualisé.
Au terme de ce tour d’horizon, je n’ai certainement pas traité tous les sujets qui vous intéressent. En particulier je ne vous ai fourni aucune donnée permettant de décrire les évolutions du secteur et de mieux fonder une appréciation des effets de la régulation. Peut-être ai-je voulu éviter le risque d’autosatisfaction ?
Je vous remercie.


CAMEROUN: Le marché noir des téléphones portables fermé
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=14929

Les "tacleurs" de téléphones portables restent présents au lieu dit “ Dubaï ”, malgré l’interdiction du sous-préfet de Douala 1er. Depuis mercredi 11 octobre, les policiers du commissariat central n°1 de Douala et les "tacleurs" (commerçants de téléphones portables) sont au coude à coude au "Carrefour Dubaï". A l'origine de la discorde : la décision sous-préfectorale N° 170/D/C19/01/SP portant "interdiction de tout rassemblement, tout stationnement et toute installation a des fins de négoce sur la voie publique". Le lieu dit "Carrefour Dubaï" est situé à l'intercession entre le boulevard de la Liberté et la rue Castelnau. Depuis environ quatre ans, un marché de téléphones portables s'y est développé. En dehors des boutiques régulièrement installées, l'on y trouve des échoppes qui proposent des téléphones portables et des accessoires. Une activité désormais éprouvante"La police vient de m’arracher six (6) sacs de chargeurs d’une valeur totale de 50 000 Fcfa. On nous demande de partir d’ici. Mais où pourrions - nous aller ?", se plaint Jules, un des nombreux vendeurs de téléphones pourchassés. Dépité, le gaillard ne sait plus où donner la tête. "C’est ici que mous gagnons notre pain et j'ai toute une famille à nourrir ", continue-t-il. Il ne manque cependant pas de dire sa ferme envie de rester. "Nous ne pouvons pas partir tant que Mtn est ici", explique-t-il. La raison est simple. Pour ces vendeurs, il y a toujours une chance de récupérer un client déçu à la direction commerciale de Mtn Cameroon. Dans cette guerre ouverte entre les forces de l'ordre et eux, Jules estime que la véritable cible n'est pas visée. "Le véritable problème, ce sont les enfants de la rue qui ne respectent pas les usagers", soutient - il. Réseau bien huiléAu carrefour Dubaï, l'on a plusieurs catégories de “tacleurs”. Les commerciaux travaillent pour les différentes boutiques et gagnent 200 Fcfa par client. Ensuite, viennent les receleurs chargés de revendre les téléphones volés. Puis les réparateurs de téléphones, chargés de remettre en marche des téléphones qui sont par la suite revendus. Au bout de la chaîne, on a les vendeurs d'accessoires de téléphones. " Les téléphones neufs et de bonne qualité proviennent en majorité de Dubaï et de d'Europe", explique Alain, “ tacleur”. Il continue ses explications : "des téléphones volés par les enfants de la rue sont récupérés et proposés aux clients." Un téléphone acheté à 15 000 Fcfa peut être revendu à 20 000 Fcfa, voire plus si le client se laisse berner. Les bénéfices sont importants, quand la "marchandise" est écoulée. Mais, depuis quelque temps, il y a baisse d’activité. "Les clients ont peur de venir parce qu’il y a la police", explique un tacleur. Le manque à gagner se fait sentir. C’est le cas de Félix : "je réactive le téléphone à 100 francs. Depuis mercredi, je ne gagne plus rien. Or en période normale, je faisais des recettes de deux à trois mille Fcfa chaque jour." Il souhaite que le sous - préfet revienne sur sa décision. "On pourrait installer un poste de police", propose-t-il. Y a des heureuxDans les boutiques, c’est plutôt le soulagement. Pour ce responsable de la boutique Wonder phone, "La décision du sous-préfet sécurise la zone." Et les “tacleurs” ?. "Ils empêchent aux clients de se retrouver dans la boutique, en leur proposant des pacotilles", explique-t-il. Un téléphone de grande valeur en boutique est ainsi proposé à vil prix dehors. Quelques jours après, il ne fonctionne plus. Depuis la ronde de la police, les propriétaires de boutiques rentrent vraiment dans leurs comptes. Marie Florence, une cliente, partage le même avis : "Il faut que ces gars partent. En septembre, j’ai acheté un téléphone de marque Siemens dans une boutique ici. À peine sorti, on me l'a arraché." Elle ne l'a jamais retrouvé.Pour l’instant, vendeurs sur trottoirs et policiers jouent au chat et à la souris au lieu dit "Dubaï". Les “tacleurs” se cachent à l’arrivée de la police. Et lorsque que la police quitte les lieux, ils exercent librement leur activité.

19 octobre 2006


Cameroun: Télécommunications, les voies de la médiation
http://fr.allafrica.com/stories/200610180164.html

L'ART a organisé un séminaire sur les manières de gérer les conflits du secteur par le consensus. Avec trois opérateurs fonctionnels dans le pays, et un marché des télécommunications encore ouvert, le Cameroun ne pouvait que témoigner de l'intérêt pour les nouvelles techniques de gestion des différends proposées par le Commonwealth Télécommunications Organisation (CTO). Des techniques davantage basées sur la médiation et la conciliation, qui ont été placées sous le sigle générique de Mode alternatif de Résolution des Conflits (MARC). Et pour imprégner les différents acteurs tant juridiques qu'opérationnels (avocats, exploitants de réseaux) du secteur à ces nouveaux procédés de gestion des conflits, l'Agence de régulation des télécommunications (ART) et le CTO, ont organisé un séminaire à l'intention des principaux concernés. Les travaux, ouverts lundi dernier à l'hôtel Sawa par le directeur général de l'ART, Jean-Louis Beh Mengue et le représentant du gouverneur du Littoral, devraient s'achever cet après-midi.

Dans son discours d'ouverture, le représentant de l'autorité administrative a campé la pertinence desdits travaux. L'une des difficultés du rôle d'arbitrage du régulateur des télécoms, résidait en effet dans le fait que les informations sur l'interconnexion dont disposent deux opérateurs en conflit, ne sont pas toujours partagées dans leurs détails avec la structure chargée de la régulation. La voie de recours pour sortir du différend pouvait donc être judiciaire, avec des procédures parfois lourdes et lentes. Pour un secteur aussi dynamique que les télécommunications, on s'accommode très peu de telles pesanteurs, vu les impératifs de service du consommateur dans des délais immédiats. D'où, la réflexion des instances internationales sur des alternatives à la fois plus flexibles et rapides dans la résolution de ces conflits, et qui s'est traduite par la mise sur pied du MARC. Les divergences sur des campagnes publicitaires entre opérateurs de mobile, les litiges sur l'attribution de sites ou infrastructures d'exploitation, ou encore les suspicions de concurrence déloyale, sont quelques-uns des conflits courants qui pourront désormais trouver une solution pacifique et consensuelle, par le truchement du régulateur, l'ART. Il s'agira notamment d'un échange important d'informations, d'élaborations de compromis et de propositions concertées entre le régulateur et les différentes parties. Et pour souligner l'importance de cette démarche, le directeur exécutif du CTO a fait le déplacement à Douala pour assister aux travaux, en compagnie de deux experts étrangers qui auront apporté leurs précieux enseignements aux séminaristes camerounais.

Les fournisseurs d'accès Internet (FAI) iraniens ont commencé à réduire la vitesse d'Internet chez les particuliers et dans les cybercafés en conformité avec une directive gouvernementale imposant un débit limité.
Un responsable a précisé la semaine dernière que le ministère des Télécommunications avait "interdit" aux FAI de proposer des connexions internet de plus de 128 kilooctets par seconde (128 Kbps), rapporte l'agence de presse officielle Irna, sans précision sur les raisons de cette interdiction. Selon les spécialistes, alors que les connexions en 256 Kbps ou en 512 Kbps, voire davantage, sont de plus en plus répandues dans le monde, les internautes iraniens vont désormais souffrir de lenteurs excessives lors du téléchargement d'un morceau de musique ou d'autres fichiers sur le web.
Les entreprises sont pour l'instant épargnées par cette décision. Le travail des étudiants et des chercheurs sera entravé par cette restriction, selon ses détracteurs, qui y voient aussi une pression supplémentaire sur les médias de la part du régime du président Mahmoud Ahmadinejad. "Une fois de plus, l'un des plus importants outils d'information est confronté aux restrictions et discriminations du nouveau gouvernement", écrit le journal d'opposition Etemad-e Melli. Un ingénieur internet iranien qui a requis l'anonymat a indiqué que sa société avait commencé ce week-end à réduire la vitesse de l'accès internet chez les particuliers et dans les cybercafés, mais pas dans les entreprises. Le responsable du ministère des Télécommunications a fait savoir que l'interdiction ne serait levée qu'après la mise en place d'une régulation des services ADSL (internet à haut débit), rapporte l'Irna.
Cette dernière déclaration a jeté le trouble sur le caractère temporaire ou non de l'interdiction, mais un responsable de FAI a dit s'attendre à ce qu'elle perdure. L'Iran bloque les sites Web comme ceux de la BBC, y compris dans sa version en farsi, considérée par Téhéran comme étant de "tendance anti-iranienne". Les paraboles sont également interdites parce que, selon les autorités, elles transmettent dans les foyers iraniens les valeurs "corrompues" du monde occidental.



Gora Diaw, Président Directeur général AMITELO Afrique : « Amitelo vient en complément aux opérateurs »

http://www.osiris.sn/article2548.html

Amitelo AG est une multinationale européenne de télécommunications leader dans les solutions de voix sur IP en Europe et dont le siège se trouve à Zurich, en Suisse. Coté à la Bourse de Francfort, Amitelo regroupe quelque 17 filiales à travers le monde, surtout en Allemagne, en Espagne, en Autriche, en Argentine, aux Etats- Unis, au Canada et en Afrique. C’est un Groupe qui fournit des solutions aux opérateurs de télécommunications, aux gouvernements à travers le monde. Au Sénégal où la principale préoccupation du gouvernement se trouve être le service universel, plus particulièrement la téléphonie rurale, Amitelo présente ses arguments dans ce segment.

M.le PDG, d’où est venue l’idée d’implanter Amitelo en Afrique et surtout l’ouverture du siège régional à Dakar ?
Comme je le dis souvent, l’Afrique, aujourd’hui, est le deuxième marché des télé- communications après la Chine. Et dès le départ, la stratégie de Amitelo c’était d’investir ce marché émergeant en apportant la technologie et le financement nécessaire. Pourquoi Dakar comme siège du bureau régional ? Parce que du point de sa position stratégique, ses infrastructures de télécommunications très développées, Dakar présente les meilleurs atouts. L’idée d’implanter Amitelo en Afrique va aussi de pair avec un soucis de positionnement dans un marché vierge et tout en misant sur l’expertise nationale. Ainsi, Amitelo a entièrement fait confiance à des locaux,pour développer le business en Afrique, ce qui signifie qu’Amitelo veut se positionner comme une société de télécommunications pour les Africains et par les Africains. Parce que nous avons réussi à persuader le Groupe Amitelo et les investisseurs européens sur le fait qu’il doit miser sur l’expertise locale, au lieu de continuer à délocaliser des ressources humaines. Nous leur avons servi comme exemples des pays comme la Malaisie et l’Inde qui se sont bien positionnés avec un développement qui ne se repose que sur les ressources humaines locales.
Seulement, ce que nous avons délocalisé, c’est l’infrastructure et les technologies. Nous comptons donc sur cette expertise nationale combinée avec la technologie et les investissements, pour apporter notre contribution dans le développement des Nouvelles technologies de l’information et de l’infrastructure au Sénégal et en Afrique.

Comment s’est passée cette percée en Afrique ?
Au départ, et pour plusieurs raisons, nous avons pu en tant que mebre du Conseil d’administration du Groupe Amitelo, convaincre le conseil d’ouvrir un bureau à Dakar. Il s’agissait pour nous de lister les pays émergeants et à partir du Sénégal on pourrait apporter notre expertise. C’est la raison pour laquelle après la création de Amitelo Afrique, nous avons créé des filiales d’Amitelo Afrique, tout pour montrer que notre stratégie se repose l’utilisation de l’expertise locale africaine. Aujourd’hui, nous avons ouvert un bureau au Burkina Faso, au Mali, au Togo et en Sierra Leone.
Les deux préoccupations majeures de Amitelo c’est déjà de participer au développement des nouvelles technologies et à la création d’emplois. Il s’agit aussi pour nous d’accompagner ces gouvernements dans leurs plans de développement en ce qui concerne des secteurs comme les télécommunications dans le monde rural, parce que nous sommes convaincus qu’en diminuant le Service universel, on réduit la fracture numérique déjà entre les différentes parties d’un pays et enfin de compte entre nos pays et ceux du nord.
Au moment où la plupart des opérateurs qui investissent le marché africain visent des segments aussi rentables que le mobile, Amitelo s’investit au niveau du service universel.
Qu’est-ce qui pourrait d’Amitelo expliquer un tel choix ?
Comme je l’ai affirmé tantôt, notre souci avons pu, en tant que membre du Conseil principal c’est d’accompagner le développement de l’Afrique. Pour illustrer cela, dès le début, la Fondation Amitelo a été portée sur les fonts baptismaux. Cette fontion a pour objectif de prendre légalement une partie du profit réalisé par le groupe Amitelo qui a fait quand même un chiffre d’affaires de 65 milliards F Cfa cette année, pour financer légalement en partenariat avec les Etats, le développement des télécommunications dans le monde rural. Aujourd’hui, des partenaires européens et des organismes internationaux nous appuis dans cette stratégie de développement. Pour faire du profit, c’est au eau de la Bourse de Francfort et avec d’autres filiales qui sont des opérateurs Argentine, en Colombie et nous venons gagner un marché de 140 millions d’eu- au Venezuela. Nous avons une licence lM en Sierra Leone. Notre stratégie dans ce pays c’est de développer le CDMA le WIMAX pour pouvoir toujours couvrir non de rural.
Donc, notre ambition au Sénégal ou dans autres pays africains n’est pas de venir 1planter comme un opérateur de télécomunications qui va concurrencer les opérateurs existants.
Amitelo a engagé un processus de négociation avec le gouvernement du Sénégal.
peut-on avoir une idée de l’état d’avancement de ce projet ?
J’ai cherché à impliquer le gouvernement Sénégal par l’intermédiaire du ministère les Postes et Télécommunications lors lancement de notre bureau régional se trouve à Casablanca. Parce que le Maroc s’est positionné aujourd’hui, pour la simple et bonne raison qu’au mois de février dernier quand Amitelo organisait sa réunion annuelle, il y avait une forte présence du gouvernement marocain qui était venu avec trois ministres dont celui de l’emploi, des Télécoms et de la Fonction publique. En cette occasion, ils ont défendu leur dossier pour favoriser l’implantation de Amitelo au Maroc parce que derrrière il y avait des emplois à créer.
Ainsi, dans le cadre de la préparation du lancement du bureau régional à Dakar, j’ai .impliqué l’autorité en lui disant que nous les privés qui avons comme ambition de participer au développement de ce pays, nous avons fait venir des investisseurs privés, maintenant c’est à l’Etat du Sénégal qui doit se battre auprès de ces privés pour élargir l’assiette de ces investissements. C’est ainsi qu’à Casablanca, le ministre nous a informé de sa préoccupation de connecter le monde au téléphone. A l’issu de cette rencontre, nous avons proposé au Gouvernement du Sénégal une convention pour étudier et lister avec les partenaires opérateurs, l’Agence de régulation, les poches qui n’ont aucune chance d’être connectées dans les deux à trois ans. A notre niveau, nous allons proposer des solutions rapides, basées sur des technologies modernes, aux populations rurales, à moindre coût et en leur donnant non seulement le téléphone, mais l’Internet. Et à ce niveau, nous irons plus loin pour apporter des contenus multimédias qui collent aux préoccupations des populations. je pense que très rapidement nous allons finaliser la convention, pour permettre aux ruraux de se connecter.

Nous allons utiliser le satellite avec une nouvelle technologie qui vient de sortir. Une technologie basée sur le IP (Internet Protocol), presque le même principe qu’avec la télévision numérique. Il s’agira juste de mettre un return Channel qui est l’IP, c’est-à-dire qu’on va mettre de l’IP dans le même canal que l’image. L’avantage est que nous travaillons avec le leader dans le domaine des satellites Panamsat Intelsat pour disposer d’un hub qui va couvrir toute l’Afrique de l’Ouest. Une véritable préoccupation en Afrique parce que nous n’avons pas de capacité au niveau satellitaire, nous ne pouvons que louer de la capacité auprès de ces groupes. Donc, dans ce marché des télécoms, nous venons en complément à ces opérateurs déjà sur place. Pourquoi ne pas imaginer des package Opérateurs/Amitelo, ou Gouvernement du Sénégal/Amitelo pour offrir des solutions complémentaires. Cette convention de partenariat avec le ministère des Télécoms qui est à l’étude, nous l’avons déjà signé au Mali. Et le gouvernement du Maroc viens de finaliser avec le Groupe Amitelo la signature d’une convention pour l’installation de 5000 callShop.



Interview de Jean-Noël TRONC sur afrique-régulation
http://www.mobinaute.com/mobinaute/article.php?id=20061015114918

Selon Jean-Noël TRONC, Orange : "Il n'y aura pas de 4ème opérateur 3G en France" Nouveau directeur général d'Orange Mobile, Jean-Noël Tronc revient sur la stratégie de l'opérateur et évoque l'avenir de la marque sur le Web et dans le monde.
JB - Jean-Noël TRONC bonjour. Dans quelques semaines, vous allez fêter les deux ans de votre réseau 3G. Les revenus de l'internet mobile sont-ils à la hauteur de vos espérances ?

JNT - La 3G est incontestablement l'avenir de la 2G et nous sommes très satisfaits de ce nouveau réseau. Notre stratégie en matière d'internet mobile repose sur 4 points :
- Déployer des réseaux haut débit mobile accessibles au plus grand nombre, qu'il s'agisse de 2G/EDGE, de 3G/UMTS ou désormais de 3G/HSDPA
- Mettre à la disposition de nos clients la plus grande gamme de terminaux multimédia
- Proposer un maximum de contenus et services sur le portail Orange World
- Et enfin choisir le bon modèle marketing, avec des options d'abondance sur le trafic data.

Quand ces quatre éléments sont réunis, on aboutit à un cercle vertueux. Prenons l'exemple de la télévision mobile. La consommation de nos 500.000 mobispectateurs est ainsi passée de 30 minutes par mois à plus de deux heures. Une fois que nous aurons développé les usages, les revenus suivront. Aujourd'hui, les revenus data représentent 17% de notre chiffre d'affaires et notre objectif est de faire croître ce chiffre dès l'année prochaine.

L'ARCEP a lancé une consultation sur la 4e licence UMTS. Croyez vous à un quatrième opérateur 3G en France ? Avec sa licence Wimax, Free pourrait-il jouer ce rôle ?
Nous nous réjouissons que l'Arcep ait lancé la consultation sur la 4e licence UMTS car elle répond à un besoin de clarification. C'est également l'occasion de rappeler que Orange a investi 5 milliards d'euros dans son réseau GSM, 3,5 milliards d'euros dans son réseau 3G, quelques centaines de millions d'euros dans des améliorations EDGE et HSDPA ou dans les hotspots Wifi sans oublier les 150 millions d’euros que les opérateurs mobiles pourraient avoir à verser à l'Etat français en 2007 pour les droits d'usage des fréquences.

Dans ce contexte, notre conviction est qu'il n'y aura pas de 4e opérateur 3G en France et que l'ARCEP doit redistribuer les fréquences 3G aux opérateurs existants. Contrairement aux chaînes de télévision, les opérateurs mobiles payent pour l'utilisation du spectre radio et nous avons besoin de ces fréquences pour satisfaire les 23 millions de clients d'Orange ou de MVNO qui utilisent notre infrastructure.

Pour ce qui est du wimax, nous pensons que c'est avant tout une technologie complémentaire de l'ADSL, dans les zones à faible densité. Une borne Wimax peut certes couvrir une grande zone géographique mais la bande passante est partagée. D'après nos calculs, une couverture wimax mobile coûterait finalement aussi cher à l'opérateur qu'une couverture 3G.

Avec Pikeo, Orange va lancer une nouvelle génération de services destinés à tous les internautes. Souhaitez vous rivaliser directement avec des champions du web comme Google, Yahoo ou Microsoft ?
Nous souhaitons en effet proposer à tous les internautes ce nouveau service, qui permettra de partager les images prises avec son téléphone de manière fluide et conviviale. En fonction du succès de Pikeo, nous étudierons le lancement d'autres marques de services à destination de l'ensemble des internautes et des mobinautes.

Orange est une marque aux ambitions mondiales. Pourriez vous lancer des opérateurs virtuels, fixes et mobiles, dans les pays où vous ne contrôlez pas l'infrastructure réseau ?
Orange est déjà présent dans plus de 180 pays grâce à son offre "Orange business Services", destinée aux hommes d'affaires. Nous avons des réflexions sur la question d'un MVNO Orange mais pas de projet concret.

Ces dernières années, nous avons assisté à une première convergence entre les univers informatiques, télécoms et audiovisuels. Orange travaille désormais sur des outils de paiement. La seconde convergence se fera t'elle avec le monde bancaire ? On peut tout à fait l'envisager et cette mutation est d'ailleurs déjà en cours au Japon. En France, Orange a lancé le m-cadeau, qui permet déjà d'acheter un cadeau numérique (logo, sonnerie, etc..) et nous venons d'étendre cette logique à la recharge de comptes prépayés. C'est une innovation marketing majeure qui va dans le sens du paiement par mobile. Orange mène également depuis l'année dernière une vaste expérimentation autour de la technologie Near Field Communication (NFC) à Caen, avec des applications dans le paiement en caisse d'un monoprix, dans le paiement au péage d'autoroute, dans l'accès à un parking Vinci mais également information de proximité avec la mairie ou information commerciale avec ClearChannel. Ces services seront probablement proposés à une plus vaste échelle dès l'année 2007.

18 octobre 2006

France Telecom : nouvelle solution chez Orange Business Services
http://finances.voila.fr/actualite/avis.html?page=&id=boursier_ns_fr:1161078960&sym

Orange Business Services, la branche entreprises de France Telecom, propose "Business Together", sa nouvelle suite de communications sur interface unique pour favoriser le travail en équipe : téléphonie, travail collaboratif, messagerie instantanée, services de joignabilité.... L'interface est accessible en toute sécurité depuis un PC, un IP Phone ou un smartphone mobile.
Business Together est une solution complète : elle comprend le logiciel et les services, ainsi que les communications téléphoniques entre les collaborateurs qui en sont équipés. Elle sera d'abord disponible en France à partir du 15 novembre 2006 pour les entreprises équipées d'un réseau Equant IP VPN.


Investissement dans les Tics : Les privés africains pas encore connectés

En Afrique, rares sont les investisseurs privés qui exploitent le secteur des Technologies de l’information et de la communication. Autrement, la mobilisation de capitaux en direction du secteur des Tics n’est pas très développée dans le continent. Le constat est de Matar Seck, expert en Tics de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
M. Seck en a fait, hier, la remarque lors de sa présentation portant sur les objectifs de l’atelier sur la ‘Formulation et la mise en œuvre des politiques en Afrique. Renforcer la capacité des différents acteurs’. Ainsi, il appelle les différents acteurs des Technologies de l’information et de la communication à travailler à une stimulation de l’investissement privé africain vers ce secteur.
Selon Matar Seck, trois problèmes majeurs constituent des blocages à l’épanouissement des investisseurs du secteur privé vers le secteur des Tics. Il s’agit, explique-t-il, du cadre réglementaire qui n’est pas propice à l’investissement des privés, de la recherche de financement et du renforcement des capacités.
Donnant l’exemple sur les capitaux des opérateurs de téléphonie nationale implantés dans les pays africains, Matar Seck souligne qu’il y a très peu de pourcentage du secteur privé national. D’ailleurs, fait remarquer Matar Seck, le nom de ces opérateurs sonne africain, mais ce sont les capitaux étrangers qui tirent les ficelles. Ce qui n’est pas, dit-il, une bonne note pour la promotion de l’investissement privé africain dans ce secteur.
Dans sa présentation, Matar Seck a également souligné la nécessité de promouvoir le dialogue pour les différents acteurs évoluant dans le secteur des Tics. ‘Acteurs, gouvernements, sociétés civiles, experts, universitaires doivent conjuguer leurs efforts et développer une politique harmonisée du développement des Tics’, préconise-t-il.
Prenant l’exemple de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui développent chacune des politiques de Tics, M. Seck estime qu’il y a lieu d’harmoniser aussi bien au niveau des experts que des décideurs. Pour lui, ce renforcement des dialogues entre les différents acteurs ne peut qu’être bénéfique au secteur
.
Ce présent atelier, qui a vu la participation des représentants des gouvernements, des régulateurs, des institutions et/ou organisations en charge de la mise en œuvre des politiques nationales Tics, les opérateurs et prestataires de services, les associations des consommateurs, du secteur privé, de la société civile, les institutions de recherche, les partenaires au développement, aura pour but de faciliter la prise de décision au niveau politique pour la mise en œuvre d’une véritable société de l’information inclusive en Afrique.
Au cours de cette rencontre de Dakar, différents thèmes seront abordés. Il s’agit des stratégies nationales Tic : défis et opportunités pour l’accès communautaire, la problématique du secteur universel. Les débats porteront également sur les nouveaux défis de la réglementation dans le contexte actuel de la convergence et la problématique du service universel.
Organisé après celui de Johannesburg sur le thème ‘La prise de décision dans les économies émergentes’, l’atelier, qui été ouvert, hier, prendra fin après demain.


Privatisations : Le rôle mineur des agences de régulation
http://www.quotidienmutations.net/mutations/50.php?subaction=showfull&id=1161136069&archive=&start_from=&ucat=50


Certaines sont dépendantes des entreprises à contrôler, d'autres secteurs n'en connaissent pas.

La plupart des entreprises privatisées, qui font problème aujourd'hui au Cameroun, ont été préalablement diagnostiquées. Au cours d'un débat récemment organisé au Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), le responsable du cabinet Prescriptor, M. Babissakana, a axé son propos sur l'efficacité des structures de régulation dans chaque secteur d'activité. Pour la plupart des cas, il s'est agi, dans le cadre de ce processus de privatisations décidé par l'Etat sur recommandation de la Banque mondiale, d'un simple "transfert de monopole public au privé". Il faut donc, soutient M. Babissakana, une "réforme des régulateurs sectoriels, une réforme de la Commission nationale de la concurrence" et, de toute urgence "des régulateurs dans le secteur de l'eau, et des chemins de fer". Parce que "la régulation [y] est totalement défaillante". Pour essayer de corriger les défaillances de l'Etat, le président de la Commission technique des privatisations et de liquidation, Aminou Bassoro, annonce la création, en collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances, d'un "cadre juridique contraignant pour le suivi des entreprises privatisées".
Pour arriver à cette situation, le processus des privatisations a été suffisamment étudié, et de nombreux décalages relevés entre la norme et le comportement des repreneurs. "En 1994, lorsque la Cameroon Airlines (Camair) et la Régie nationale des chemins de fer du Cameroun (Rncfc) sont inscrites sur la liste des entreprises à privatiser, le cadre juridique n'a pas encore été mis en place", constate-t-il. En attendant l'aboutissement du processus de privatisation de la compagnie nationale aérienne, la Rncfc est devenue Camrail depuis juillet 1999. Malheureusement, le repreneur des chemins de fer, qui est dans la même situation de monopole que l'était la Régie, fonctionne aujourd'hui sans régulateur. La conséquence est que le repreneur ne fait que ce qui lui plait. "On ne peut rien attendre de ces gens. Ils ne sont là que pour s'enrichir", martèle M. Babissakana.
La même erreur commise par l'Etat avec les chemins de fer est malheureusement en train de se reproduire avec le secteur de l'eau. L'Etat doit donc corriger ses défaillances, selon une thèse répandue dans les milieux d'affaires. Tout comme le secteur de l'électricité, où les activités du régulateur, à savoir l'Agence de régulation du secteur de l'électricité (Arsel), sont dépendantes des moyens mis à sa disposition par l'entreprise régulée, Aes-Sonel. Conséquence, "l'Etat a plus liquidé que privatisé", soutient M. Babissakana. Ce dernier est rejoint dans cette position par un acteur majeur des privatisations au Cameroun. L'ancien directeur général de Camtel Mobile (dont la licence d'exploitation a été vendue au groupe Mtn), Patience Eboumbou, a révélé les dernières tractations en vue de la cession de Mtn Mobile.
Défaillances
"A l'époque, on m'avait convaincu de ce que cette licence ne pouvait pas être vendue à plus de 15 milliards de francs Cfa, parce que le groupe Orange venait d'acquérir une licence à 10 milliards de francs Cfa. Or, je soutenais qu'il fallait au moins 100 milliards de francs Cfa, parce que le retour à l'investissement est très rapide dans le secteur des télécommunications. L'offre a été améliorée et on a finalement vendu Camtel Mobile à 40 milliards de francs Cfa", affirme Patience Eboumbou.
Dans un mémoire soutenu par Mme Lele à l'Ecole nationale d'administration (Ena) de France, il est d'ailleurs indiqué "les efforts déployés par l'Etat du Cameroun, pour réguler d'importants secteurs dont il a dû se désengager, du fait du libéralisme dominant et des contraintes de la mondialisation". Et, pour atteindre cet objectif, le mémoire décrit les secteurs d'activités concernés par la régulation. "Il analyse et évalue, ensuite, l'action des agences de régulation dont il souligne les succès et rend compte des limites". Le travail s'intéresse, enfin, aux voies de futur de l'activité de régulation étatique au Cameroun.
Au terme de cet itinéraire, le mémoire parvient à la conclusion que "le bilan des agences de régulation au Cameroun est mitigé, du fait de leur relative subordination par rapport à l'Etat, des privilèges octroyés à quelques opérateurs et du déficit d'information dont souffrent les usagers, par rapport à l'activité de ces agences". Le mémoire conclut, par ailleurs, qu'une amélioration de l'action des agences de régulation au Cameroun passe par "le renforcement du cadre juridique de la régulation, l'implication décisive de l'Etat dans le financement des infrastructures, autant que par des réformes dont le travail dévoile les grands traits".
Faute d'un suivi ou d'un régulateur efficace, certaines entreprises privatisées n'ont pas respecté certaines clauses du cahier de charges. Le directeur général de Gmg Hévécam, Jean Marc Seyman, reconnaît par exemple que les 25 % des parts réservées aux privés camerounais après le processus de privatisation n'ont toujours pas été cédées. En plus de ces violations observées dans les procédures des privatisations, ces dernières n'ont pas non plus contribué à une meilleure compétitivité de l'économie.
"Il faut au moins 300 000 entreprises pour que ça commence à bouger. Or, actuellement le Cameroun tourne autour de 100.000 entreprises plus ou moins organisées. Un chiffre qui ne peut pas efficacement contribuer à une meilleure compétitivité de l'économie", reconnaît le patron du cabinet Prescriptor. "La productivité s'est même dégradée pendant la période des privatisations. L'obsolescence des équipements s'est accrue de 37 % ", poursuit-il. Alors que l'un des objectifs des privatisations était, d'après le président de la Commission technique des privatisations et de liquidation, "d'assainir les finances publiques". Parce que, affirme Aminou Bassoro, "un diagnostic effectué en 1988 a permis de constater que l'Etat accordait 150 milliards de francs Cfa par an de subventions aux entreprises".

17 octobre 2006


Le Yalta du mobile coûtera 534 millions aux opérateurs
http://www.journaldunet.com/0512/051202mobiles.shtml

Orange a été condamné à 256 millions d'euros d'amende, SFR à 220 millions et Bouygues Telecom à 58 millions, pour pratiques anti-concurrentielles. Tous font appel, en attendant les plaintes des consommateurs. En somme 534 millions d'euros, c'est l'amende record qui a été infligée aux trois opérateurs mobiles français, reconnus coupables par le Conseil de la concurrence d'avoir échangé des informations sur leurs parts de marché et d'avoir gelé ces parts de marché entre 2000 et 2002. C'est principalement cette deuxième accusation que les opérateurs réfutent, Orange, SFR et Bouygues Telecom ayant d'ailleurs annoncé leur intention de faire appel de ces sanctions.
Les sanctions infligées aux opérateurs par le Conseil de la concurrence Les amendes se partagent de la manière suivante : 256 millions d'euros pour Orange, 220 millions d'euros pour SFR et 58 millions d'euros pour Bouygues Telecom. Des chiffres qui restent en-dessous du maximum prévu par la loi, qui était de 10 % du chiffre d'affaires. Orange et SFR se sont ainsi vus affliger une sanction représentant un peu plus de 3 % de leurs chiffre d'affaires, tandis que celle attribuée à Bouygues Telecom n'excède pas 2 % des revenus du troisième opérateur mobile en 2004. Explication du Conseil de la concurrence : les pratiques jugées sont certes anti-concurrentielles, mais elles "n'ont pas le caractère de gravité d'une entente expresse sur les prix ou de répartition de marchés." Par ailleurs, le Conseil a reconnu qu'il ne pouvait être imputé de responsabilité plus forte à un opérateur qu'à un autre.Quoi qu'il en soit, l'amende est une première. Jamais le montant infligé à une société pour pratique anti-concurrentielle n'avait été aussi élevé. La décision a été motivée notamment par la taille du marché (de 3,35 milliards d'euros en 1998 à 13,21 milliards d'euros à la fin des pratiques en 2003), par le dommage à l'économie, reconnu comme très important et par le fait que les trois opérateurs s'étaient vus accorder une licence de la part de l'Etat, contre laquelle ils devaient s'efforcer de développer la concurrence au profit du consommateur.
Les opérateurs réfutent et font appel Des accusations que les trois opérateurs continuent de réfuter. Orange, dans un communiqué, s'insurge contre une "sanction infondée et gravement disproportionnée", tout en soulignant que le secteur des télécommunications a réalisé 60 milliards d'euros d'investissement en dix ans et généré 250.000 emplois induits. Pour SFR, "l'amende infligée est hors de proportion avec toutes celles déjà données par le Conseil de la concurrence sur d'autres affaires de même nature." Bouygues Telecom, pour sa part, affirme qu'il s'était plaint à plusieurs reprises auprès des autorités du manque de concurrence sur le marché et rappelle dans un communiqué que sa part de marché a baissé de 3 % durant la période étudiée. L'affaire n'est donc pas terminée, d'autant que certains invoqueraient également un vice de forme, en raison de la divulgation de certaines parties du dossier et des informations sorties dans la presse en août dernier. Les opérateurs peuvent aussi s'attendre à affronter plusieurs plaintes de la part des utilisateurs et des associations de consommateurs. L'UFC-Que Choisir, à l'origine de la plainte en février 2002, a d'ailleurs réagi aussitôt en lançant un site Internet, Cartelmobile.org, sur lequel les consommateurs pourront calculer le préjudice subi, puis s'associer à la plainte que déposera l'association. "Notre méthode de calcul, qui se base sur une comparaison avec des marchés où la concurrence était forte à l'époque, comme le Danemark et la Finlande, a même été favorable aux opérateurs", estime Julien Dourgnon, directeur des études de l'UFC-Que Choisir, qui chiffre le préjudice total à 1,2 milliard d'euros pour les 27 millions de clients concernés. Un chiffre que le commissaire du gouvernement situe plutôt entre 300 et 600 millions d'euros. Ainsi, selon l'UFC, certains clients pourraient réclamer de 50 à 180 euros, selon les forfaits qu'ils possédaient et la période durant laquelle ils étaient abonnés. Les différences entre les opérateurs seraient minimes, selon son directeur des études. Mais l'association, qui table sur plusieurs dizaines de milliers de plaintes individuelles, reconnaît que le droit français pose problème quant à une éventuelle plainte collective.

Des projets seraient en cours pour permettre une plus grande souplesse dans le dépôt des plaintes, pour aller dans le sens de class actions à l'américaine. D'autres associations, comme CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) pourraient se joindre au mouvement. La facture serait alors alourdie pour des opérateurs, qui risquent surtout de subir des retombées fortes en termes d'images. En effet, selon l'ensemble des analystes, les sanctions n'auront pas d'effet immédiat sur les positions actuelles. Pour ce qui concerne l'ouverture à la concurrence, les associations de consommateurs ont de nouveau exprimé leur insatisfaction, avec deux prochains chevaux de bataille : la baisse du prix des SMS et la révision des conditions d'accès au marché pour les MVNO, avec notamment une baisse du prix de gros des minutes de communication fournies par Orange et SFR, jugé par l'UFC comme le "plus haut d'Europe". Pour Julien Dourgnon, "il suffirait d'offrir des conditions plus avantageuses à deux trois acteurs pour relancer la concurrence, alors que les MVNO sont aujourd'hui obligés de vendre leurs forfaits à perte."



Orange propose les émissions d'Europe 1 sur son portail Internet

http://www.atelier.fr/medias-loisirs/orange,propose,emissions,europe,1,portail,internet-33112-30;actu.html


Europe 1 et Orange viennent de signer un partenariat dans le but de diffuser sur le site Internet de l'opérateur plusieurs programmes, des chroniques et des flashs d'information de la station.
Dans un premier temps, Orange mettra en ligne les programmes de 6h à 9h15 d'Europe 1, ainsi que l'interview de Jean-Pierre Elkabbach, la revue de presse de Michel Grossiord, les chroniques économiques d'Eric Izraelewicz et d'Axel de Tarlé, ainsi que la totalité des programmes en direct. A terme, la grande émission politique de la station, "Le Grand Rendez-vous", devrait être ajoutée au panier. Celle-ci est diffusée le dimanche de 18h à 19h. Grande nouveauté : les internautes pourront, à la fin de l'émission, échanger avec l'interlocuteur du jour sur le Chat du portail de 19h à 19h30. Après le podcast, qui permet le téléchargement de certaines émissions, ce partenariat devrait permettre à Europe 1 de renforcer sa visibilité sur les nouveaux médias et à la filiale de France Télécom de fidéliser ses abonnés. La convergence se décline sur tous les supports !




ATT: La FCC a reporté sa décision pour la fusion avec BellSouth

http://bourse.jdf.com/actualites.html?id=061882&genre=FLASHS%20ETRANGERS&ticker=&pays=FR

On apprenait vendredi soir que la Commission fédérale des communications américaine (FCC) venait de reporter sa décision sur le projet de rachat de BellSouth par le géant ATT. Cette décision s'explique par des oppositions à ce projet qui doit créer le plus gros opérateur téléphonique du pays.
Il faut rappeler que le groupe TT a prévu de racheter BellSouth pour 67 milliards de dollars, une opération qui a déjà été approuvée en juillet par les actionnaires des différents groupes.
En terme de clientèle, la fusion créerait le premier opérateur téléphonique américain, avec 70 millions de clients pour le téléphone et 10 millions pour l'Internet haut débit.



AMITELO devient fournisseur de télécommunications national du Sénégal ?

http://www.prnewswire.co.uk/cgi/news/release?id=181623


Le fournisseur de télécommunications AMITELO sera détenteur d'une licence de troisième fournisseur de télécommunications national du Sénégal. Comme cela a été rendu public la semaine dernière lors d'une conférence de presse à Dakar en présence de représentants du ministère des télécommunications sénégalais, AMITELO va proposer, à brève échéance, des services de Voice over IP et large bande sur l'ensemble du territoire.
Depuis qu'elle existe, AMITELO a toujours attaché une importance particulière à l'intégration au sein des réseaux de télécommunications - téléphonie et Internet - des régions du monde les moins fournies dans ce domaine. Dans ce contexte, l'entreprise se concentre sur l'Europe du Sud ainsi que l'Afrique du Nord et de l'Ouest. Après le Togo et le Mali, elle va maintenant étendre ses activités au Sénégal, l'un des pays exemplaires d'Afrique. À la tête de ce pays qui compte environ 12 millions d'habitants, le président Abdoulaye Wade s'est attelé à la tâche de moderniser le Sénégal qu'il ouvre aux investisseurs étrangers. Avec environ cinq millions de salariés, le Sénégal enregistre un PNB de plus de 1,6 milliards de dollars.
En 2005, on comptait moins de 300 000 lignes de réseau fixe et, dans chaque ville, il existe une liste de clients attendant la pose d'une ligne téléphonique depuis des mois, voire des années, une indication du potentiel gigantesque que renferme ce marché. Après la mise en place de réseaux WLAN et VoIP dans 13 000 villages au total, AMITELO proposera, outre des services de téléphonie, des services large bande à des prix avantageux. L'entreprise apporte ainsi une importante contribution en vue de l'élimination de la fracture numérique, l'un des aspects les plus importants pour le Président Wade. Convaincue de l'importance du marché africain, AMITELO étend ses activités à un marché en croissance doté d'un chiffre d'affaires potentiel énorme pouvant facilement atteindre un montant en millions à deux chiffres.
Au sujet d'AMITELO AG: AMITELO AG (www.amitelo.ag), dont le siège est à Zurich, est une entreprise technologique innovante, agissant au niveau international et spécialisée dans des domaines de télécommunication à forte croissance comme VoIP, Sky-DSL, ADSL, facturation et call center. Les activités de l'entreprise sont principalement la téléphonie par Internet (VoIP) ainsi que d'autres technologies de télécommunications, spécialement dans les régions les plus diverses d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Sud, une expansion à d'autres marchés mondiaux étant prévue dans un proche avenir. Dans ce domaine, AMITELO AG poursuit une stratégie de croissance offensive dans le cadre de laquelle les efforts de croissance organique et par acquisition sont étroitement liés et contribuent à atteindre les objectifs de chiffre d'affaires et de rendement.

13 octobre 2006


La Caisse d'épargne lance un PayPal du mobile http://www.lexpansion.com/art/32.0.147732.0.html

La Caisse d'épargne lance "movo", un service de transfert d'argent entre particuliers par SMS. Ciblant les jeunes de toutes les banques, "movo" sera confronté à la concurrence de PayPal et des opérateurs mobiles.
La Caisse d'Epargne aime les jeunes, qui représentent le quart de ses clients. Et comme les jeunes aiment leur téléphone portable, l'écureuil a créé pour eux « movo », le premier service français de paiement entre particuliers sur mobile. Sébastien Rohart, directeur de la distribution de la Caisse d'Epargne, n'hésite pas à parler d'un service de paiement « P2P » qui « se colle à la génération Web 2.0 ». Plus prosaïquement, « le téléphone est déjà pour les jeunes un couteau suisse, mais il lui manquait une fonction de paiement », ajoute Erik Pointillart, directeur de la banque de détail. Pour rembourser son copain qui nous a avancé une place de concert, oubliez donc les pièces de monnaie qui alourdissent les poches. Un SMS envoyé à « movo » et l'affaire est réglée.

Du moins en résumé. Car pour transférer de l'argent, il faut au préalable s'être inscrit sur le site de « movo », avoir indiqué son numéro de téléphone et entré les coordonnées de son RIB. Le code secret alors fourni doit être précisé dans chaque SMS émis, à côté du montant et du numéro de téléphone du bénéficiaire qui reçoit alors un SMS d'alerte. S'il a un compte « movo », le virement est directement demandé et un accusé de réception envoyé à l'expéditeur. Dans le cas contraire, le bénéficiaire doit s'inscrire et fournir ses coordonnées bancaires. Pour l'heure, le service est réservé aux clients de la Caisse d'Epargne, mais il devrait être étendu, une fois des questions de régulation résolues, à ceux des autres banques françaises au cours de l'année 2007... Et l'Europe pourrait suivre. S'il existe déjà en parallèle un équivalent par audiotel, des paiements par wap, i-mode et Internet sont aussi envisagés.
Dès sa première année, « movo » souhaite toucher 400.000 personnes, soit 1% des clients mobiles qui envoient des SMS. Toutefois, il existe quelques freins à son utilisation. Le prix d'abord. L'émetteur paie le prix du SMS plus une surtaxe de 50 centimes. « Nos clients ne voulaient pas que cela leur coûte plus qu'un timbre », justifie Erik Pointillart. Mais il faut aussi souscrire à un abonnement annuel de 6 euros, offert la première année aux clients de la banque. Ensuite, il y a le délai du virement, au minimum de deux jours, beaucoup plus long qu'un échange de monnaie. Enfin, il existe un plafond de 600 euros par semaine en émission (150 euros maximum par transaction) et 1000 euros par an en réception. Selon des études menées avant le lancement, les clients seraient prêts à faire cinq à sept transactions par an de 15 à 20 euros en moyenne. Autement dit, « movo » ne se substituera pas aux moyens de paiement quotidiens.
Enfin, « movo » devra aussi compter avec la concurrence. Celle des autres banques, tout d'abord, qui ne manqueront pas de réagir. Celle des opérateurs mobiles, ensuite, qui suivent les réussites dans ce domaine de NTT Docomo au Japon. Enfin celle des acteurs de l'Internet qui rêvent de conquérir les téléphones. En France, PayPal a lancé une offre similaire au printemps dernier. Toutefois, les transactions sont généralement plus chères et moins rapides. L'argent arrive en effet sur le compte PayPal qu'il faut ensuite virer vers son compte bancaire.





Entente entre opérateurs: la justice saisie des milliers de dossiers d'abonnés
http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39363997,00.htm


L'UFC Que Choisir va transmettre 12.530 demandes d'indemnisation d'abonnés au tribunal de commerce de Paris. Elle estime que le montant pourrait atteindre 60 euros par personne mais redoute la longueur de la procédure.Un nouveau vendredi noir pour les opérateurs mobiles ? Le 13 octobre, l'UFC-Que Choisir transmettra 12.530 demandes individuelles au tribunal de commerce de Paris dans le cadre de son opération "cartelmobile". L'association de défense des consommateurs a rassemblé 4.731 dossiers de clients d'Orange, 4.191 d'abonnés SFR et 3.608 de Bouygues Telecom.Et les dossiers n'ont pas été faciles à monter. Les abonnés devaient, en particulier, fournir deux factures de leur opérateur sur la période concernée (1997 à 2003). Or, bon nombre ne les ont pas gardées et les opérateurs ne les fournissent pas facilement, nous confiait récemment l'UFC. Le montant moyen de l'indemnisation attendue est de 60 euros par personne. Au total, les trois opérateurs pourraient être amenés à verser plus de 800.000 euros aux consommateurs. En outre, l'UFC réclame que lui soit remboursé les 500.000 euros de frais de procédure et de constitution des dossiers.
Une longue procédure
C'est en 2002 que l'association engage sa procédure contre les trois opérateurs mobiles français. Une action qui a déjà mené fin 2005 à leur condamnation à 534 millions d'euros d'amendes par le Conseil de la concurrence pour «entente illicite».
Si l'État a bien perçu le montant de ces sanctions pécuniaires, les consommateurs n'ont pas été dédommagés. D'où la procédure engagée par l'UFC devant le tribunal de commerce de Paris. Les milliers de dossiers individuels ont été joints à l'action de l'association; le seul moyen d'obtenir des indemnisations en grand nombre puisqu'il n'existe pas de réglementation en France sur les actions de groupe de consommateurs. Conséquence, le tribunal de commerce va devoir traiter chaque dossier séparément. Une opération laborieuse. L'UFC ne s'attend pas à une issue de son action avant un an et demi à deux ans; les premières indemnisations pourraient donc être versées en 2008.

Akossi AKOSSI (Secrétaire général de l’Union Africaine des Télécommunications), "La Senelec peut devenir un opérateur de télécommunication"

Une baisse des tarifs du téléphone et de l’Internet est possible. Mais ce ne sera pas une initiative de la Sonatel. Ce sera plutôt celle de la Senelec. Cette société d’électricité peut, en effet, devenir un acteur des télécommunications avec le courant porteur en ligne (Cpl), une nouvelle technologie en expérimentation au Sénégal. Mais il faut que l’Etat l’autorise à exercer une telle activité. Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications (Uat), Akossi Akossi s’explique dans l’entretien qu’il nous a accordé.

Quelle est l’importance de l’atelier que vous organisez (la semaine dernière, Ndlr) portant sur "Les communications par le courant porteur en ligne (Cpl)" ?
Le problème de l’Afrique en matière de télécommunications, ce sont les infrastructures. Si nous n’avons pas les infrastructures de télécommunications, la fracture numérique ne pourra jamais être résorbée. Nous avons essayé d’identifier quels sont les projets possibles pour la mise en place des infrastructures. Et il se trouve aujourd’hui que le Cpl qui est l’utilisation du réseau électrique, peut faire le téléphone, l’Internet, bref les télécommunications. Nous avons aussi aperçu qu’en Afrique, il y a plus de villages connectés au réseau électrique qu’aux réseaux de téléphone. Par conséquent, avec cette technologie, tout village électrifié peut être connecté au téléphone, à l’Internet et autres services des télécommunications parce que l’équipement qu’il faut peut être mis en vingt-quatre heures. Ce qui est important en Afrique, c’est d’avoir toujours la masse critique des besoins identifiés et répertoriés pour que les fournisseurs s’intéressent à la vente, à nos pays. L’objectif de cet atelier, c’est donc de faire connaître aux participants cette technologie et préparer l’environnement juridique pour que les autorisations soient possibles. Mais aussi pour que les électriciens se penchent sur cette opportunité qui s’offre à eux pour être des opérateurs de télécommunication ou alors faire avec d’autres partenaires des prestations de télécommunication. C’est une nouvelle technologie qui doit nous permettre de faire un grand pas dans les équipements des zones rurales. Autrement dit, les populations peuvent accéder au téléphone, à l’Internet à travers le réseau électrique. Exactement. Vous utilisez l’électricité pour accéder au téléphone et à l’Internet.


Cela veut-il dire, si l’on prend l’exemple du Sénégal, que la Senelec peut concurrencer la Sonatel qui, de ce fait, va perdre des parts de marché ?
Si nous raisonnons en termes de pertes de parts de marché, il est évident que lorsqu’un nouvel acteur arrive dans un marché où il n’y avait qu’un acteur unique, forcément ce marché est partagé entre les deux acteurs. Mais la question n’est pas celle du nouvel opérateur. Elle doit être mesurée au niveau du pays parce que ceux qui ne sont pas connectés, ne sont pas des clients de la Sonatel. Si la Senelec a son réseau dans des zones où la Sonatel n’est pas présente, ces deux sociétés peuvent faire des joint-ventures pour équiper ces zones. C’est un partenariat qui peut se mettre en place.
La Senelec, grâce à cette technologie, peut-elle devenir un opérateur de télécommunication ?
Absolument. Mais cela dépendra de la manière dont le Sénégal va gérer les autorisations. Le Sénégal peut donner directement à la Senelec une autorisation ou l’obliger à être en partenariat avec quelqu’un. Ça dépend aussi de la mission stratégique confiée à la Senelec. Parce que l’Etat peut estimer que la Senelec doit rester un électricien pur et non un opérateur de télécom.


Les populations pourraient-elles s’attendre à une baisse des tarifs du téléphone et de l’Internet si la Senelec est autorisée à exploiter le réseau des télécommunications ?
C’est sûr. Le réseau électrique est déjà lui-même amorti. Si on distribue le téléphone, ce sera au coût marginal. Donc, nécessairement, les coûts vont baisser. Et mieux encore, même le réseau classique - vous savez, aujourd’hui il y a le sans-fil qui permet de limiter l’investissement au niveau de la distribution - peut atténuer les coûts. C’est-à-dire qu’on pourra équiper les écoles, les centres universitaires. Vous n’avez pas besoin de faire des câblages puisqu’il y a de l’électricité dans les chambres. On met juste l’équipement à l’entrée, on le connecte au réseau et, automatiquement, toutes les chambres auront accès à l’Internet.


Orange : offre sans abonnement téléphonique
http://www.memoclic.com/news_1801/orange-sans-abonnement.html

Nombreux sont les opérateurs dits alternatifs qui proposent à leurs clients un forfait haut débit en les dispensant de l'abonnement téléphonique de France Telecom. Orange, filiale de France Telecom, proposait jusqu'à présent des forfaits incluant cet abonnement et ceux-là étaient logiquement plus chers. Désormais, Orange veut partir à la (re)conquête de clients en proposant un forfait haut débit sans abonnement téléphonique... enfin presque. Dégroupage total oblige, Alice, Club-Internet, Neuf Telecom, Free... proposent à leurs clients des offres tout compris. L'abonnement téléphonique est donc inclus dans la plupart des offres des opérateurs alternatifs et c'est une économie de 15€ d'abonnement mensuel qui est réalisée par les clients. Chaque semaine, ce sont plusieurs milliers de clients que perd France Telecom.
Pour répondre à cette concurrence, Orange lance timidement une nouvelle offre haut-débit incluant l'abonnement France Telecom. Timidement, car ces offres ne sont disponibles qu'en Agence France Telecom et aucune publicité n'est faite sur les sites Internet de la galaxie France Telecom. La maison mère d'orange doit avoir quelques réticences à promouvoir ce nouveau forfait haut débit car c'est une perte colossale d'argent qui est en jeu.
Ces nouvelles offres incluent Internet, Téléphonie illimitée, TV numérique et l'abonnement téléphonique France Telecom.
2 offres sont proposées :
Le forfait 1 MegaMax comprenant une ligne ADSL incluse pour 39,90 €/mois
Le forfait 8 MegaMax comprenant une ligne ADSL incluse pour 44,90 €/mois
Rajoutez à cela la location de la Live box qui s'élève à 3€ par mois.

En réalité, Orange propose une réduction de 10€ par mois sur ces offres précédentes mais reste bien au-dessus de la concurrence. Pas facile d'être concurrentiel quand on est une filiale de l'opérateur historique français.

12 octobre 2006



OHADA des Télécoms : harmoniser les cadres réglementaires pour dynamiser le marché africain des communications électroniques

L'Afrique entre progressivement dans la révolution numérique, moteur principal des échanges économiques mondiaux. Dans certaines régions enclavées, on peut notamment remarquer que de petits paysans partagent entre eux un téléphone portable pour suivre, heure par heure, les tendances du marché du café ou du cacao. Ainsi peuvent-ils décider de vendre aux exportateurs lorsque les prix sur les marchés internationaux sont à leur avantage, comme le relate un récent article du Courrier de l'Unesco[1]. L'auteur de l'article souligne notamment l'impossibilité il y a quelques années, pour ces paysans d'avoir accès à ce genre d'informations. On peut également évoquer la multiplication des télécentres et autres espaces multimédias ouverts en grand nombre en zones urbaines et rurales. Ce qui permet aux utilisateurs de communiquer électroniquement avec l'extérieur. Cependant, ce constat ne doit pas faire perdre de vue le coût encore très élevé des services offerts, en raison de l'insuffisante couverture du continent en termes d'infrastructures télécoms. De plus, les réseaux ayant un impact direct sur la baisse des services télécoms n'existent pas encore en Afrique sub-saharienne. Conscients de la nécessité d'optimiser le déploiement des infrastructures modernes et innovant sur l'ensemble du continent, les organisations internationales proposent aux décideurs politiques de susciter l'attrait des investissements dans le secteur des télécommunications, par l'adoption d'un cadre légal harmonisé. Cet article vise donc à faire le point sur les points clés du processus déjà enclenché, visant l'harmonisation institutionnelle et réglementaire des marchés télécoms. Le marché des télécoms est très sensible à la réglementation en vigueur Les auteurs d'une étude récente réalisée sur l'harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique[2] ont mis en relief les pesanteurs qui freinent un investissement massif en termes d'infrastructures. Ils ont ainsi constaté que l'un des principaux freins à l'investissement est l'absence d'harmonisation réglementaire. En effet, comme le souligne également un article de M. Mohamadou Diallo, le secteur des communications électroniques constitue un écosystème sensible au degré de libéralisation du marché car, celui-ci nécessite la mise en place d'un environnement stable, et surtout, un cadre réglementaire propice, seuls gages pour attirer les investissements massifs[3]. La démonopolisation engagée à la fin des années 80 a notamment contribué à attirer de nombreux investisseurs étrangers qui ont fait de l'Afrique, un des marchés actuels les plus dynamiques de la téléphonie mobile. Mais, compte tenu du potentiel existant en termes de création des services à valeur ajoutée dans les services liés aux communications électroniques et, des besoins important en termes de réduction de la pauvreté, il convient d'accélérer la convergence effective des politiques nationales de libéralisation. En impulsant le processus, il s'agira de donner un signal fort aux opérateurs qui seront ainsi
encourager à investir sur des infrastructures modernes[4].
L'harmonisation des réglementations visera principalement l'encadrement des droits et obligations, et assurera aux opérateurs d'évoluer dans un marché réellement concurrentiel. Comme le rappelle M. Diallo, dans tous les pays avancés, l'expérience a démontré qu'un cadre réglementaire harmonisé permet l'éclosion de nouveaux services à forte valeur ajoutée et une baisse de leur prix. À titre d'illustration, on observe que la libéralisation a minima des communications électroniques a enclenché la même éclosion en Afrique avec, aujourd'hui, la multiplication des télécentres et l'augmentation du nombre d'utilisateurs des téléphones mobiles. Or, avec l'harmonisation des réglementations, il s'agira de monter en puissance en favorisant l'évolution rapide des technologies qui ont un impact fort sur le développement des entreprises, sur l'éducation l'e-learning), sur la santé (la télémédecine) et sur l'emploi (l'ouverture des centres de contacts externalisés). Sans infrastructures, l'externalisation des back-offices (nouveau vivier de création d'emplois des jeunes) qu'on observe au Maroc, en Tunisie et relativement au Sénégal, ne sera pas accélérée et initiée dans d'autres pays comme le Cameroun. Sans infrastructures également, le processus de réduction de la fracture numérique par rapport aux autres pays en voie de développement sera très long. L'objectif affiché est donc de « mettre en place des changements en vue de moderniser et d'harmoniser le cadre réglementaire » des communications électroniques à l'échelle du continent. Une démarche similaire a d'ailleurs donné naissance au traité de l'OHADA (Organisation de l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), instituant un cadre légal unifié du droit des activités économiques. La convergence entre les télécommunications et l'informatique rend davantage nécessaire de passer à une vitesse supérieure en harmonisant les cadres juridiques, afin de consolider les acquis engrangés par la libéralisation des marchés nationaux des télécommunications. Le processus consistant à l'harmonisation au niveau régional peut servir de plate-forme institutionnelle à partir de laquelle la dynamisation des marchés peut être enclenchée. Harmonisation des législations nationales au niveau régional L'harmonisation des politiques de régulations en Afrique constitue une recommandation récurrente des organisations internationales telles que l'UIT (Union Internationale des Télécommunications) et l'UAT (Union Africaine des Télécommunications). Ces instances inter-étatiques encouragent ses membres à compléter le droit des institutions régionales par un volet « régulations harmonisées du secteur des télécoms ».
Une initiative non institutionnelle en matière de collaboration et d'échanges d'expériences entre les États, est le réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL). Selon le contenu de l'accord des parties, la mission de l'organisation est de promouvoir l'échange d'informations, de contribuer, dans la mesure de ses possibilités, aux efforts de formation, à la coordination et à la coopération technique entre ses membres, ainsi que de contribuer à l'étude de toute question relative à la régulation des télécommunications. Comme le rappelle l'étude du cabinet Eric Vève et Analysys sus évoquées, toutes ces initiatives sont encouragées aussi bien par l'OMC que l'UIT et l'UAT. Il s'agit en effet pour l'ensemble des États d'Afrique sub-saharienne, dans le cadre de leurs institutions régionales, d'harmoniser les politiques de régulations du secteur des télécommunications, de réaliser de grands marchés communs et de créer des dynamiques interrégionales constituant des espaces de dialogues et d'analyse pour une intégration sectorielle. La coopération entre les agences nationales de régulation en vue d'harmoniser les politiques réglementaires peut ainsi être initiée à partir des institutions économiques régionales. Les États de l'UEMOA (Union Économique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEDEAO (Communauté Économique des États d'Afrique de l'Ouest) ont justement initié un projet régional d'intégration des politiques liées aux TIC en Afrique de l'ouest. Le projet en question vise la création d'un marché des télécommunications libre et unique dans la Communauté. Avec l'aide de l'UIT et de l'Union européenne, une étude a été réalisée indiquant que les États membres devaient au préalable, adopter des cadres législatifs et réglementaires uniformes, et établir l'interconnexion et l'intégration des réseaux nationaux. Il convient de préciser que la coordination du processus d'harmonisation est supervisée par l'UEMOA en association avec l'ARTAO (Association des Régulateurs de Télécommunications de l'Afrique de l'Ouest), crée en novembre 2002. Au stade actuel, des lignes directrices ont été adoptées concernant : l'octroi des licences, l'accès/services universel, la gestion du plan de numérotage, la gestion du spectre radioélectrique et l'interconnexion. Il apparaît que ces lignes directrices ont partiellement été transformées en directives depuis quelques mois[5], mais il reste à les rendre applicables. Par ailleurs, en se fondant sur les conclusions d'une étude commandée en 2003 sur l'harmonisation des télécommunications dans la Communauté, la CEDEAO a également défini un cadre légal unique. Celui-ci contient notamment des recommandations, une proposition de plan d'action et un calendrier. Ainsi, d'ici 2007, la transformation des lignes directrices en directives transposables sur le plan national devrait aboutir à un marché harmonisé des télécommunications. En Afrique centrale, la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale) vise principalement la création d'un marché commun qui inclura notamment l'harmonisation des télécoms. À cet effet, plusieurs projets en discussion depuis 1999 peuvent bénéficier d'une nouvelle impulsion : la création d'une Ecole Supérieure des Télécommunications de l'Afrique Centrale, d'un centre sous-régional de maintenance des équipements des télécommunications. Il est également prévu de développer un projet d'interconnexion des réseaux télécoms et un programme sous régional de promotion et de développement des TICs. L'association des régulateurs d'Afrique centrale (ARTAC) a également été mise en place. Sous l'impulsion du Secrétariat Exécutif de la CEMAC, le processus d'harmonisation du cadre réglementaire des télécommunications a été enclenché sur proposition d'ACP Numérique et approuvé par l'ARTAC. La phase opérationnelle du projet est soutenue par l'UNIDA (présidée par le Juge Kéba Mbaye), l'OIF (sommet de Ouagadougou), la Coopération Suisse, le Ministère des Affaires Etrangères (DGCID) et le CIAN. Le premier objectif affiché est la finalisation d'un projet de code des télécommunications d'ici la fin du premier trimestre 2007.
Actuellement, ACP Numérique procède en association avec l'ARTAC, à l'analyse des cadres juridiques existants dans les 6 pays. Cette phase sera suivie d'une proposition contenant un ensemble de directives télécommunications qui seront présentées à un atelier de validation, pour discussion et approbation avant la présentation au conseil des ministres de la CEMAC dans le courant de l'année 2007. Plus au sud du continent, la TRASA (Telecommunications Regulators' Association of Southern Africa), l'association des régulateurs de télécommunications de l'Afrique australe est née le 15 septembre 1997 et regroupe les 14 régulateurs de la SADC. L'accord engage les États signataires vers une harmonisation des politiques de régulation du secteur à l'échelle sous-régionale. Ainsi, les États de la SADC s'engagent à mettre tous les moyens en oeuvre pour appliquer le protocole et le plan d'action signé respectivement en 1998 et 2004. À ce jour, l'association CRASA (ex TRASA) a réussi à définir des modèles de réglementation, de politique types et de lignes directrices. Sur un modèle d'harmonisation inter-étatique, ce cadre légal est constitué de recommandations mises à la disposition des États pour les prendre en compte dans le développement de leur propre politique[6]. Autour de la partie Est et Australe de l'Afrique, il s'est constitué la COMESA, une communauté regroupant des États membres de la SADC et de la CAE. La zone économique dite COMESA (Common Market of East and Southern Africa) a initié un chantier en 2003 visant l'harmonisation des politiques de régulation des télécommunications. L'accord a abouti sur une politique commune, une loi-cadre et sur des lignes directrices constituant des bases d'inspiration à tous les États membres. Par ailleurs, une association dite ARICEA est née et réunit en son sein, l'ensemble des régulateurs de l'information et de la communication en Afrique de l'Est et Australe. La Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) n'est qu'en phase de réflexion sur une stratégie régionale en matière de réglementation des télécommunications.
Ainsi, l'EARTO, une organisation de réglementation des postes et télécommunications a été instituée. Celle-ci étudie notamment les opportunités d'harmonisation des réglementations des télécommunications en Afrique orientale. Aux dernières nouvelles, elle a entrepris la finalisation d'un accord potentiel concernant l'offre d'attribution de licence préférentielle pour les services de microstations régionaux. Toutefois, il convient de souligner que toutes ces initiatives, bien que constitutives d'une véritable évolution vers la convergence des politiques en matière de télécommunications, ne se traduisent pas encore en un signal fort de la part des États envers les investisseurs. Bien entendu, ici où là, il arrive que certains opérateurs devancent la mise en oeuvre des législations harmonisées. On l'a notamment observé récemment en Afrique de l'est où un opérateur a investi sur des infrastructures transfrontières, permettant ainsi de créer un réseau unique couvrant trois pays (Uganda, Kenya et Tanzanie)[7]. En dépit de l'absence d'un cadre unique consolidé dans la région, le réseau a ainsi été déployé et va désormais permettre d'éliminer tous les frais liés aux services d'itinérance pour les utilisations transfrontières. Il convient d'ajouter que ledit opérateur, Celtel pour ne pas le citer, envisage de relier tous ses réseaux africains afin d'éliminer à l'intérieur du continent les frais d'itinérance (roaming). Imaginons un moment les avantages en terme d'abaissement des coûts q'une telle initiative peut avoir si on se plaçait sur le terrain des communications électroniques à haut débit. D'où la nécessité de mettre en phase les dispositifs juridiques existants (en les complétant et en les harmonisant) dans l'optique de rassurer les investisseurs en infrastructures télécoms, que le risque juridique tant redouté est désormais prévisible et maîtrisable en amont. Un cadre légal insuffisamment outillé et moins contraignant Le consensus sur la nécessité d'une harmonisation du cadre règlementaire des télécommunications à partir du modèle défini par l'UIT est largement retenu par presque toutes les organisations régionales. La première remarque qu'on peut faire est cependant la forte hétérogénéité institutionnelle et organisationnelle. Il en ressort malheureusement qu'il existe de disparités entre les divers États sub-sahariens, selon l'article de M. Diallo. Ces disparités sont observables, aussi bien au niveau des politiques (privatisation, concurrence), qu'aux niveaux technologiques (infrastructures, connectivité, portabilité, itinérance, raccordements internationaux). Par ailleurs, il convient de souligner l'autonomie limitée des régulateurs nationaux dans une des missions qui leur est assignée, c'est-à-dire, le développement d'un marché libre et concurrentiel. Leur indépendance (comme l'encourage l'UIT) serait largement favorisée par la création de Comité des régulateurs à l'échelle régionale. À titre d'exemple, l'UEMOA a crée un Comité régional des régulateurs dépendant directement du Conseil des Ministres des Télécommunications. Si cet élément clé de supranationalité assure l'indépendance des régulateurs nationaux, il constitue un paramètre important pour la mise en oeuvre des projets de développement régional d'un opérateur télécoms et plus généralement pour les investissements dans les Nouvelles Technologies. L'étude réalisée par les cabinets Eric Vève et Analysys mentionnent d'ailleurs certains des obstacles susceptibles de ralentir le processus d'harmonisation : le doute des décideurs politiques sur l'utilité d'une harmonisation du cadre réglementaire, la diversité des cultures juridiques, le démantèlement retardé des monopoles, la sacro-sainte souveraineté des États, la réelle volonté politique et la réticence à transposer le modèle prétendument européen. Dès lors, on se retrouve souvent avec des législations souvent « sophistiquées » sur le papier et dont l'application est viciée par des interprétations ambiguës, essentiellement politiques, en dehors de toute considération d'intérêt général. De plus, on peut observer que les initiatives d'harmonisation des politiques en matière des télécoms se matérialisent seulement dans des recommandations et des lignes directrices. Il s'agit en effet d'actes juridiques moins contraignants pour les États que des directives ou actes uniformes directement applicables. Bien entendu, les législations en vigueur s'inspirent largement des « bonnes pratiques internationales ». Cependant, le problème de l'application effective des textes demeure. Comme le souligne l'étude réalisée par les cabinets Eric Vève et Analysys, les réglementations existantes ne sont pas toujours mises en oeuvre, et quand elles le sont, des pressions peuvent être exercées sur les régulateurs. Les auteurs de l'étude font aussi observer que de telles situations sont perçues par les investisseurs comme des risques susceptibles de retarder la mise en oeuvre des projets. Même si, les législations présentent encore beaucoup d'hétérogénéités comme on a pu l'observer, que dans bon nombre de pays le régulateur n'est pas autonome et que les pressions politiques restent très fortes, l'harmonisation reste possible. En effet, M. Diallo le rappelle d'ailleurs, il n'est pas utopique de mettre en place une structure de régulation « supranationale » comme l'envisage le projet « Ohada Télécoms ». La structure envisagée aurait alors « pour mission de définir les grandes directives et donner des impulsions à la politique réglementaire notamment sur les études tarifaires, la validation des politiques et des tarifs d'interconnexion, la définition des marges, à l'instar de la commission de Bruxelles ». Il apparaît donc que le processus d'harmonisation est faisable, opportun et nécessaire. Ainsi, on observe qu'un consensus sur la nécessité de cette harmonisation est retenu, à tout le moins, par l'Afrique de l'ouest qui vient de poser les bases et, très probablement par l'Afrique centrale, après l'étape importante franchie en juin 2006 lors de la rencontre des régulateurs nationaux des télécommunications à Yaoundé. UEMOA, CEDEAO et CEMAC : les éléments d'un projet avancé L'examen des législations en vigueur ne présente pas que des divergences comme nous le signalions plus haut.
En effet, les réglementations existantes s'inspirent largement de « bonnes pratiques internationales » et consacrent des principes juridiques reconnus. On peut notamment citer les principes qui sous-tendent l'interconnexion que l'on retrouve à peu près similaires dans tous les cadres légaux en vigueur. En examinant le contenu du processus d'harmonisation impulsé au sein des espaces économiques de l'Afrique de l'ouest, on observe que les États de l'UEMOA, s'engagent à harmoniser les politiques au travers des directives concernant notamment l'interconnexion, le service universel et le régime des autorisations. La décision de création d'un Comité des régulateurs vise à assurer leur l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics nationaux. Pour l'instant, l'adoption définitive des directives en question par les États concernés est toujours d'actualité mais devrait normalement être réalisée d'ici la fin de l'année 2006. La CEDEAO qui inclut la plupart des pays de l'UEMOA en plus des marchés Nigérians et Ghanéens des télécoms, envisage de se servir très prochainement des textes adoptés par l'UEMOA. C'est ce qui ressort des textes adoptés le 11 mai 2006 définissant le cadre législatif et réglementaire unique des télécommunications dans un espace regroupant près de 15 États. Le consensus retenu sur la nécessité d'un marché des télécoms régional harmonisé est également d'actualité dans la zone CEMAC. Le secrétariat Exécutif de la CEMAC a en effet accepté d'impulser le processus devant conduire à une harmonisation de la réglementation des télécommunications. La phase opérationnelle ponctuée par les rencontres et les discussions avec les acteurs (politiques, régulateurs, opérateurs privés et ACP Numérique) depuis le début de l'année 2006 va se poursuivre jusqu'en décembre. À l'issue de ces échanges il devrait être possible de faire accepter un cadre juridique commun dans le courant du premier trimestre 2007.
Ainsi, lorsque l'UEMOA aura mis en place son Comité de régulateurs et la CEMAC adopter son ensemble de directives télécommunications, la coordination par les deux entités régionales de leurs législations servira de tremplin pour un projet de traité instituant une organisation interafricaine des communications électroniques. Le traité à venir est une condition nécessaire pour permettre une très forte croissante d'investissements en termes d'infrastructures innovantes et dans les services à valeur ajoutée, qui auront un impact direct sur la réduction de la fracture numérique. Bien entendu il ne s'agit pas d'opérer en Afrique une révolution juridique et institutionnelle, mais, tout part de la nécessité de créer des dynamiques interrégionales afin de constituer des espaces intégrés où les prix des communications électroniques peuvent baisser substantiellement. En effet, harmoniser le cadre politique et réglementaire des télécommunications permettra de réaliser de grands marchés des TIC au sein de chaque Communauté Économique Régionale (CER) ; d'autant plus que le secteur des TIC est transversal et peut être considéré comme une plate-forme indispensable à la réalisation des objectifs d'intégration économique et sociale. Il convient d'être optimiste car les décideurs comprennent davantage la nécessité d'accélérer les investissements pour optimiser les capacités en haut débit des réseaux, afin de permettre aux opérateurs et surtout aux utilisateurs de mettre le continent en phase avec les progrès insufflés par la révolution numérique.

[1] V. A. Lopez, Les mobiles du développement, in www.unesco.org/courrier/2000_07/fr/connex.htm
[2] « Étude relative à l’Harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique francophone sub-saharienne », réalisée par le cabinet d’avocats Eric Vève et Associés et Analysys Limited, 2006
[3] V. Mohamadou Diallo, L’Afrique, l’harmonisation du cadre réglementaire des télécoms, une super priorité, publié dans Le Professionnel des Télécommunications de l’Afrique Francophone
[4] Il s’agit des technologies qui ont un impact fort sur le développement de nouveaux services contribuant au désenclavement rapide des régions à l’instar de l’ADSL, le WIMAX...
[5] Directive N° [X]/2005/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des politiques de contrôles et de régulation du secteur des télécommunications ; Directive N° [X+5]/CM/UEMOA organisant le cadre général de coopération entre les autorités nationales de régulation en matières de télécommunications.
[6] « Étude relative à l’Harmonisation réglementaire des télécommunications en Afrique francophone sub-saharienne », réalisée par le cabinet d’avocats Eric Vève et Associés et Analysys Limited, 2006.
[7] V. www.allafrica.com , rubrique ICT.

11 octobre 2006





Presse papier contre Internet, la Toile mène les infos
http://www.pcinpact.com/actu/news/31981-presse-journal-internet.htm


Le Cabinet Jupiter Research est à l'origine de cette étude qui place Internet devant les magazines papier face aux yeux (et dans le coeur) des lecteurs. Depuis lundi, tous les internautes savent effectivement qu'ils passent quatre heures par semaine à consulter des sites en ligne, contre trois heures pour la presse papier. Cette augmentation, si l'on veut bien la recadrer dans un contexte temporel, représente le double du temps passé en 2003.

En trois années, la consultation des médias en ligne serait donc devenue un centre d'intérêt privilégié (ce qui n'est finalement pas neuf) des surfeurs européens. Même si la télévision dispose d'une marge encore confortable, puisqu'elle représente douze heures de l'activité informative hebdomadaire, les comportements changent, indubitablement. La télévision via Internet ne changera pas la donne, puisqu'il s'agit ici de lecture, et non de contemplation béate d'images.

Une Europe connectée
Publiée par le Financial Times, l'étude avait à sa disposition 5000 cobayes de différentes nationalités : Allemands, des sujets de Sa Majesté, Espagnols, Français et Italiens, qui se sont prêtés au jeu. Cela démontre également que cet engouement est à mettre en rapport avec l'accès à un Internet plus rapide, et stabilisé.

Si en France, où le taux d'équipement haut débit se hisse au-dessus des 79 % de connectés en ADSL, le taux hebdomadaire dépasse également celui de nos voisins, avec cinq heures en ligne. Les Allemands, eux, ne surfent que trois heures, avec 42 % de couverture... Mais l'âge et les usages restent évidemment des facteurs à ne pas omettre. On consulte moins volontiers un site d'information quand on ignore comment envoyer un courriel.
Adapter la communication
Ainsi, les stratégies d'approche, notamment dans le secteur de la publicité vont manifestement devoir être revues et corrigées, pour s'adapter à une nouvelle communication, sur un média grandissant, explique Mark Mulligan, le vice-président de Jupiter Research

« Le fait que la consommation d'informations sur internet ait dépassé celle des médias papier est un moment important pour l'ancrage d'internet parmi tous les médias en Europe », commente-t-il (propos rapportés par l'AFP). La publicité favorisant la visibilité d'une marque, l'outil Internet devra être pris en compte bien plus encore.

Contenus : décrypter pour comprendre
En parallèle, Bruxelles a lancé, ce 6 octobre, une consultation publique sur l'éducation aux médias. Viviane reading remarque qu'une éducation aux médias est essentielle pour pénétrer le monde "en ligne". Si publier et diffuser un contenu est rendu aisé par le Web, de nouvelles compétences sont à mettre au point pour accéder aux messages et en évaluer la puissance autant que la pertinence.

"Éduquons" pourrait ainsi redevenir un mot d'ordre (et toujours pas un gros mot) pour maintenir et construire une démocratie dans le droit et l'accès à l'information. La consultation comprend ainsi quatre parties, chacune visant à dresser des lignes directrices. Si la première traite de questions générales sur l'éducation aux médias, les suivantes tentent de recueillir « des informations sur les initiatives et projets concernant les communications à caractère commercial, les œuvres audiovisuelles et le monde en ligne ».

La consultation, ouverte à tous, sera close le 15 décembre prochain et débouchera sur une communication de la Commission dans le courant du second trimestre 2007.

10 octobre 2006

World eGov Forum – Forum mondial de la démocratie et de l’administration électroniques. Quelle société connectée voulons-nous ?

Le Forum des droits sur l’internet participera au World eGov Forum qui se déroulera du 18 au 20 octobre 2006 au Palais des Sports d’Issy-les-Moulineaux. Organisées à l’initiative d’André Santini, ces rencontres recevront cette année la Corée du Sud comme invité d’honneur.
Pendant trois jours, responsables politiques, représentants des administrations centrales et territoriales, acteurs industriels et universitaires débattront au cours de trois conférences et vingt tables rondes et se poseront la question de savoir quelle société connectée nous voulons.
Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum des droits sur l’internet interviendra lors de la session de clôture le 20 octobre à 15h15 sur le thème « Réinventer la démocratie à l’ère de l’information : vers une démocratie plus participative. »Stéphane Grégoire, juriste chargé de mission au Forum des droits sur l’internet participera à la table ronde « Le Net comme nouveau champs de bataille politique ? » qui se tiendra le 20 octobre à 9h.

À propos du World eGov Forum
Fruit du rapprochement de deux événements internationaux majeurs, le Forum Mondial de la Démocratie Électronique et le Forum Européen de l’Administration Électronique, World eGov Forum est le rendez-vous incontournable des acteurs de la société de l’information. Ces rencontres sont l’occasion d’engager une réflexion sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour rénover les pratiques démocratiques et transformer les relations entre citoyens et services publics. Chaque année des dizaines d’intervenants internationaux et français viennent présenter l’état d’avancement de leurs projets de développement en matière de démocratie et d’administration électroniques.

Le programme et les modalités d’inscription à ces journées sont disponibles à : http://www.worldegovforum.com
Pour approfondir le théme cliquez sur les liens suivants :

Démocratie en ligne

Administration électronique




Dans son discours tenu hier lors du 16ème Forum de la régulation à Sciences-Po : Paul Champsaur, le président de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), est revenu sur le développement de la fibre optique en France. Une question d'actualité, au regard des derniers événements en Allemagne, des prises de position de France Telecom et de l'annonce par l’Illiad (Free) de son entrée sur ce marché. "Certains opérateurs historiques comme Deutsche Telekom réclament un moratoire de la régulation du haut débit en contrepartie de leur engagement à effectuer des investissements en fibre optique.
A leurs yeux cette suspension de la régulation serait justifiée par la nécessité d'assurer une rentabilité suffisante à des investissements qui, sinon, ne seraient pas entrepris", a rappelé le président de l'autorité de régulation, qui condamne cette position, comme il l'avait déjà fait il y a un peu plus d'un an. "Il est clair qu'un tel moratoire aurait pour effet de reconstituer une situation de monopole dans les nombreux pays européens comme la France où la seule infrastructure alternative, à savoir le câble, est faiblement développée", souligne-t-il avant de rappeler que l'ARCEP et la plupart des ARN (autres autorités de régulation en Europe) sont opposées à un tel moratoire. "
Nous considérons que le cadre actuel est suffisamment souple pour rendre compatibles d'une part, la préservation de l'ouverture de l'infrastructure à tous les opérateurs qui souhaitent y accéder et d'autre part, la rentabilité de l'investissement nouveau dont le financement serait, en quelque sorte, mutualisé", a-t-il conclu lors du Forum de la régulation. La position de l'ARCEP est claire : elle ne souhaite en aucun cas une protection de l'opérateur qui investit dans la fibre optique. France Telecom, qui mise sur cette technologie, avait émis le souhait de pouvoir protéger une exclusivité, au moins temporaire, sur son réseau, pour conserver l'avantage technologique sans être forcée de le louer à ses concurrents. Même si la situation y est un peu différente, le régulateur français adopte une position identique à celle de son homologue en Allemagne, soutenu récemment par les autorités européennes de la concurrence dans son bras de fer avec Deutsche Telekom.

09 octobre 2006



The Venice Project: la télévision du futur ?
http://www.technoblog.fr/index.php?ption=com_content&task=view&id=609&Itemid=2

La nouvelle idée de Niklas Zennström et Janus Friis, les fondateurs des célèbres applications KaZaA et Skype, est en phase de bêta test.
The Venice Project, est un projet ambitieux destiné en quelque sorte à inventer la télévision du futur. Constitué d'un logiciel peer to peer et d'un site web, les internautes pourront entrer dans un univers télévisuel d'un nouveau genre, extrèmement interactif, permettant à tout moment de créér son propre programme en haute définition. Les programmes disponibles seront de très bonne qualité suite aux accords commerciaux passés avec de nombreuses chaînes et studios internationaux. En contrepartie, il ne sera pas possible d'enregistrer, pour éviter un phénomène de piratage massif. A l'inverse de Dailymotion ou YouTube qui stocke les vidéos sur leurs propres serveurs, ce qui est très onéreux, The Venice Project utilisera les capacités de stockage et de bande passante de ses utilisateurs, ce qui lui assurera des coûts de fonctionnement très bas.


Coalition WiMAX pour du roaming.

http://www.planet-wifi.com/item.cfm?id=3489

La norme qui ne cesse de progresser et qui pourrait devenir la prochaine norme sans fil longue distance a désormais elle aussi sa coalition sous le nom de « WiSOA ».
La WiMAX Spectrum Owners Alliance (WiSOA) a été créée par un groupe de fournisseur d’accès à Internet et aura pour but entre autre d’établir des conditions de roaming entre les différentes fournisseurs de solution WiMAX à l’image de ce qui se fait dans l’univers du GSM actuellement. La première soirée d’inauguration qui s’est effectuée à Paris, a regroupé Unwired Australia, Network Plus Mauritius, UK Broadband, Irish Broadband, Austar Australia/Liberty Group, Telecom New Zealand, WiMAX Telecom Group, Enertel et Woosh Telecom.
Lors de la conférence de presse, le WiSOA a annoncé que d’ici décembre, elle espérait bien obtenir des accords internationaux de roaming WiMAX.


Maroc Telecom: L’ETAT relance la privatisation
http://www.leconomiste.com/article.html?a=73567

LE titre Maroc Telecom promet de beaux jours. L’ETAT, qui détient 34% dans le capital de l’opérateur historique, a décidé de privatiser une nouvelle tranche de 4%. Cette part devra lui rapporter 4 milliards de DH. La mesure est inscrite dans le projet de loi de Finances pour 2007. Connaissant l’engouement qu’a connu la valeur lors de son introduction en Bourse à Casablanca et à Paris, il y a fort à parier que cette nouvelle cession produise le même attrait.
Une bouffée d’oxygène aussi pour le budget. Les contraintes sont multiples et de pareilles recettes sont les bienvenues pour le Trésor. Même si, pour le ministre des Finances, le budget «s’autonomise» de plus en plus par rapport aux recettes exceptionnelles de la privatisation.
Selon nos informations, la vente à travers la Bourse casablancaise est imminente. L’opération fait partie d’un programme de privatisation sur la période 2005-2006, mis à jour qui inclut également la vente des 20% de parts restantes à l’Etat dans la Régie des Tabacs, de 100% de la Somathès et 78,87% de la Comanav. Le gouvernement cherche à accélérer le processus de privatisation afin de trouver les ressources financières nécessaires au financement de réformes économiques et sociales urgentes.
Cette opération est bénéfique pour le titre mais aussi pour le marché financier. Elle devra stimuler le marché boursier en augmentant le flottant en Bourse de Maroc Telecom, actuellement de 15%. Avec cette opération, le flux de transactions sur le titre sera plus élevé, ajoute la même source.
La cession de 4% ne changera rien à la configuration du pouvoir de l’Etat sur Maroc Telecom. Même à 30% dans le tour de table, le niveau de contrôle de la société ne sera pas remis en cause. En effet, le pacte d’actionnaire a conservé la minorité de blocage à ce niveau de participation. Cette disposition a été introduite lors de la cession de 16% à Vivendi. Le groupe français détient 51% dans Maroc Telecom. Pour ce qui est du reliquat du capital toujours détenu par l’Etat, ce ne serait qu’une question de temps: «choisir les moments pour vendre et éviter de faire le tout d’un seul coup».
En tout cas, les recettes de privatisation inscrites dans le projet de loi de Finances pour 2007 sont estimées à 4,5 milliards de DH. Aux 4 milliards de DH de Maroc Telecom, il faudra rajouter 500 millions de DH qui devront provenir d’autres opérations programmées. C’est le cas de la cession de Drapor dont les appels d’offres seront lancés dans les semaines à venir. Pour Comanav, les appels d’offres internationaux seront prêts avant la fin de cette année de telle sorte d’avoir les recettes au début de 2007. Pour 2006, le gouvernement table sur 5 milliards de recettes de privatisation. A elle seule la cession de 20% du capital de la Régie des Tabacs à Altadis aura rapporté à l’Etat 4,020 milliards de DH. A cela s’ajoutent 539 millions de DH de Somathès et 100 millions de DH pour le 0,1% de Maroc Telecom.

Algérie : Nedjma lance le WAP Chat
http://www.algerie-dz.com/article6718.html

Nedjma, filiale de Watanya Telecom Algérie, annonce le lancement de WAP chat, un service de chat en temps réels à un prix compétitif. Ce service permettra aux clients de Nedjma de chatter sur leurs mobiles en temps réel. Facile à utiliser et accessible directement sur Nedjma Net, le WAP Chat permettra aux accrocs du chat (les chatteurs) de s’adonner à leur hobby pour peu qu’ils soient équipés d’un mobile multimédia configuré. Se réjouissant de la mise en place de cette nième nouveauté, WTA Nedjma souligne que le Wat Chat vient enrichir sa large gamme de produits et services dignes des grands opérateurs internationaux. Ce n’est pas tout : Watanya Telecom Algérie promet que d’autres produits exclusifs, aussi intéressants, les uns que les autres, seront bientôt mis sur le marché algérien.

L'avenir du CPL en France.


http://www.generation-nt.com/actualites/19258/oxance-cpl/

En proie à des difficultés financières, la société française Oxance qui avait misé gros sur l'essor de la technologie CPL à destination des professionnels, est contrainte de mettre la clé sous la porte. Créée en 2002 dès l'origine de l'industrialisation du CPL (Courant Porteur en Ligne) en France et en Europe, la société Oxance est spécialisée dans la construction de produits réseaux et télécoms, de solutions applicatives intégrées sur la base de cette technologie qui permet de transmettre des informations numériques sur le réseau électrique existant. Une technologie face à ses contraintes .Du moins telle était jusqu'à récemment son activité mais depuis peu sur le site Web de Oxance, on peut lire ce message : " Devant l'impossibilité de trouver un partenariat financier pour assurer son développement, la décision d'arrêter la société Oxance a été prononcée le 20 Septembre 2006. "
Selon des propos tenus par le fondateur d'Oxance, Joël Chotard et recueillis par nos confrères de 01net : " Il nous fallait un million d'euros pour continuer nos projets. (...) Le réseau électrique des professionnels est trop complexe, les installateurs n'étaient pas assez compétents. La technologie est trop nouvelle. " Un échec et des raisons invoquées qui amènent forcément à se poser des questions sur le devenir du CPL dans le secteur professionnel, pour une technologie qui selon le gouvernement devrait permettre côté particulier, de désenclaver certaines zones ne disposant pas d'accès à l'Internet haut débit.

France : Avis divergents sur la régulation du très haut débit.


http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-avis-divergents-sur-la-regulation-du-tres-haut-debit-14469.html

« Les avis diffèrent sur [la question de la régulation du marché du très haut débit], certains considérant le marché comme émergent et ne devant pas être régulé, d'autres qu'une régulation devrait être prévue pour prolonger le modèle du haut débit. » Cette conclusion de la consultation sur le développement du très haut débit en France conduite par le ministère délégué à l'Industrie se borne à constater une situation déjà bien connue.Mi-juin dernier, François Loos, ministre délégué à l'industrie, a indiqué souhaiter que France Télécom bénéficie d'un privilège concurrentiel : « il faut laisser l'avantage à celui qui prend le risque de l'investissement. »De son côté, l'Idate, auteur de l'étude à l'origine de la consultation lancée par François Loos au printemps dernier, recommande notamment la mutualisation des réseaux et la régulation des infrastructures. Selon le cabinet, ces mesures sont justifiées par les coûts : 10 MdE pour couvrir 40 % de la population et près de 30 MdE supplémentaires pour les 60 % restants.Cela dit, les conclusions de la consultation se rapprochent à de nombreux égards des recommandations de l'Idate comme celle de « diminuer les barrières à l'entrée et réduire le coût de déploiement en utilisant infrastructures existante, mutualiser les travaux de génie civil, etc. »Les conclusions de la consultation reprennent enfin des pistes de réflexion déjà évoquées par François Loos, à savoir « soutenir une intervention des collectivités locales » et « promouvoir le développements des usages. »


La SIM surboostée
http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-la-sim-surboostee-14466.html

128 Mb ? 256 Mb ? 512 MB ? Non, la capacité destockage d'une carte SIM atteint dorénavant le Giga, et ce n'est pas fini ! Mais bon sang, pourquoi une telle capacité ? D'une part, les mobiles disposent de capacités mémoires étendues et, d'autres part, ils embarquent des cartes mémoires de type SDCard toujours plus performantes (2 giga). De plus, avec le déploiement des réseaux 3G (UMTS) et l'avènement de la 3,5G (HSDPA/HSUPA), voire de la 4G (Wimax ?), le stockage va peu à peu se déplacer du téléphone vers le réseau. Alors Pourquoi ?Au delà du simple stockage...M-Commerce et DRM«Certes la carte SIM possède une capacité de stockage de plus en plus accrue. Les utilisateurs peuvent y placer leurs contacts, leurs messages, leurs photos et leurs vidéos. Mais les capacités de notre MegaSIM permettent d'aller au delà de ce simple usage. La SIM devient une véritable plate-forme applicative, une extension de réseau » explique Eytan Pisetzky, VP Marketing de l'activité opérateurs virtuels chez MSystems. Cette carte de nouvelle génération, Java, permet ainsi de lancer des applications et d'enregistrer l'environnement utilisateurs (PIM, logos écrans, sonneries...). Les opérateurs sont très friands de ces capacités de personnalisation. La MegaSIM possède d'autre part des capacités de cryptage et d'authentification accrues, indispensables pour des usages M-Commerce, et elle permet des gérer les droits utilisateurs (DRM). Eytan Pisetzky enchaîne «les opérateurs sont très axés sur les contenus musicaux. La gestion de l'environnement DRM devient crucial. Lorsque l'utilisateur change de téléphone, il récupère tous ses droits liés à la carte SIM ».A quand ces SIM de nouvelle génération ? MSystems, qui fournit les OEM, effectue des tests avec de nombreux opérateurs... dont Orange. Les terminaux eux sont prêts et n'attendent plus que les services... pour dans quelques mois.

06 octobre 2006

FRANCE :Personne ne veut de la quatrième license 3G ?

http://www.technoblog.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=598&Itemid=2

L'Autorité de régulation des télécommunications lance aujourd'hui deux consultations publiques : l'une sur le renouvellement de la licence 2G de Bouygues Télécom qui arrive à terme le 8 décembre 2009 ; l'autre sur la réutilisation des fréquences 900 et 1800 MHz par les réseaux 3G. L'enjeu est le suivant : interroger les acteurs sur leur possible intérêt pour la 4° licence 3G aujourd'hui disponible. Si personne ne se manifeste, les fréquences seront réutilisées pour les réseaux 3G des opérateurs mobiles existants. C'est donc la dernière possibilité, pour un acteur, de se porter candidat à la 3G. Vincent Bolloré aura-t-il la volonté d'investir plusieurs milliards dans le déploiement d'un réseau HSDPA ? On peut en douter, car lorsqu'il était actionnaire du groupe Bouygues, il avait fortement milité pour un retrait du groupe du marché télécom eu égard aux investissements colossaux qu'il fallait réaliser...

Celtel Gabon introduit la tarification à la seconde

La compagnie de téléphonie mobile Celtel Gabon, l’un des trois opérateurs installés au Gabon, a annoncé jeudi devant la presse, le lancement de la tarification à la seconde, plus économique et mieux adaptée à ses abonnées qui pourront ainsi opter alternativement pour la tarification à la minute ou à la seconde. Et cela pour les appels locaux uniquement.
« Celtel voit dans cette nouvelle tarification, la nécessité d’améliorer ses services grâce à une large disponibilité des produits Celtel, une assistance efficace et rapide à travers un réseau stable et une facturation claire et juste », a commenté jeudi à Libreville M. Dagba Gande, directeur de Marketing de Celtel Gabon.
Tout est parti d’un constat : 70% des appels émis durent moins d’une minute et 57% de ces derniers prennent moins de 46 secondes. D’où l’offre de Celtel Gabon destinée à « optimiser les budgets des abonnés », compte tenue également de la situation économique actuelle qui réduit leur pouvoir d’achat.
En Europe, le principe de « la première minute indivisible » est souvent appliqué mais elle pénalise parfois les consommateurs qui sont souvent surpris par le solde de leur crédit, même après des échanges brefs.
L’innovation chez Celtel Gabon à l’image de ce qui se fait déjà au Niger, au Cameroun et au Burkina Faso, est d’introduire une facturation à la seconde pour la première fois au Gabon.
En mode « S » (Seconde), la communication de Celtel à Celtel revient à 4 francs CFA la seconde ; à 6 F CFA/sec d’un poste Celtel vers le fixe puis à 6 F CFA/sec d’un poste Celtel vers les autres mobiles. Seuls les appels nationaux sont concernés par cette tarification innovante.
En annonçant le lancement d’un tarif avantageux, M. Dagba Gande a expliqué que le nouveau service « offre la possibilité aux abonnés de choisir le tarif qui leur convient le mieux au moyen d’un message SMS envoyé au serveur Celtel, moyennant une facturation de 100 francs CFA ».
Choisir son tarif en fonction de ses habitudes
Premier opérateur de téléphonie mobile à avoir introduit ce nouveau mode de tarification, Celtel Gabon voudrait aller plus loin en partageant « chaque instant » avec ses abonnés qui pourront enfin payer uniquement le coût exact de la communication "au mot près", mais également de leur permettre d’échanger en toute liberté.
Le lancement de la tarification à la seconde a été initié avec succès en interne chez Celtel Gabon mercredi et suivra dès samedi une campagne médias à travers le pays, destinée à faire connaître le nouveau produit.
Celtel Gabon est une filiale du groupe panafricain Celtel international qui a débuté ses activités à Libreville le 6 juin 2000. Six ans plus tard, un peu plus de 471 000 abonnés ont opté pour son réseau qui occupe 66% des parts du marché, selon une estimation réalisée le mois dernier. A ce jour, a poursuivi le patron du marketing de Celtel Gabon, "l’opérateur est présent dans 46 communes et dans plus de 1000 localités du pays". Abordant les investissements réalisés, il a révélé qu’un peu plus de 35 milliards de francs CFA ont été nécessaires à l’extension et à l’amélioration du réseau. Le groupe Celtel est également présent au Burkina Faso, Congo Brazzaville, Malawi, Niger, République démocratique du Congo (RDC), Sierra Leone, Tanzanie,Tchad, Ouganda et Zambie.


Orange, SFR, Free et Neuf Cegetel : le match des téléphones uniques

http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=147543

Jeudi, Free a dévoilé un mobile mariant téléphonie fixe et portable et rejoint Neuf Cegetel, Orange et SFR sur ce nouveau marché. Tarifs, couverture du réseau, simplicité et fonctions, LExpansion.com dresse un premier comparatif des offres de la convergence.
D'abord annoncé pour la rentrée, c'est finalement avec un peu de retard que Free a dévoilé, jeudi, son mobile « convergent » mariant téléphonie fixe et portable. A la maison, le Free phone est relié au réseau téléphonique grâce à la Free box, ce qui permet d'économiser sur le prix des communications, gratuites vers tous les fixes de France et d'une vingtaine de pays. A l'extérieur, les appels passent plus traditionnellement par le réseau GSM choisi par l'abonné. Avec ce nouveau téléphone, Free rejoint Neuf Cegetel, Orange et SFR qui ont tous lancé, ces dernières semaines, des offres « convergentes ». Pourtant, du fait de leurs choix techniques et commerciaux différents, certains s'en tirent mieux que d'autres.


Tarifs : avantage Free et Neuf
CegetelFree et Neuf Cegetel proposent tous deux d'accéder aux appels en WiFi à domicile sans supplément de prix, pour peu que l'on ait souscrit à leur abonnement Internet « tout compris » à 30 euros par mois. Les appels sont illimités vers tous les fixes de France et vers une vingtaine de pays. Ensuite, libre au client de prendre l'abonnement mobile de son choix. Chez Orange, l'option est facturée 10 euros pour des appels illimités vers les fixes de France (ou 22 euros avec en plus des appels illimités vers les mobiles Orange), prix auquel doivent s'ajouter les abonnements Internet et mobile, soit 58 euros au minimum. Chez SFR, il faut ajouter 15 euros à son abonnement mobile pour bénéficier d'appels gratuits vers les fixes depuis son domicile grâce à l'option « Happy Zone », soit 51 euros avec un forfait 2 heures.

Couverture : avantage Orange
Si les offres sont difficilement comparables, Orange sort du lot puisqu'il bénéficie de la couverture mobile la plus large du territoire, et d'un parc de plus de 2,5 millions de Livebox auxquelles le téléphone peut théoriquement se connecter en WiFi. Prochainement, l'opérateur devrait également ouvrir ses 15.000 hotspots WiFi à Unik. Free, qui ne dispose pas de réseau mobile, s'en sort plutôt bien en transformant par défaut ses 300.000 Freebox HD en relais WiFi. Neuf Cegetel fait de même, et ajoute les 32.000 hotspots de FON dans le monde. L'opérateur propose également à ses abonnés de choisir son réseau mobile Neuf Mobile, en partenariat avec SFR. SFR, justement, propose uniquement de la couverture en mobile, dans deux départements pour l'instant puis sur toute la France en 2007.

Simplicité : avantage SFR et Orange
Il n'y a pas plus simple que l'offre de SFR. L'abonné ne change pas de combiné, puisque tout passe par le réseau mobile. Toutefois, pour ce qui est de la vraie « convergence », celle mêlant WiFi et GSM, c'est Orange qui tire son épingle du jeu. Certes, l'abonné doit changer de téléphone, mais il conserve un même numéro à domicile comme à l'extérieur, ce qui n'est pas le cas de Free et de Neuf Cegetel. De même, Orange est le seul à proposer du « handover », c'est-à-dire que les appels débutés en WiFi se poursuivrent sans coupure en GSM une fois sorti du domicile. Là encore, c'est un avantage sur Free et Neuf Cegetel.

Fonctionnalités : avantage Orange
Free et Neuf Cegetel proposent des téléphones maison, vendus 199 euros. Plus flexibles, ils ont l'avantage de pouvoir se connecter à n'importe quel réseau WiFi ouvert. De son côté, Orange s'est attaché les services de ses partenaires habituels. Au lancement, trois téléphones très complets compatibles WiFi de Nokia, Motorola et Samsung sont vendus à partir de 99 euros, ce dernier étant équipé de fonctions TV et vidéo. Chez SFR, nul besoin de compatiblité WiFi : n'importe quel téléphone peut faire l'affaire.
Verdict : victoire d'Orange
Malgré des tarifs plus élevés que ses concurrents et son manque de flexibilité, Orange est le seul à offrir une vraie convergence, ce qui lui vaut sa victoire. L'abonné conserve un numéro unique et les appels ne sont pas coupés lorsqu'ils passent du réseau WiFi au réseau GSM. Toutefois, ses concurrents rivalisent d'ingéniosité pour proposer des solutions à la mesure de leurs moyens. Neuf Cegetel joue la complémentarité avec son opérateur virtuel, Neuf Mobile, même si l'idée mériterait d'être poussée plus loin, avec du « handover » notamment. Free s'appuie sur ses 300.000 Freebox HD pour constituer un « réseau nomade nouvelle génération », en attendant peut-être le lancement d'offres autour du WiMax. Quant à SFR, il propose une solution unique basée sur la géolocalisation de ses abonnés, pour occuper le terrain avant le lancement, au printemps 2007, de ses offres ADSL. Bref, Orange a toujours du souci à se faire.

05 octobre 2006





Google lance un site pour promouvoir l'alphabétisation dans le monde

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39363789,00.htm

Le moteur de recherche met ses outils et ses algorithmes au service de la promotion de l'alphabétisation dans le monde. Google a dévoilé, à l'occasion de l'ouverture de la Foire du livre de Francfort, «un projet d'alphabétisation», en coopération avec l'Unesco et avec le soutien des experts rassemblés au sein de la campagne Litcam (*).
Il a créé un site dédié, http://www.google.com/literacy , «à destination des enseignants, des organismes éducatifs et de quiconque s'intéresse à l'enseignement et à la promotion de la lecture». Il permet de consulter toutes les initiatives lancées dans le monde à ce sujet: en compulsant des ouvrages ou des textes universitaires sur ce thème via "Google recherche de Livres".

Même principe pour les vidéos, les blogs, les forums de discussions, tous accessibles grâces aux algorithmes dédiés de Google. Enfin, le service Google Maps permet de retrouver les coordonnées et la localisation de tous les organismes éducatifs du monde entier.

(*) Literacy Campaign est une campagne sur l'éducation et l'alphabétisation lancée en 2006 par les organisateurs de la Foire du livre de Francfort


Le mobile devient moins rentable, Vivendi revient dans le fixe

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-28392702@7-46,0.html

SFR a annoncé, mardi 3 octobre, le rachat des activités Internet et fixe de Tele2 France pour 350 millions d'euros. Au mois d'août, l'opérateur de téléphonie mobile, filiale de Vivendi, s'était renforcé dans le capital de Neuf Cegetel à hauteur de 40,67 %. Tandis qu'il avait vendu, en mai 2005, sa filiale Cegetel à Neuf Telecom (groupe Louis Dreyfus), pour se concentrer exclusivement sur la téléphonie mobile, le groupe Vivendi a-t-il changé de stratégie ?
"Nous sommes toujours centrés sur le téléphone mobile, martèle Frank Esser, le patron de SFR. Il demeure le pivot de notre stratégie. Le téléphone mobile doit être le téléphone principal de nos abonnés. Pour les autres opérateurs, le point d'ancrage, c'est le boîtier (qui sert à faire converger fixe, mobile, télévision et Internet). Pour nous, c'est un service complémentaire." En 2005, SFR a réalisé un chiffre d'affaires de 8,6 milliards d'euros, à comparer aux 9,7 milliards réalisés dans le mobile par Orange.
A l’heure de la convergence. Pour appuyer sa stratégie, SFR a annoncé, mercredi 4 octobre, le lancement d'une offre de communications illimitées vers les numéros fixes pour tous les appels passés à domicile et à proximité. Un système de géolocalisation via les antennes permet de situer les appels. Cette option, facturée 15 euros par mois en plus du forfait, est d'abord lancée dans les Bouches-du-Rhône et la Haute-Garonne, et sera étendue à toute la France en 2007.
Mais si le téléphone mobile reste le pivot de sa stratégie, SFR s'est rendu compte qu'à l'heure de la convergence il devait proposer d'autres produits à ses clients. L'opérateur a certes constaté une augmentation de 15 % du nombre des minutes de télécommunications (319 minutes par mois) mais dans le même temps une baisse de 10 % des prix à la minute, d'où une contraction de ses marges. Grâce au rachat de Tele2 France, SFR va pouvoir offrir à ses clients une option ADSL début 2007. L'opérateur acquiert immédiatement une base d'abonnés de près de 300 000 clients dans l'ADSL (soit une part de marché de 3 %) et de 3 millions de clients au téléphone fixe.
"La stratégie de Vivendi a consisté à sortir du fixe pour mieux y revenir. Aujourd'hui, avec Neuf Cegetel et Tele2 France, le groupe s'affirme comme le véritable challenger de France Télécom", estime Vincent Poulbère, analyste du cabinet Ovum. La prochaine étape sera-t-elle le rachat de Neuf Cegetel ? Certains analystes y croient. Cela permettrait en effet de constituer un véritable groupe intégré. Pour l'instant, M. Esser affirme que ce n'est "ni l'objectif, ni la stratégie de SFR de posséder le réseau fixe de Neuf Cegetel". M. Esser rappelle que SFR représente déjà 10 % du chiffre d'affaires de Neuf Cegetel et bien plus encore avec Tele2 France. Les deux utilisent en effet ce réseau. En attendant, SFR et Neuf vont développer chacun leur stratégie et se faire concurrence dans l'ADSL et le téléphone fixe.



l'accès aux téléphones et à l'Internet : L'alternative du courant porteur en ligne (CPL)

http://www.walf.sn/economique/suite.php?rub=3&id_art=32300

Au Sénégal comme partout en Afrique, le téléphone fixe et l'Internet ne sont pas accessibles à tous en raison surtout de l'insuffisance du réseau de télécommunication. Le recours au réseau électrique qui présente l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensemble des territoires nationaux se justifie dès lors.
C'est une nouvelle solution alternative susceptible de permettre d'atteindre assez efficacement les objectifs de démocratisation des télécommunications qui s'offre au gouvernement. En effet, le recours au courant porteur en ligne (Cpl) pourrait permettre aux populations, notamment celles des zones rurales d'accéder facilement et à moindre coût aux téléphones fixes et aux services de l'Internet. Et, le ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, qui présidait, hier, l'atelier de l'Union africaine des télécommunications (Uat) sur : ‘Potentiel et impact du Cpl ‘, est d'avis sur cette opportunité à saisir. Laquelle s'offre au Sénégal et à tous les pays africains qui sont dépourvus des infrastructures de télécommunications.
‘Comme vous le savez tous, l'objectif primordial qui nous est assigné à nous responsables des télécommunications dans nos pays respectifs, c'est particulièrement la résorption, dans les délais les meilleurs, de la fracture numérique dans chacun de nos pays. Et pour cela, il faut faire en sorte que le service universel des télécommunications soit accessible à l'ensemble de nos populations, notamment celles des zones rurales. Or, le principal obstacle à l'atteinte de cet objectif demeure le problème quasi insurmontable des infrastructures qu'il va falloir déployer sur toute l'étendue de nos territoires. Aussi, il nous faut toujours rechercher des solutions alternatives susceptibles de nous permettre d'atteindre assez efficacement nos objectifs de démocratisation des télécommunications dans nos pays. Et c'est là, à mon avis, que se trouve l'importance de l'étude du potentiel et de l'impact du Cpl en Afrique’, relève M. Joseph Ndong à l'adresse des participants à la rencontre.
Pour le ministre, le réseau électrique, malgré ses insuffisances, présente au moins l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensemble des territoires nationaux que le réseau des télécommunications.
Dès lors, la solution CPl, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, se doit d'être expérimentée en Afrique pour en évaluer le potentiel et en mesurer l'impact pour une solution possible à l'extension des réseaux de télécommunication des pays du continent noir, selon le ministre. Ce qui est le cas au Sénégal où, d'après Joseph Ndong, la Société nationale d'électricité (Senelec) expérimente depuis quelque temps cette nouvelle technologie.
D'après les conclusions des consultants de l'Uat, le Cpl a le potentiel certain d'augmenter la concurrence dans les services télécoms haut débit et de téléphonie, d'en impulser l'innovation et d'en améliorer la pénétration et l'adoption. Il peut aussi, selon eux, contribuer fortement à connecter de nouvelles personnes et entreprises aux technologies de l'information et de la communication et ceci, en augmentant significativement la couverture haut-débit et téléphone (sur IP) au sein d'un pays/marché.
Selon toujours les consultants, le CPL permet également la gestion de l'énergie et des applicatifs de management du réseau électrique. Le Cpl représente par là, soulignent-ils, une opportunité concrète pour l'Afrique tant sur le plan des dynamiques du marché du haut-débit que sur celui de considérations économiques, citoyennes et politiques.
Mais, avertissent-ils, il subsiste des problématiques qui exigent des élaborations communes par les opérateurs, électriciens, les autorités des régulations et le gouvernement. Il s'agit, expliquent-ils, de parvenir à une coordination et définition concernant des questions clés incluant, entre autres, standardisation des équipements, élaboration de lignes directrices de mise en œuvre et plan d'affaires et marketing.
Les dépositaires CPL se doivent donc d'être unis pour saisir le potentiel spécifique du CPL en Afrique. L'UAT se propose de devenir la plate-forme de ralliement de ces acteurs afin de préparer un cadre de travail. Lequel permettrait de sécuriser les potentiels du CPL sur l'ensemble du continent africain.




Vol de câbles appartenant à la Sonatel et à la Senelec La gendarmerie démantèle un réseau avec à sa tête une dame
Ils sont quatre jeunes dont l'âge varie entre 17 et 18 ans. Leur sport favori était de chaparder les câbles de la Sonatel et de la Senelec pour en extraire le cuivre qu'ils écoulaient auprès d’une dame. Et celle-ci de le revendre à son tour à une société indienne sise à Dakar. Heureusement que les hommes de l'adjudant Mamadou Seck sont parvenus à mettre un terme à leurs agissements sordides qui ont causé d'énormes préjudices auxdites sociétés.
Ils ont pour noms : Mbaye Samb, Cheikh Wade, Abdoulaye Diallo et Amadou Woury Diallo. Ils sont tous domiciliés à Thiaroye. Depuis six mois, toutes leurs activités se résument à faire main basse sur les installations de la Senelec et de la Sonatel. Mais comme toute chose a une fin, ils ont été finalement appréhendés. Samedi 30 septembre, vers dix heures, un coup de fil avise la gendarmerie de Keur Massar que deux jeunes sont épinglés à la cité Senelec alors qu'ils subtilisaient des câbles électriques et qu'une foule en furie voulait leur appliquer une justice expéditive. Des éléments sont aussitôt dépêchés sur place pour leur éviter le lynchage et les conduire à la brigade. Mbaye Samb et Cheikh Wade trouvés en possession d'un sac plein de fils électriques, ne perdent pas de temps pour passer à table."D'ailleurs, nos acolytes, Abdoulaye Diallo et Amadou Woury Diallo ont pris la bretelle reliant la station "Shell" à la cité Gendarmerie pour commettre eux aussi un vol portant sur le même matériel" laissent-ils entendre. Grâce à ces indications, ces autres malfaiteurs sont cueillis à leur tour par les gendarmes qui étaient à bord d'un véhicule banalisé pour tromper leur vigilance. Sachant que les carottes sont cuites pour lui et ses compères, Mbaye Samb délie la langue."Nous travaillons pour le compte d'une dame nommée Ndèye Sarr établie au garage de poste Thiaroye.
Cela fait six mois que piquons tout ce qui est installation téléphonique ou électrique et une fois le cuivre ou l"aluminium récupéré, nous le lui vendons au prix de 2.000 frcs le kilo", soutient-il. Une révélation de taille qui pousse les pandores à lui rendre une visite. Les gérants de Teresa Trading dans le coup Une fois sur place, un gendarme en civil se font passer pour des gens venus traiter affaire avec la dame. Au bout d'une quinzaine de minutes, Ndèye Sarr daigne se présenter et se met rapidement au travail. Loin de deviner qu'un homme de loi fait partie de l'assistance, elle commence par régler la bascule et entame des discussions avec les nommés Mouhamadou Bachir Cissé et Rajes Gans Rawet, ressortissant indien. Ils sont les gérants de la société Teresa trading spécialisée dans l'achat de cuivre, d'aluminium et de fer pour l'exporter en Inde. Son siège est situé derrière le service des mines. Dans le véhicule de ces derniers, les gendarmes ont découvert trois sacs remplis de cuivre provenant des matériels des deux sociétés sus-citées et un câble"Almatech" qui coûte excessivement cher. Il faut noter que le câble, une fois sectionné, ne peut être bricolé. Il faut le remplacer entièrement. Et à chaque fois qu'il est endommagé par des voleurs, quelque six cents abonnés du secteur où cela s'est passé, perdent le réseau." Nous avons acheté auprès d'un certain Nar Sock installé à Grand Yoff, le cuivre d'un poids total de 117 kilos à 275.000 frcs et le câble à 24.200 frcs, soit 550 frcs le kilo, "confie Rajes Gans Rawet. Lui, son collègue, leur chauffeur Ibrahima Diallo, de même que Ndèye Sarr, la supposée instigatrice de tout ce micmac, sont arrêtés. Le préjudice subi par la Sae-Soprec est de deux millions selon un de ses responsables. Quant à la Sonatel et la Senelec, elles ont porté plainte contre les mis en cause, en attendant d'évaluer le préjudice. Malgré les pressions et autres interventions pour la tirer d'affaire, Ndèye Sarr et ses co-interpellés, y compris les gérants de Teresa Trading, ont été déférés au parquet le mardi 3 courant pour vol et complicité.




Un 3ème Opérateur de Téléphonie au Sénégal : Amitelo, un nom bien de chez nous

http://www.lemessager.sn/index.php?subaction=showfull&id=1160011735&archive=&start_from=&ucat=3&

L’idée du Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade qui est d’équiper les contrées les plus reculées du Sénégal en téléphonie rurale fait son chemin puisque le Géant suisse Amitelo qui est leader en la matière est sur le point d’obtenir le précieux sésame synonyme d’implantation au Sénégal. Après le Mali, le Burkina Faso et le Togo, le Holding Amitelo sera le 3ème opérateur au Sénégal avec des services aussi divers que variés. Une rencontre a eu lieu dans ce sens entre le Ministère des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et la direction du groupe helvétique dans un hôtel de la place.
Amitelo, un Holding suisse au chiffre d’affaires faramineux
La réduction de la fracture numérique si chère au Président de la République, Me Abdoulaye Wade devient plus qu’une réalité. D’ici peu, le pays profond sera accessible puisque Amitelo en fait son challenge qui est d’équiper toutes les zones rurales. Forte de son expérience, la multinationale suisse est à même de réussir le pari au bout de 15 jours sachant compter sur une expertise et une expérience avérées. La preuve, Amitelo est cotée en bourse et basée en Europe, au Maghreb et en Amérique du Nord. Le Chiffre d’affaires du groupe est de 80 millions d’Euros et l’exercice 2006 sera bouclé avec un bénéfice de 28,2%.
Buts poursuivis par Amitelo
L’un des objectifs poursuivis serait d’accompagner les africains à combler le retard numérique, il s’agit de désenclaver en accédant aux zones rurales. Aux yeux de M. Gora Diaw, le Directeur Général du groupe : « l’Afrique est le second marché des télécommunications après la Chine. Notre groupe est en Suisse et nous avons une position de leadership que nous souhaitons apporter en Afrique avec l’aide des pouvoirs publics. Il s’agit de s’adresser aux populations défavorisées avec la mission de développer les Ntic. Nous voulons que le Sénégal profite de notre savoir faire et de nos moyens.
Amitelo compte apporter sa contribution et participer à la réduction de la fracture numérique conformément à la volonté du Chef de l’Etat. Notre volonté d’investir au Sénégal est particulière, c’est l’expression de notre ambition de mener un partenariat qui va être valorisé par l’expertise nationale, ce qui est un pas décisif. » Des propos que M. Khalid Arid, le responsable du Amitelo Afrique confirmera puisque : « Amitelo est un Holding financier qui peut fournir des solutions économiques aux sociétés et aux abonnés. Nous offrons également des systèmes de franchise ainsi qu’une expérience en matière d’innovation. Les produits concernent les Call Shop 3ème génération, les cartes prépayées, les licences, les achats de comptes par internet, IPBX, les services de banques, l’intranet gouvernemental. »
Projets Amitelo compte également mettre un programme de qualité au niveau des zones rurales au bout de 15 jours grâce à un important réseau satellitaire : « il n’est pas question d’avoir des conflits avec la Sonatel qui est déjà présente mais d’apporter notre contribution puisque la technologie existe et le groupe veut se déployer en raison de notre position de leader dans les télécommunications et dans les finances. » soutient M. Gora Diaw.
S’y ajoute le besoin d’investir dans le social avec une fondation Amitelo. Des discussions sont en cours avec un grand groupe, reste à en définir les programmes.
Avis obligatoires de l’Agence de Régulation des Télécommunications
Pour le Directeur de Cabinet du Ministre des Postes et des Ntic, « la mission assignée à la tutelle, c’est d’assurer le service universel au profit de l’ensemble des populations. Le document qui scelle le partenariat est à l’étude, l’Etat est preneur à toutes formes de collaboration pour résorber la fracture numérique. Ces initiatives sont bienvenues si elles respectent les règles du jeu fixées par l’Art. Des avis extérieurs sont également sollicités en tenant compte de nos lois et règlements. » D’autres préoccupations ont été portées à l’attention des spécialistes surtout qu’au-delà de la téléphonie rurale, les transferts de données du patient qui change de lieu d’hospitalisation sont d’importance dans le milieu médical, les informations relatives à la culture de haricots, les besoins exprimés par un client, les besoins en matière de pisciculture entre autres. Le tout étant est d’atteindre le plus grand nombre au moindre coût.

04 octobre 2006



Quid des TIC dans 20 ans ?
Quel sera le visage des technologies de l'information dans vingt ans. A l'occasion de son 20e anniversaire, le groupe Prosodie a voulu répondre à cette question et a demandé à Markess International de réaliser un livre blanc sur le sujet. L'étude se base sur une enquête menée auprès de DSI et de personnalités.

Exercice o combien périlleux de dresser le paysage des TIC en 2026... Rares auront été les experts à prévoir le visage actuel du marché en 1986. À cette époque, personne n'aurait misé un kopeck sur l'essor mondial du Web, de la mobilité...
Markesse joue la carte de l'honnêteté: "Quelles technologies nouvelles seront lancées sur le marché d'ici 2026 ? Pour quels usages ? A quelle vitesse seront-elles adoptées ? La vie sera-t-elle transformée ? Quels en seront les impacts politiques, juridiques, etc. ? Autant de questions auxquelles personne ne peut réellement répondre avec certitude. Parmi les acteurs de la prospective, ce sont les futurologues et les laboratoires qui se rapprochent le plus de l'échéance des 20 ans. Mais la probabilité de réalisation de leurs projections est souvent faible, de l'ordre de 10 à 15%".

Pour autant, le livre blanc de Markess donne des pistes de reflexions fertiles
Evolutions technologiques
En se basant sur la loi de Moore, Markess estime qu'en 2026, la puissance informatique devrait être multipliée par 8.000. Néanmoins, le cabinet d'études souligne que les DSI interrogés ont des avis partagés sur la question. Certains mettent en avant les problématiques de refroidissement des processeurs qui pourraient pénaliser la vérification de cette loi. D'autres se posent la question: "que fera-t-on de cette puissance ?".
Pour Markess, cette puissance sera mise au service de l'intelligence et du décisionnel. Ainsi, Bernard Hélie du GIP-MDS pense qu'il y aura de plus en plus de personnes qui agiront tels des entrepreneurs individuels au service de l'entreprise. Selon lui, "le degré d'autonomie et la capacité de création vont être accrus et ils rentreront en synergie avec les objectifs des entreprises".
Patrick Giraudeau de Thomson, quant à lui, pondère cet engouement : "On utilisera la puissance disponible même s'il n'est pas sûr que l'on crée de la valeur en proportion. Les études de valeur continuent d'être absentes des organisations".
En matière de communications, Markess estime qu'"avec les technologies optiques, la vitesse de transmission et de connexion atteindra en 2026 des niveaux difficilement imaginables à ce jour. Si, dans l'univers professionnel, une telle vitesse apportera de nombreux bénéfices économiques, du côté de l'individu, les impacts seront plus nuancés. Il restera aussi probablement quelques freins technologiques à résoudre avant qu'elle ne soit effective".
Une position défendue par Michel Feneyrol de l'ARCEP: "Dans les 20 ans qui viennent, la généralisation de la mobilité va conduire à aller vers des fréquences de plus en plus élevées qui couvriront mal le territoire et pénétreront mal dans les immeubles, car étant directives. Comment pourra-t-on faire passer sur les mobiles, des services qui auront plus d'informations ? Cette question n'est pas réglée selon les experts".
Evolutions des usages
8 milliards d'individus dont 3 milliards de connectés au Net en 2026 : des chiffres qui font rêver ou frémir... Mais pour Markess, cette planète connectée engendrera une multiplication des identités virtuelles, des milliards, qui provoquera avec elle des problèmes de gestion.
"Ce que peut procurer l'avenir, c'est la capacité de gérer, filtrer les communications, les personnes avec lesquelles on veut communiquer et les informations que l'on veut mettre à disposition des individus avec lesquels on souhaite communiquer" , pense Jean-Philippe Gay d'Orange. Se pose également la question de la sécurisation de ces multiples identités virtuelles. Pour certains, les pouvoirs publics seront incontournables. Pour d'autres, ce seront les banques et institutions financières qui veilleront aux transactions et pourront même aller bien au-delà dans le contrôle des identités :"Les institutions financières ont un rôle majeur à jouer dans la gestion des identités virtuelles. Celles-ci vont devenir des “coffres d'informations“ éventuellement commercialisables" selon Eric Kades, CEO de Conspectus. Enfin, certains pensent à des organismes tiers spécialisés comme Verisign, ou encore à des sociétés de services comme Brink's. Dans son livre blanc, Markess table également sur le développement d'autres usages comme le développement des objets mobiles d'identification et de paiement, notamment basés sur la biométrie.
Mais ces objets ne seront pas des téléphones. Il ne sera qu'un véhicule pour recevoir et envoyer l'information, "il ne peut pas être un outil seul d'identification et de paiement même si de nombreuses personnes pensent le contraire" déclare Jacques-Benoit Le Bris de Rhodia. Par ailleurs, le cabinet d'études prédit le développement de la traduction vocale simultanée du langage ou encore des capteurs en réseau pour maximiser les cinq sens.
Evolution des approches
Les services à la demande devraient s'imposer de plus en plus. "Les années à venir verront l'avènement d'un nombre croissant de plates-formes spécialisées proposant ce type de services mais aussi de directions informatiques utilisant ce modèle pour leurs clients internes. En 2026, ce modèle sera largement utilisé, mais dans des contextes variés", affirme Markess.
Dans le même temps, la population des informaticiens dans les entreprises diminuera et les métiers évolueront. Mais là encore, les points de vue divergent quant à la nature de l'évolution. "Avec la généralisation des politiques d'externalisation, nombreux sont ceux qui estiment que les compétences techniques des informaticiens risquent de s'appauvrir. Certains estiment qu'à terme les expertises seront celles de gestionnaires de contrats, de chefs de projets, d'experts réseaux et architecture, de négociateurs avec les fournisseurs, de spécialistes de la pré-production et de la gestion de la qualité du service", peut-on lire dans l'étude.
Enfin, Markess prédit un avenir radieux pour l'open-source. La grande majorité des DSI et personnalités interrogés reconnaissent que, dans 20 ans, le poids de l'open source sera significatif dans leur organisation, mais de nombreuses nuances tempèrent cette montée en puissance. Certains pensent que l'open source sera circonscrit aux seules couches basses des systèmes d'information qui deviendront de plus en plus standardisées et identiques pour tous. Au-dessus de celles-ci, toute innovation permettant d'avoir une plus grande valeur ajoutée par rapport aux autres sera propriétaire. D'autres estiment que, si beaucoup vont s'inscrire dans une logique open source, il n'en demeure pas moins possible qu'en cas de réelle création de valeur sur les solutions mises au point, alors les entreprises brevetteront leurs développements. Quant aux adeptes de l'open source, certains pensent qu'ils se trouveront plutôt parmi les start-ups qu'au sein des entreprises matures. Dans cette dernière catégorie, les banques seront les plus réticentes.


Une multinationale assure sa disponibilité à fournir au Sénégal du service universel aux zones rurales

http://www.osiris.sn/article2525.html

Le président du groupe de télécommunications AMITELO AG, Khalid Akid, a assuré mardi qu son groupe possède une technologie "très puissante" capable de couvrir toutes les zones rurales du Sénégal "en moins de 15 jours". "Notre réseau possède une technologie très puissante qui lui permet de couvrir toute les zones rurales du pays en moins de 15 jours", a dit M. Akid au cours d’une rencontre avec des responsables du ministère des Postes, des Télécommunications et des NTIC. Il a dit que "c’est dans une logique de réduire la fracture numérique que notre groupe a affiché une grande volonté d’investir dans le continent".

Le groupe AMITELO est une multinationale dont le siége est à Zurich (Suisse). Elle est déjà présente en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Argentine, aux Etats-Unis et au Canada. "L’étape de l’Afrique est en cours de réalisation", a annoncé Khalid Akid affirmant que le bureau régional de l’Afrique sera installé à Dakar.
Par ailleurs, le président directeur Général du groupe AMITELO Afrique, Gora Diaw, a relevé que le continent africain représente aujourd’hui le deuxième marché mondial de la télécommunication après la Chine.
Selon M. Diaw, "cette convention qui sera bientôt signée entre les deux partenaires aidera le gouvernement du Sénégal à réduire la fracture numérique". AMITELO a investi pour le moment au Maroc, au Sénégal, au Mali et envisage des investissements en Guinée Bissau, a-t-il indiqué.

TUNISIE TELECOM offre à ces clients le Bouquet SMS « 200 SMS nationaux et 25 SMS internationaux »
http://www.tahphone.com/content/view/1172/.html

Le bouquet est gratuit pour les abonnés GSM post payés et il suffit de payer 1 dinar seulement pour les abonnés GSM prépayés. Ces SMS doivent être envoyés vers les abonnés TUNISIE TELECOM GSM post payé et prépayé. Offre valable jusqu’au 27ème jour du mois de Ramadan.
Sont exclus les SMS à valeur ajoutée. L'abonné GSM prépayé peut commander le service à n'importe quel jour de la période de la promotion.
Ce service ne peut être commandé qu'une seule fois durant la période de la promotion par l'abonné GSM prépayé. Le bouquet SMS est offert gratuitement et sans demande de la part de l'abonné GSM postpayé. Activation du service Pour les abonnés GSM postpayés, l'activation est d'office. Pour les abonnés GSM prépayés :
L'activation du bouquet SMS s'effectue en composant *149*1#
La consultation de la consommation des SMS s'effectue en composant *122*3#
Le message reçu : « vous avez envoyés x SMS Tunisie Telecom et y SMS international. ».


TT CASH : la monnaie électronique de TUNISIE TELECOM

http://www.babnet.net/rttdetail-8784.asp

Le service TTCASH (la version LIGHT de Tunisie Télécom ) permet aux abonnés GSM prépayés de recharger électroniquement leurs comptes ou ceux de leurs proches avec le montant choisi en toute simplicité : sans frais supplémentaires et sans avoir recours à la carte de recharge. Avec TT CASH , TUNISIE TELECOM accompagnera ses clients vers le commerce électronique.
Le montant minimum de la recharge est de 1Dinar. Et dont la validité est de 10 jours pour un montant de recharge Inférieur à 5d, et de 30 jours pour un montant de recharge supérieur à 5d.
Le service TTCASH est disponible à travers le réseau de distribution (publitels, publinets, publipostes; cabines publiques et vendeurs accrédités) reconnaissable par l’indicateur TTCASH

02 octobre 2006

Arrivée du Push-to-Talk au Maroc







Maroc Télécoms lance le SMS vocal plus connu sous le nom de « Push- to- Talk »

Maroc Télécom lance en exclusivité le Push-to-Talk sur le marché de la téléphonie mobile pendant que d’autres opérateurs se posent des question sur la valeur ajoutée de ce service !
En effet, bon nombre d’opérateurs ont programmé l’étude pour adopter le service de SMS vocal. Beaucoup d’entre eux hésitent à proposer ce service, parce que d’après eux, il porte un coup au marché des SMS, occupe le temps d'antenne des utilisateurs et exige un appareil capable de supporter ce service.


Face à la convergence irréversible de la triade texte, son et vidéo dans les tuyaux de la société de l’information, les opérateurs de télécommunication s’adaptent de plus en plus à cette nouvelle réalité télécommunicationnelle en proposant des offres de produits innovants aux abonnés des utilisateurs de la téléphonie mobile, le segment le plus dynamique du secteur des télécommunications.
Maroc télécoms l’un des challenger les plus dynamique en Afrique offre à ses abonnés la possibilité d'utiliser les fonctions Push-to-Talk (PTT). Ce développement technologique va certainement modifier la manière dont ses neuf millions d'abonnés utilisent leurs téléphones mobiles.

Ce nouveau service présente un grand nombre de possibilités d'applications. Lancé aux Etats-Unis en 2003, le PTT fait appel à la même technologie que les messageries de l'Internet, mais utilise les réseaux GSM ou GPRS pour transmettre les signaux de données vocales sur les réseaux de données.
L'utilisateur sélectionne un ou plusieurs destinataires, puis appuie sur une touche de son appareil pour enregistrer un message vocal. Ce message est alors encodé et transmis en utilisant le protocole Internet IP sur le réseau à commutation par paquets de l'opérateur. Le PTT permet à un utilisateur d'envoyer un fichier audio à plusieurs personnes sur simple pression d'une touche. Le destinataire en est averti immédiatement par l'émission d'un signal sonore ou l'affichage d'un icône.
Ce service innovant a pour ambition de doper l’ARPU des abonnés mobiles tout en créant un effet club entre les abonnés du même opérateur. Avantage concurrentiel de taille pour l’opérateur de télécommunications, ce service va permettre aussi de réduire la fracture numérique qui touche les illettrés et les mals voyants à toute une population qui juste ici ne pouvait participer au sucés des SMS. Toutefois, la convivialité du PTT menace de phagocyter les recettes des SMS et de consommer les temps d'antenne des abonnés. Par conséquent, la plupart des opérateurs se sont montrés hésitants à lancer ce service à valeur ajoutée. L’autre contrainte majeure est relative au fait que le client doit nécessairement disposer d’un terminal supportant la technologie PTT.

En dépit de cela, le pack Mobitalk PTT de Maroc Télécom est le premier de son genre au Maghreb. Les abonnés qui possèdent déjà un appareil supportant le PTT peuvent souscrire un abonnement mensuel pour près de 35 dollars. Mais ils ne pourront utiliser Mobitalk qu'avec les personnes également abonnées à ce service. Le Maroc compte actuellement 13 millions d'abonnés à la téléphonie mobile, qui se répartissent entre Maroc Télécom et Meditel. Le taux de pénétration du mobile dépasse désormais les 43 pour cent. Les téléphones prépayés représentent encore 95 pour cent du marché.

Ismaila BA
Juriste en droit des télécommunications
Stagiaire à la Direction de la Reglementation et des Affaires Juridiques de SONATEL

Orascom candidat pour une licence 3éme génération


La licence de téléphonie mobile “3e génération” sera vendue en 2007 Orascom est candidat
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65050

L’opérateur privé Orascom Télécom Algérie demeure encore la première filiale du groupe Orascom Télécom Holding en termes notamment de résultats financiers avec 35% des revenus globaux de ce groupe.


Les opérateurs mettent la téléphonie mobile à la portée des personnes handicapées

http://www.francemobiles.com/actualites/id/200610021159432433/les_op%C3%A9rateurs_mettent_la_t%C3%A9l%C3%A9phonie_mobile_%C3%A0_la_port%C3%A9e_des_personnes_handicap%C3%A9es.

Afin de faciliter l'accès des personnes handicapées à la téléphonie mobile un premier bilan a été établi par l'Afom, l'Arcep et les opérateurs. Ce bilan positif montre que la Charte d'engagements, signée en mai 2005, a été respectée par les trois opérateurs nationaux et cinq opérateurs virtuels.
Des mesures concrètes ont été appliquées telles qu'une sélection de téléphones mobiles adaptées à chaque type de handicap. En un an, les opérateurs ont organisé une vingtaine de tests de leurs modèles avec des associations : 5 à 10 téléphones ont été sélectionnés pour les aveugles ou malvoyants ainsi que pour les sourds ou malentendants.
Dans cette démarche de progrès, les opérateurs ont mis l'accent sur des critères permettant la sélection des téléphones mobiles. Les opérateurs prévoient aussi de rendre progressivement leur site web accessibles aux personnes handicapées. Leurs points de vente, réaménagé ou nouvellement ouvert, vont également répondre aux normes d'accessibilité pour les personnes handicapées. Par ailleurs, les signataires de la charte souhaitent que les constructeurs de téléphones mobiles participent aux travaux menés sous l'égide de la DIPH dont l'objectif est de concevoir des téléphones adaptés à chaque type de handicap.



Licences 3G : les décrets adoptés par le gouvernement Marocain.
http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Technologie&article_id=11853

Le gouvernement Marocain vient d’adopter, lors de la dernière réunion de son conseil, les trois projets de décrets portant attribution des licences pour l'établissement et l'exploitation de réseaux publics de télécommunications utilisant les technologies de 3e génération aux opérateurs Itissalat Al-Maghrib, Maroc Connect et Médi Telecom. Les réseaux de télécommunications utilisant des technologies 3G portent sur des systèmes de télécommunications mobiles qui offrent, en plus des services de la voix classique, des services de transmission de données à des débits supérieures à 384 KB/s, assurant ainsi une convivialité et une rapidité dans la navigation.Ces réseaux supportent également des applications et des services à forte valeur ajoutée (e-business, e-services, …) et dont les retombées économiques et sociales sont importantes comparées avec ce qu’offre actuellement les réseaux mobiles de 2ème génération.
Cette Note d’orientations générales, adopté par le Premier ministre, Driss Jettou, en novembre 2004, arrête le schéma de libéralisation du secteur des télécommunications à l’horizon 2008 et fixe le nombre cible d’opérateurs à trois par compartiment de marché des télécoms.Dans ce cadre, l’Agence national de réglementations des télécommunications (ANRT), avait lancé, le 02 mai 2006, un appel à concurrence pour l’attribution d’au maximum trois licences de 3ème génération.Quatre sociétés avaient répondu à cet appel à concurrence en déposant des offres techniques jugées intéressantes.A l’issue de l’évaluation des offres, Maroc Connect, Itissalat Al-Maghrib et Médi Telecom ont été déclarées attributaires provisoires des licences.Les trois projets de décrets cités plus haut portent sur l’attribution des licences 3G à ces trois opérateurs.Ils portent également sur l’approbation des cahiers des charges régissant ces licences qui précisent notamment les dispositions suivantes :
- La durée de chaque licence est fixée à 25 ans.- Le renouvellement est prononcé pour des durées de 5 ans, à l’exception du 1er renouvellement qui peut être de 10 ans.- Une exclusivité est accordée aux trois opérateurs pendant une période de trois années à compter de la date de publication des décrets.- Le lancement commercial des services devra se produire au plus tard 24 mois après la date de publication des décrets.- Ces licences ne donnent pas droit à la mise à disposition de passerelles pour l’acheminement des communications internationales, lequel devra se faire à travers les opérateurs nationaux.- La contrepartie financière est fixée à 360 millions de dirhams TTC.