Ouvrir un espace d'information et de veille stratégique en Afrique sur les télécommunications et les TICs. Promouvoir les échanges entre les acteurs qui s’intéressent à la convergence, le droit, l’économie, la veille concurrentielle, les réseaux, la stratégie des opérateurs et l'intelligence économique en télécommunications et TIC. Echanger et s'informer pour suivre l'évolution des communications électroniques qui sans cesse subissent la vitesse du changement.

31 mars 2010

Echange sur la neutralité des réseaux, l'ARCEP engage un colloque pour le 13 avril


Apparu aux Etats-Unis, le débat sur la neutralité des réseaux prend de plus en plus d’ampleur en France et en Europe.


Dans ce contexte, l’ARCEP a décidé, depuis septembre, d’engager une réflexion interne sur ce sujet important et multiforme.


Début 2010, l’Autorité a lancé une seconde phase de travaux, cette fois-ci publique, avec l'organisation d'un grand colloque international, le 13 avril prochain.

Dans le cadre de la préparation de ce colloque, l'ARCEP diffuse une série d'interviews vidéo qui permettront, jusqu'au colloque, de réfléchir à la notion de neutralité des réseaux et d'engager le débat.


Cette série a démarré avec Jean-Ludovic Silicani, président de l'ARCEP.


Le colloque sera retransmis en vidéo en direct, en français et en anglais, sur le
site de l'ARCEP.

Une version à la demande sera disponible sur le site le lendemain du colloque

www.arcep.fr

Nouvelles technologies de l’information, un secteur en pleine expansion en Afrique



Les nou­velles tech­no­lo­gies au­jourd'hui dis­po­nibles amé­liorent consi­dé­ra­ble­ment la connec­ti­vi­té de l'Afrique en ma­tière de té­lé­com­mu­ni­ca­tions et de ré­seaux d'in­for­ma­tion. Consé­quence: le nombre de centres d'ap­pels connec­tés au reste du monde ne cesse de s'y dé­ve­lop­per.


Rien qu'au Maroc chaque année, une di­zaine de nou­veaux centres sont ou­verts alors que d'autres s'agran­dissent. Mieux, les car­nets de com­mandes sont pleins.

Même si des clients ont fini par opter pour la Tu­ni­sie où Ma­da­gas­car qui sont 20 et 50% moins chers que le Maroc, on es­time que 100 000 em­plois peuvent en­core être créés d'ici 2012.

Le mar­ché mon­dial des pres­ta­tions de ser­vice ex­ter­na­li­sées est en très forte crois­sance.

Avec la mul­ti­pli­ca­tion des de­mandes glo­bales, la crois­sance du mar­ché des pres­ta­tions de ser­vice ex­ter­na­li­sées en­traîne l'ap­pa­ri­tion d'échanges avec de nou­veaux pres­ta­taires. Un mar­ché por­teur car la de­mande y est de plus en plus su­pé­rieure à l'offre.

Ainsi les pro­grès spec­ta­cu­laires dans le sec­teur des TIC en Afrique ont in­tro­duit des al­ter­na­tives ja­mais ima­gi­nées au­pa­ra­vant sur le plan du dé­ve­lop­pe­ment so­cio-éco­no­mique basé sur les connais­sances.

De plus les pays afri­cains dis­posent d'un fort po­ten­tiel de com­pé­tences uni­ver­si­taires, prêt à mettre leurs for­ma­tions et res­sources à pro­fit dans leur pays d'ori­gine.

Enfin, la de­mande crois­sante de pres­ta­tions ex­ter­na­li­sées par les pays dé­ve­lop­pés vers les pays en voie de dé­ve­lop­pe­ment est une for­mi­dable op­por­tu­ni­té pour l'Afrique.

Les pays afri­cains ac­cen­tuent le dé­ve­lop­pe­ment stra­té­gique des NTIC

Les condi­tions né­ces­saires à l'im­plan­ta­tion de centres d'ap­pels dans les pays afri­cains sont réunies, no­tam­ment au Bénin, au Bur­ki­na Faso, au Congo Braz­za, à Dji­bou­ti, au Ghana, au Maroc, au Ni­ge­ria, Sé­né­gal. Ces pays réunissent les fac­teurs clés de suc­cès, tant au ni­veau du vi­vier d'em­ploi et des res­sources di­plô­mées que des in­fra­struc­tures Té­lé­coms né­ces­saires.

Il est im­pé­ra­tif pour le Bur­ki­na Faso, comme pour la plu­part des autres pays d'Afrique sub­sa­ha­rienne, que l'en­trée dans la so­cié­té de l'in­for­ma­tion ne s'ef­fec­tue pas qu'en tant que consom­ma­teur des pro­duits de l'in­for­ma­tion dis­tri­bués par les pays du Nord.

La pro­duc­tion d'un conte­nu fran­co­phone et afri­cain pré­sen­tait un enjeu im­por­tant pour la ré­gion. Mais avant même les en­jeux de long terme, le dé­ve­lop­pe­ment des com­pé­tences en pro­duc­tion mul­ti­mé­dia des­ti­nés au mar­ché in­ter­na­tio­nal pour­rait re­pré­sen­ter en elle même une source de re­ve­nu consé­quente pour le pays.

De même les in­ves­tis­se­ments dans le sec­teur de la concep­tion In­ter­net, sont en gé­né­ral moins lourds que dans l'in­dus­trie et donc plus ac­ces­sibles aux opé­ra­teurs éco­no­miques afri­cains.

En règle gé­né­rale les en­tre­prises du sec­teur in­ves­tissent plus de 5% de leur bé­né­fice net dans la re­cherche ce qui leur per­met de res­ter com­pé­ti­tives et de concur­ren­cer les en­tre­prises oc­ci­den­tales.

Le rôle dé­ci­sif des ins­tances gou­ver­ne­men­tales

La vo­lon­té des in­ves­tis­seurs pri­vés et publics de pro­mou­voir le dé­ve­lop­pe­ment des centres d'ap­pels dans leurs pays, afin d'en fa­vo­ri­ser le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique par la créa­tion et l'ex­por­ta­tion de ser­vices à va­leur ajou­tée, est dé­ci­sif. Car les contrats de pres­ta­tion d'in­gé­nie­rie doivent être soi­gneu­se­ment conçus, en te­nant compte du droit ju­ri­dique et so­cial local.

A Jo­han­nes­burg, les 4-10 mai 1998 le pré­sident sud-afri­cain Nel­son Man­de­la avait dé­cla­ré aux pro­fes­sion­nels des té­lé­com­mu­ni­ca­tions ras­sem­blés lors du salon Te­le­com Afrique 98 : « Pour que l'Afrique se dé­ve­loppe, il semble vital de com­bler les dif­fé­rences entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas l'in­for­ma­tion ».

Il a su faire par­ta­ger sa vi­sion, de­puis, l'Afrique du Sud est de­ve­nue un ac­teur re­con­nu pour l'ex­ter­na­li­sa­tion et ses ex­por­ta­tions de ser­vice sont en crois­sance.

www.afriqueavenir.org

Paiement mobile : Bouygues Telecom, Orange et SFR lancent le MPME


Proposer des micro-paiements à travers la facture de l'opérateur, tel est l'objectif de la solution Micro Paiement Mobile & Enablers.

Les opérateurs français multiplient les initiatives pour généraliser le paiement à travers un mobile, domaine où l'Europe est particulièrement en retard par rapport à l'Asie.

Aux côtés des solutions NFC (near field communication) qui sont expérimentées dans plusieurs villes, l'Association Française du Multimédia Mobile (AFMM) et Bouygues Telecom, Orange et SFR annoncent le lancement d'une offre multi-opérateurs de micro-paiement.

Faciliter l'acte d'achat

Baptisée MPME pour Micro Paiement Mobile & Enablers (sic), cette solution permet de "facturer en deux clics, via la facture de l'opérateur mobile, des services ou contenus numériques, depuis l'Internet mobile, le Web et les applications mobiles".

L'intérêt réside dans le paiement qui est reporté sur la facture mensuelle de son fournisseur, à l'image de certaines boutiques de téléchargement bien connues. Pas de code, pas de carte de crédit, pas de création de compte..., l'objectif est de faciliter l'acte d'achat (jusqu'à 8 euros ou 10 euros par mois pour un abonnement) à travers une approche rapide et souple.

Ce système vise aussi bien avec les abonnés mobiles que les détenteurs d'une formule prépayée. A ce jour, sept acteurs majeurs du micro-paiement ont déjà déployé la solution MPME : Cellfish Media, Hi-media Payments, HighConnexion, Fktel, Echovox, mBlox et Mobile MediaCom.

www.businessmobile.fr

30 mars 2010

TV : le gouvernement pourrait augmenter la redevance si la taxe télécom est retoquée



La Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, jugeant que cette taxe est "incompatible avec le droit européen".


"Il va falloir trouver les moyens d'abonder le manque à gagner éventuel", a déclaré le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand lors d'un déjeuner avec l'Association des journalistes médias (AJM).

Il semble clair que le gouvernement cherche un plan B suite à la décision de la Commission européenne d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France concernant la fameuse taxe télécom.

"Pour compenser la suppression de la publicité à la télévision publique, la France a introduit une taxe spécifique sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications (0,9%) au titre de leur autorisation à fournir des services de télécommunications (y compris l'Internet et la téléphonie mobile)", explique l'exécutif européen.

"Or, selon la Commission, une telle taxe constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen".

Maintien de la pub avant 20h ?

Pour compenser cet éventuel manque à gagner, le ministre n'est pas allé chercher bien loin. "Il n'est pas impossible que le problème de la redevance se repose, mais je n'ai pas de réponses (...). J'ai toujours pensé qu'il n'était pas choquant d'augmenter la redevance", a-t-il déclaré.

Il faut dire que la loi du 5 mars 2009, voulue par Nicolas Sarkozy, prévoit la disparition totale de la publicité sur le service public d'ici fin 2011 (à ce jour, elle est interdite après 20h).

Afin d'éviter un manque à gagner pour France Télévisions, des politiques réclament le maintien de la publicité avant 20 heures sur France Télévisions. Une option qui n'est pas envisagée par le ministre.

"Tout le monde s'agite pour de bonnes raisons (...) mais les bonnes raisons ne sont pas la raison d'Etat. La raison d'Etat c'est qu'une loi a été votée (...) dans des conditions normales et que cette loi doit s'appliquer", a-t-il insisté.

Si le gouvernement et France Télévisions commencent à sérieusement s'inquiéter de la procédure européenne, la Fédération française des télécoms, qui réunit la plupart des opérateurs concernés par cette taxe, jubile.

"Les propos de la Commissaire Européenne Viviane Redin font échos aux arguments de la Fédération, qui depuis l'origine conteste de manière constante, tant sur les plans économique que juridique, la légitimité d'une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs pour financer l'audiovisuel public", assène-t-elle.

www.zdnet.fr

Ouverture à Bamako d'une réunion régionale sur les télécommunications




Une réunion de préparation de la région Afrique à la Conférence mondiale de développement des télécommunications 2010 s'ouvre aujourd'hui à Bamako, au Mali, à l'intention de délégués gouvernementaux, représentants du secteur privé et d'organisations régionales et internationales évoluant dans ce secteur.


La rencontre sera l'occasion de faire le point sur les programmes et activités de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et d'établir le programme de travail du prochain cycle de quatre ans, indique un communiqué du ministère malien de la Communication et des Nouvelles Technologies.

Du 29 mars au 2 avril prochain, les délégués africains feront le point sur les programmes et activités de l'UIT et établiront le programme de travail du prochain cycle de quatre ans (2010-2014).

Cette réunion se tient en vue de la Conférence mondiale de développement des télécommunications, prévue à Hyrerabad, en Inde, du 24 mai au 4 juin 2010, et de la Conférence des plénipotentiaires de l'UIT à Guadalajara au Mexique du 4 au 22 octobre 2010.

Au cours de cette rencontre de Bamako, les délégués se pencheront aussi sur la 11ème session ordinaire du conseil d'administration de l'Union africaine des télécommunications (UAT).

"Au cours des deux rencontres, le groupe Afrique adoptera des positions communes sur toutes les préoccupations de l'heure dans le domaine des télécommunications", selon le ministère malien.

Les autorités maliennes profiteront de la tenue de ces réunions pour lancer la campagne pour la réélection du pays comme membre du conseil de l'UIT et de son ressortissant Hamadoun Touré au poste de secrétaire général de l'institution pour un nouveau mandat 2010-2014.

Candidat à un deuxième mandat de quatre ans, le Malien Hamadoun Touré occupe ce poste depuis 2006. A ce jour, il est l'unique candidat à sa propre succession.

L'élection au poste de secrétaire général de l'UIT aura lieu lors de la conférence des plénipotentiaires de l'organisation en octobre à Guadalajara (Mexique).

L'UAT a été créée en décembre 1977 à Addis-Abeba. Basée à Nairobi, au Kenya, l'UAT travaille à l'adoption d'une politique appropriée et d'un cadre réglementaire, à promouvoir le financement des télécommunications et des programmes pour le développement de la société africaine de l'information.

www.africanmanager.com

CD, DVD, mémoire flash...des supports numérique peu fiables ?



Selon une récente étude, les supports numériques auraient une durée de vie comprise entre 5 et 10 ans seulement, là où les constructeurs promettent en général un stockage inaltérable.


Une étude menée récemment par l'Académie des Sciences et des Technologies (qui sera officiellement publiée le 9 avril) prouverait donc la relative faiblesse des supports numériques tels que les CD, DVD, Blu-Ray, mais également les supports de stockage à mémoire flash.


Les supports numériques perdent la mémoire


Ainsi, même si la durée de vie d'un même type de support peut différer en fonction des fabricants, l'étude annonce que certains supports (notamment CD et DVD) peuvent rendre l'âme au bout d'une année seulement, et qu'au bout de 4 ans, 8% des CD/DVD testés sont purement et simplement inutilisables.


Une altération imputée au temps, mais aussi à la fragilité de ces supports puisqu'une surexposition au soleil ou une infime rayure peut parfois rendre ce dernier obsolète. De plus, la fiabilité va de paire avec la capacité de stockage, et un Blu-Ray se révèle ainsi moins fiable qu'un DVD, lui-même moins fiable qu'un CD...


Un souci qui toucherait également les supports à mémoire flash (disques durs, clés USB...) et qui poserait un problème majeur chez les particuliers (perte de données personnelles, photos, vidéos...) mais surtout chez les entreprises qui stockent énormément de données sur ces mêmes supports "à risques".


"Une importante quantité d'informations personnelles, médicales, scientifiques, techniques, administratives, etc. est ainsi en réel danger de disparition", indiquent ainsi Jean-Charles Hourcade, Franck Laloë et Erich Spitz, les trois auteurs de cette étude.


"il est nécessaire que chacun sache, s'il veut conserver à long terme une information sélectionnée, sur quel support l'inscrire. Seuls un suivi constant des données et leur migration perpétuelle permettront d'en assurer l'archivage, avec un coût d'organisation important" ajoutent-ils.


Une conservation numérique des données encore très aléatoire donc et qui reste à améliorer, à en croire les premiers éléments de ce rapport.


www.zone-numerique.com


Le Pr Cheikh Tidiane Touré rassure : Le contexte sénégalais permet la pratique de la télémédecine

Le contexte sénégalais permet, ‘de loin', la pratique de la télémédecine, selon le Professeur Cheikh Tidiane Touré, Chef de service Chirurgie de l'hôpital Aristide Le Dantec.

Le réseau de télécommunication est relativement bon, mais il y a des améliorations à apporter à ce niveau pour que cette pratique soit possible.


‘Que ce soit en téléenseignement, en téléformation, téléexpertise, téléconsultation et télésurveillance..., les conditions de l'exercice de la télémédecine sont favorables au Sénégal parce que le réseau de télécommunication est relativement bon. Seulement, il faudra procéder à quelques améliorations à ce niveau'.

Telle est la conviction du médecin-colonel Cheikh Tidiane Touré, Chef de service Chirurgie de l'hôpital Aristide Le Dantec, qui introduisait, samedi, une conférence sur le thème : ‘Télémédecine au Sénégal. Etat des lieux et perspectives'. C'était à l'occasion de la rencontre initiée par l'Amicale des anciens élèves des écoles militaires de santé (Aeems).

La télémédecine, c'est le partage de l'information médicale et de santé par le biais du système des télécommunications. Mais cela suppose la mise en place d'équipements pour la production d'images et d'informations numérisées.

Même si les équipements coûtent cher, le Pr Cheikh Tidiane Touré invite les acteurs de la santé à plus d'imagination avec des méthodes simples. ‘Il ne s'agit pas de détenir forcément du matériel lourd, mais d'essayer de mettre en place un système performant avec des moyens simples', explique le chirurgien.

Dans le cadre de la télémédecine au Sénégal, des projets sont nés de façon éparse, initiés par différents acteurs dont le Pr Cheikh Tidiane Touré. Dans le passé, des projets avaient été développés par le Professeur feu Mamadou Guèye. Ce dernier avait initié un projet de téléexpertise radiologique entre Dakar et Diourbel.

Au niveau du Centre hospitalier de Fann, un centre avait été conçu pour devenir un hub en matière de télémédecine au Sénégal. Au niveau du ministère de la Santé, un comité de pilotage de la télémédecine a été mis en place. La Direction de l'informatique de l'Etat est en train d'y travailler.

Bénéficiant de l'appui de partenaires basés en Belgique, à Strasbourg et à Toulouse, le chef de service de chirurgie de Le Dantec avait initié un projet pour faire du téléenseignement, du télémentoring et du téléapprentissage. Ainsi, pendant des années, ses étudiants ont pu bénéficier d'expertise en matière en vidéochirurgie, grâce aux équipements mis en place au niveau de son service.

En effet, des équipements de visioconférence sont installés au niveau de la salle de cours et en salle d'opération du service de chirurgie de Le Dantec. De fait, l'opérateur sénégalais pouvait ainsi communiquer avec l'expert européen par le biais de la visioconférence.

C'est à ce titre même que des modules d'apprentissage pour la pratique de la chirurgie ont été lancés pour le personnel de santé au niveau des régions. Dans sa projection, le médecin-colonel Touré a démontré qu'il était possible d'établir une connexion entre Kaffrine et Sokone et la salle de visioconférence du service de chirurgie de l'hôpital de Le Dantec.

Cette expérience, dont le projet est présentement en cours, démontre, dit-il, que la télémédecine peut même avoir un impact significatif sur la décentralisation des soins au niveau des régions qui souffrent de déficit de personnel de santé.

L'utilisation de la télémédecine permet même un encadrement à distance des maladies chroniques. ‘Dans des pays comme la Suisse ou le Canada, des systèmes d'encadrement et de surveillance ont été installés pour la prise en charge des malades chroniques comme les diabétiques et autres insuffisants rénaux par le biais d'appareillage numérisé et d'analyse biologique', explique le professeur titulaire de chaire de la Faculté de médecine de l'université de Dakar et membre de l'Académie de chirurgie de France.

Toutefois, la télémédecine affiche quelques limites. Contrairement à la médecine qui permet le contact physique entre le patient et le médecin, la télémédecine relève du virtuel. L'approche psychologique du patient fait, par conséquent, défaut.

L'amicale des anciens élèves des écoles militaires de santé (Aeems) est une association de droit civil qui rassemble des médecins, pharmaciens, chirurgiens, dentistes et vétérinaires militaires (retraités ou en activité) et d'anciens camarades ayant fréquenté les écoles militaires de santé du Sénégal, de France (Santé Navale de Bordeaux), du Maroc.

Issa NIANG

www.walf.sn

L’Etat ivoirien va céder au cours de cette année 2010, 20% de ses actions de Côte d’Ivoire Télécom à des particuliers, par appel d’offres


L'annonce a été faite le mardi 23 mars 2010, en marge de la réunion de travail entre la CGECI et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) par Mme Elisabeth Tanoa N'Gotta, directrice des opportunités d'investissement du Centre de promotion et d'investissement en Côte d'Ivoire (Cepici).


Côte d'Ivoire télécom est détenue, depuis le 3 février 1997, à 51% par France Télécom Câble et Radio qui en avait porté le capital social à 15 milliards de Fcfa.


La convention de concession signée entre l'état de Cote d'Ivoire et France Télécom octroyant le monopole de la téléphonie entre point fixe à Cote d'Ivoire Télécom pour une durée de sept ans à compter du 03 février 1997 avait été reconduite.


L'Etat ivoirien poursuit ainsi son désengagement dans ce secteur, l'un des préférés de l'investissement privé. Pour le moment on ne sait pas qui va hériter de cette ouverture mais l'annonce à l'occasion de la visite du Medef situe quelque peu sur la nationalité des potentiels bénéficiaires de cette cession de parts.


La délégation française, en effet, était forte d'une trentaine de chefs d'entreprises, comme Olivier Bouygues, Michel Roussin, Patrick Lucas... avec pour objectif de déceler des opportunités d'investissements et positionner la Côte d'Ivoire comme une destination de choix, mais aussi de capter et bénéficier des mécanismes de financement.


Depuis la signature de la convention de partenariat en 2006 qui a scellé le mariage entre les deux patronats, c'est la quatrième visite du MEDEF sur le sol ivoirien en l'espace de cinq ans.

Source :news.abidjan.net

Algérie Télécom: Panne d’Internet suite à la rupture d’un câble en fibre optique


Des milliers de personnes sont privées d'Internet depuis mercredi dernier, a-t-on appris de sources bien informées. Il semblerait qu'un câble de fibre optique a été endommagé suite à des travaux menés par une entreprise dont Algérie Télécom n'a pas révélé le nom.


Il ne s'agit pas de la première perturbation sur le réseau de l'opérateur historique, mais la nouveauté cette fois-ci est que ce dernier s'est montré intransigeant en déposant plainte contre l'entreprise qui a engendré des dégâts sur son réseau de fibre optique qui a tout de même coûté cher à AT.

"Algérie Télécom n'hésitera pas désormais à élever le ton, notamment lorsqu'il s'agit de son patrimoine. Cette nouvelle attitude invite chacun à prendre ses responsabilités", a déclaré Abdelhakim Meziani, directeur de la commination à Algérie Télécom sur les ondes de la radio nationale.

Ce sont des pertes qui se chiffrent en milliards de dinars préjudiciables pour AT qui fait face à trois énormes problèmes, à savoir le vol de câbles, les mauvais payeurs et les entreprises de travaux qui endommagent lourdement les câbles en fibre optique et autres câbles sans se soucier que c'est là un important investissement public.

www.mobilealgerie.com

Le Gabon s’oppose à la vente de la filiale locale de Zain




Le gouvernement gabonais a annoncé son opposition à la vente de la filiale locale de Zain dont le groupe est en voie d'être racheté par le géant indien Bharti Airtel, indique un communiqué officiel paru samedi dans la presse locale.


"Le gouvernement gabonais désapprouve cette opération suite à l’inobservation par Zain Gabon des dispositions réglementant l’activité des télécommunications en République Gabonaise et du non respect du cahier des charges de la licence", précise le communiqué.

Selon un responsable gabonais s'exprimant sous le couvert de l’anonymat, la licence accordée à Zain Gabon est non cessible, non transmissible et non transférable. Libreville estime que les transactions entre le groupe Zain et le groupe indien ne concernent pas la filiale gabonaise.

Pour le Gabon, "avec plus de 60% des parts de marché des mobiles en République gabonaise, toute offre d'achat de cet opérateur est de nature à déstructurer ce marché sur lequel est traité l'essentiel des communications".

En conséquence, "le gouvernement se réserve le droit, à partir de cet instant, de prendre, à titre conservatoire, toutes mesures qu'il jugera nécessaires", conclu le texte.

L'achat des actifs africains du GROUPE Zain par l'opérateur Indien BHARTI AIRTEL est évalué à 4,125 milliards de francs CFA (8, 3 milliards de dollars).Jointe par Xinhua, la direction de Zain Gabon n'a pas souhaité s'exprimer.

Leader de la téléphonie mobile au Gabon, Zain contrôle plus de 60% de ce juteux marché. Le Gabon compte 4 opérateurs de téléphonie mobile que sont Zain, Libertis, Moov et Azur.

La téléphonie mobile avec un taux de pénétration avoisinant les 80% est l'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie gabonaise.

www.afriscoop.net

Téléphonie mobile, la problématique des « One network »




Les communautés économiques africaines ont toujours prôné une libre circulation des personnes, des biens et des services afin de stimuler les échanges commerciaux, seuls gages d’un possible développement pérenne pour ces pays.


Se déplacer à l’étranger et rester virtuellement dans le réseau mobile de son pays, voila ce qu’offrent depuis quelques années certains opérateurs de téléphonie mobile africains à leurs abonnés.

L’abonné en roaming [1] peut alors recevoir ses appels entrants (Roaming IN) gratuitement et passer des appels sortants (Roaming OUT) au tarif d’une communication mobile locale ou à un tarif préférentiel.

La seule condition pour bénéficier de ce service est la présence d’une entité du groupe de l’opérateur du client visiteur dans le pays visité. Ce service est appelé « réseau unique » ou « One Network ».

D’abord lancé par Zain, puis suivi de MTN, ensuite Orange dans une moindre mesure, ces réseaux uniques permettent au client en roaming de garder son numéro d’appel, de recevoir gratuitement ses appels, sms, mms, et de recharger son crédit avec les cartes de recharge de l’opérateur visité.

L’ensemble de ces facilités permet au client de se déplacer d’un pays à un autre sans se soucier d’un possible gonflement de son budget télécom.

Dans une situation normale, pour chaque appel entrant, le client en roaming se voit facturé la réception de l’appel et ses appels sortants sont facturés comme une communication internationale. Cela se justifie économiquement car son opérateur reverse le montant correspondant au roaming à l’opérateur visité pour chaque acheminement d’appel vers cet abonné qu’il héberge sur son réseau.

Les deux opérateurs concernés, étant dans le même groupe, passent un accord pour facturer leurs clients roamers comme si ils étaient restés dans leur propre réseau. De ce fait du point de vue du client, ça semble gratuit, mais en réalité les deux opérateurs se reversent des taxes de terminaisons.

Ces « One Network » peuvent engendrer ce que l’on appel dans le milieu « les roamers éternels », ces clients qui restent de manière définitive en roaming. Prenons l’exemple d’un Guinéen abonné à Orange qui vivrait à Dakar et qui aurait le reste de sa famille en Guinée.

Il aurait plutôt tendance à acheter une carte SIM Orange à Dakar et à l’envoyer à ses parents en Guinée. De ce fait il pourra les joindre en ne payant qu’un tarif pour une communication locale en lieu et place du tarif international qu’il aurait payé s’il avait appelé sur un numéro Orange Guinée.

Ce modèle est aussi bien valable pour la guinée Bissau et pour le Mali, les autres pays concernés par le « One network » d’Orange limité aux entités du groupe SONATEL. Sur ce même modèle, MTN et ZAIN offrent mieux que Orange dans la tarification des appels sortants.

A première vue, ces « One Network » devraient pourvoir faire l’humanité grâce à leur caractère bénéfique pour les clients. Figurez vous que de plus en plus des voix se lèvent pour dénoncer la facette illégale des ces réseaux uniques.

Certaines des ces voix proviennent des régulateurs nationaux qui voient en cette initiative, faut le rappeler, prise par les opérateurs, une certaine manière pour les opérateurs de se délecter de la pression réglementaire au niveau national.

Certains opérateurs comme ORANGE juge le modèle du « One Network » pratiqué par MTN et ZAIN anticoncurrentiel car ne couvrant pas les coûts engendrés par un appel vers ou venant d’un abonné en roaming, raison pour laquelle le « One network » d’Orange opte plutôt pour un tarif préférentiel et non pour l’alignement sur la tarification locale.

Une preuve de la différence dans la démarche d’Orange, la Guinée vient d’être exclu de son « one network » en raison d’une nouvelle taxe sur les communications entrantes sur la Guinée. Orange a refusé d’endosser cette taxe supplémentaire et l’a répercuté sur le tarif de détail.

Désormais, lorsque notre guinéen vivant à Dakar appellera sur la SIM d’Orange Sénégal qu’il a envoyé à ses patents en Guinée, il devra payé le montant de la taxe fixée par le législateur guinéen, soit 60 Fcfa. Dans ce même pays, MTN maintien la gratuité des appels entrants pour un client de MTN Cote d’ivoire en visite à Conakry.

D’autres opérateurs peuvent être gêné par ces « One network » vue leur faible présence en Afrique. Prenons le cas de Tigo, présent au Sénégal et dans aucun autre pays en Afrique de l’ouest. Les spécialistes en droit de la concurrence pourraient vous expliquer aisément que d’une certaine manière le « One network » d’Orange crée une distorsion de concurrence sur le marché national du Sénégal en donnant une valeur significative à la carte SIM Orange par rapport à la carte SIM de TIGO.

Tigo subirait de ce fait une concurrence déloyale suite à une entente entre deux opérateurs, accord ayant comme effet de consolider Orange sur le marché de la téléphonie mobile au Sénégal. Ce raisonnement sera aussi valable pour MTN ou ZAIN dans les pays où ils sont en concurrence avec des opérateurs qui ne font pas parti d’un « One network ».

Les régulateurs nationaux doivent revenir sur l’idée selon laquelle ils peuvent agir sur le roaming car cette partie du marché est en dehors de leur champ de compétence. Sous d’autres cieux, les instances communautaires de régulation font des pieds et des mains pour ramener les tarifs du roaming à la baisse au bénéfice du consommateur.

En Afrique les opérateurs semblent avoir pris les devants en rendant ce roaming gratuit pour les clients appartenant au même groupe, pourquoi donc ces régulateurs devraient ils s’en offusquer ? Eux qui ont, rappelons le, en charge la régulation du secteur au profit du consommateur.

L’autre fléau qui menace le développement des « One network », c’est la prolifération rampante de décisions mettant en place une nouvelle taxe sur les communications internationales entrantes et aussi un outil de contrôle du volume de ce trafic, ce qui a pour effet de relever de manière substantielle la taxe de terminaison vers ces pays.

Cette inflation du coût de la terminaison d’appel vers ces pays (Congo Brazzaville, Guinée, ...) remet au cause le modèle économique des réseaux uniques. Je reviendrai de manière plus large sur ces États qui, inconsciemment (ou volontairement), sont entrain de ramener les tarifs des appels internationaux à la hausse.

Le modou-modou des télécoms

Source : L’Afrique des télécoms

Notes : [1] Abonné mobile qui quitte son réseau A d’un pays pour être reçu dans le réseau B d’un autre pays

Exercice 2009 : SONATEL fait un résultat net de 185 milliards dans la sous région


185 milliards de francs Cfa. C’est le résultat net réalisé par la SONATEL en 2009. Un résultat qui est en hausse de 18 % par rapport à l’exercice précédent.

Le groupe de la SONATEL est resté fidèle à la performance, durant l’exercice 2009. Selon les informations contenues dans la Lettre mensuelle de Cgf Bourse, le groupe a réalisé un résultat net de 185 milliards de francs, en hausse de 18 % par rapport à 2008.

Le chiffre d’affaires a, par ailleurs, progressé de 6,3 % et représente 563 milliards de francs. La croissance de ce chiffre d’affaires est soutenue par les activités ’mobile’ et ‘interconnexion’.

Elles ont contribué, respectivement, à hauteur de 62 % et 24 % au chiffre d’affaires global. ‘Le ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires (12,5 % entre 2007 et 2008) est causé par la conjoncture économique et l’intensification de la concurrence au Sénégal et au Mali’, explique le document spécialisé.

Le groupe, dont le capital est majoritairement détenu par France Telecom et l’Etat du Sénégal, a obtenu au cours de l’exercice passé, deux millions d’abonnés, tous segments confondus (mobile, fixe, Internet, etc.).

Ce qui porte son parc à 9,2 millions d’abonnés Orange, en progression de 27 %. ‘Dans la perspective d’une dynamique collective renforcée autour d’un nouveau projet d’entreprise, l’actionnariat salarié a été renforcé par la concession de près de 263 mille actions au personnel’, indique la Lettre mensuelle de Cgf Bourse.

Par ailleurs, le Conseil d’administration se réunit en Assemblée générale ordinaire le 7 avril pour proposer la distribution d’un dividende net de 12 150 francs par action. Les dividendes seront mis an paiement à partir du 29 avril prochain.

Khady Bakhoum

www.walf.sn

26 mars 2010

Les sénateurs adoptent une loi renforçant la vie privée des internautes


Le projet de loi évoque le droit à l'oubli sur Internet et la notion d'adresse IP personnelle. Il devra maintenant être adopté par les députés.


Les sénateurs se sont penchés sur la très sensible question de la protection de la vie privée sur Internet. Une problématique de plus en plus prégnante à l'heure de l'explosion des réseaux sociaux.

La Chambre haute a ainsi adopté un projet de loi déposé par Yves Détraigne (Alliance centriste) et Anne-Marie Escoffier (Parti radical de gauche). Ce texte "visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l'heure du numérique" met d'abord l'accent sur l'enseignement.

"Les élèves sont formés afin de développer une attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l'information disponible et d'acquérir un comportement responsable dans l'utilisation des outils interactifs, lors de leur usage des services de communication au public en ligne", peut-on lire dans le projet de loi. "

Droit à l'oubli

Il encadre également le statut juridique de l'adresse IP, un sujet hautement sensible, renforçant son caractère personnel. "Tout numéro identifiant le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne est une donnée à caractère personnel."

Le texte confirme également le rôle de la CNIL. Ainsi, toute collecte d'une adresse IP devra faire l'objet d'une autorisation préalable de la Commission nationale informatique et liberté.

Les sénateurs entendent également imposer un "correspondant informatique et libertés" dans toute "autorité publique ou organisme privé" dans laquelle au moins 100 personnes ont accès à un fichier de données personnelles.

Le droit à l'oubli est également évoqué afin de permettre aux internautes de contrôler ce qui est dit sur eux sur la toile. Le texte impose ainsi aux sites Internet d'effacer toutes les données personnelles d'un utilisateur, sur simple demande.

Les internautes devront également être mieux avertis de l'usage qui sera fait de leurs données dès l'inscription à un service en ligne.

Ce projet de loi, qui n'a pas reçu le soutien du gouvernement (loin de là) devra désormais être voté par l'Assemblé nationale. Mais rien ne dit que les députés l'adoptent dans les mêmes termes.

Si la CNIL a salué les avancées de ce texte, certains syndicats estiment qu'il est insuffisant. C'est le cas de la CFE-CGC/UNSA France Télécom - Orange.

"L'usage d'Internet, de plus en plus intégré à tous les actes du quotidien, fait de l'identité numérique un vrai sujet de société, qui nécessite davantage qu'un simple toilettage de nos lois", souligne l'association qui réclame la création d'une mission parlementaire.

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